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A Madagascar, le business clandestin des mines de saphirs

Samedi 14 Novembre 2015

Madagascar fournit 40 % de la production mondiale de saphirs. Roses, jaunes, bleues ou violettes, ces pierres sont extraites par des centaines de milliers de « creuseurs » dans des carrières illégales. Le marché est contrôlé par les Thaïlandais et les Sri-Lankais, qui achètent les gemmes à bas prix avant de les tailler et de les revendre en Asie.

A 23 kilomètres de la ville de Sakahara (sud de Madagascar), une nouvelle carrière à ciel ouvert s'est ouverte fin septembre dans le lieu-dit d'Ankiliabo. Des milliers de personnes ont afflué pour exploiter, illégalement, ce nouveau filon de saphir.

Les mineurs creusent des trous jusqu'à 15 ou 20 mètres de profondeur pour remonter la terre dans laquelle se trouve, peut-être, des pierres précieuses.

Ce secteur est le plus gros employeur du pays après l'agriculture. Près de 500 000 creuseurs font vivre leurs familles grâce au saphir, soit près de 2,5 millions de personnes.

Le gisement de Sakaraha, dans le sud-ouest de Madagascar, est l'un des plus grands du monde. De nombreux négociants se sont installés dans la ville.

Justine Randriamampionona Solonirina, 40 ans, achète les saphirs proposés directement par les mineurs et les revends aux Sri-Lankais ou aux Asiatiques basés à Ilakaka, à une heure de Sakaraha.

Un gendarme dans les rues d'Ilakaka. Pour réduire l’insécurité, les autorités ont décrété un couvre-feu à 21 heures dans cette ville.

A Ankiliabo, la terre provenant des galeries souterraines est amenée dans le fleuve voisin, le Fiherenena, où elle est tamisée par les femmes et les enfants. Ainsi apparaîtront peut-être quelques grammes de saphir.

De nombreux enfants participent à la recherche des pierres, notamment en tamisant la terre remontée du fond dans les rivières.

A Ilakaka, les "shops" des acheteurs de saphir se succèdent le long de la Nationale 7.

Dans cette mine d'Ilakaka, des mineurs creusent le sol à l'aide de pelles et de bêches. La carrière appartient à un Malgache, qui rémunère ses mineurs environ trois euros par jour.

Des acheteurs Malgaches montrent leur stock de saphir qu'ils vont revendre aux Sri-Lankais ou aux Asiatiques. Un gramme de saphir bleu de qualité de cinq carats se négocie jusqu’à 3 000 euros.

Source : LeMonde.fr

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