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A la Une : Madagascar s'enfonce dans la crise

Vendredi 31 Mai 2013

A la Une : Madagascar s'enfonce dans la crise
Le quotidien La Croix en France pose le problème : « Tout porte à croire que l’élection présidentielle malgache qui doit se tenir le 24 juillet va être une nouvelle fois repoussée, pour la deuxième fois cette année. (source : rfi.fr)

Avant-hier, mardi, la Cour électorale spéciale (CES), l’institution chargée de mettre en place cette élection, s’est prononcée en faveur de son report. Pourquoi ? Impossible, dit-elle, de trouver une solution concertée entre les différents acteurs de l’élection. Impossible aussi, ajoute la CES, de financer cette élection si les bailleurs de fonds continuent à suspendre leurs aides. »

Pour le site internet de Jeune Afrique, la Cour électorale spéciale est désormais « un arbitre discrédité ». Jeune Afrique qui rappelle que « les dernières décisions de la CES mise en place sous le régime de Transition ont provoqué l’ire d’une partie des Malgaches et de la communauté internationale. À l’origine de leur colère : la validation, à la surprise générale, de la candidature d’Andry Rajoelina début mai. Le dossier du président de la Transition avait été déposé hors délai. Lalao Ravalomanana, l’épouse de l’ex-président, et l’ancien chef d’État Didier Ratsiraka, avaient également obtenu un avis favorable, alors qu’ils ne résident pas à Madagascar depuis six mois comme l’exige la loi électorale. (…) Pour sa défense, la CES dit avoir agi dans un souci d’apaisement politique, relève Jeune Afrique. Las, depuis un mois, ses décisions n’ont fait qu’exacerber les tensions, estime le site d’information, compromettant une fois de plus la sortie de crise à Madagascar. »

Patate chaude…

La Cour électorale spéciale a donc demandé au gouvernement de statuer sur le report des élections. Celui-ci a refilé la patate chaude à la Cénit, la Commission électorale. Mais celle-ci, rappelle le quotidien malgache La Tribune, « s’était déjà déclarée incompétente sur le sujet, estimant qu’il ne lui appartient pas de décider de l’opportunité d’un aménagement quelconque du calendrier électoral. »

Bref, personne ne peut -ou ne veut- prendre de décision officielle sur ce report des élections. Et La Gazette de la Grande île, autre quotidien malgache, s’énerve : « Cette apathie, cet immobilisme général est incompréhensible. Le personnel politique, d’habitude si rapide à dénoncer le moindre écart de la classe dirigeante, est aujourd’hui aphone devant l’imbroglio au sommet du pouvoir. A preuve, un président de la Transition qui ne préside plus, un Premier ministre qui ne gouverne plus… Et c’est encore un miracle si Madagascar ne sombre pas dans le désordre. » Et La Gazette de s’interroger : « Comment expliquer l’attitude de l’intelligentsia malgache qui paraît tourner le dos aux problèmes politiques du moment ? Le fait même que la date du scrutin présidentiel ait été de nouveau reportée n’a donné lieu à aucun commentaire, notamment de la classe politique, celle qui est censée être éclairée. »

Qui plus est, souligne encore La Gazette, les abus et les détournements se poursuivent au sommet de l’Etat : « En marge des tractations en coulisse, qui nourrissent les rumeurs dans la capitale, les gabegies de toutes sortes continuent de plus belle dans divers départements ministériels. Des détournements de deniers publics sans précédent ont lieu, depuis des mois, au sein de plusieurs ministères. Ce qui n’est guère rassurant quant à l’après Transition. »

TGV montré du doigt

Blocage politique, apathie de la classe dirigeante, malversations au sommet de l’Etat… Et un seul responsable, estime le quotidien Le Pays au Burkina : Andry Rajoelina… « TGV brûle la démocratie », s’exclame le quotidien ouagalais. C’est à lui que « profite la situation », dénonce Le Pays. « Tant que les élections ne seront pas organisées, Andry Rajoelina restera en effet le président, le numéro un. (…) Rajoelina qui fait preuve d’une incapacité morbide à s’élever au-dessus de ses intérêts personnels. S’il sait toujours compter sur le soutien de l’armée, jusqu’à quand ? Se rend-il pour autant service ? Assurément, non », répond Le Pays. « Toutes les menaces et autres mises en garde venant de toutes parts ne font pas du tout frémir TGV qui continue de n’en faire qu’à sa tête, relève encore le quotidien burkinabé. Dimanche dernier, à Addis-Abeba, rappelle-t-il, la Communauté de développement d’Afrique australe est revenue à la charge en décidant de refuser tout report du scrutin car ce serait entrer dans un cycle de reports sans fin. En plus, elle a souligné que ni elle même, ni l’Union africaine, ni la communauté internationale ne reconnaîtraient les élections si Rajoelina, Ravalomanana et Ratsiraka maintenaient leur candidature. Malheureusement, dans la Grande île, tous font la sourde oreille. » Et Le Pays de s’interroger : « A quand le bout du tunnel ? »

Par Frédéric Couteau


N.R.

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