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Accès à l’eau potable, une amélioration de 6,3% entre 2010 et 2012

Mardi 4 Mars 2014

La consommation de l’eau non contrôlée, que ce soit en quantité ou en qualité, est source de plusieurs maladies et d'insatisfaction des besoins en eau.

Madagascar ambitionne de réduire de moitié, d’ici 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas accès, de façon durable, à un approvisionnement en eau potable, ni à des services d’assainissement de base.

Dans le cadre de l’atteinte des objectifs du millénaire pour le développement (OMD 7), Madagascar vise à atteindre un taux d’accès à l’eau potable de 68% et de 54% pour l’assainissement.

L’accès à l’eau potable s’avère toutefois difficile dans les régions étant donné les us et coutumes qui empêchent l’accroissement du taux d’accès, et ce malgré les efforts déployés pour la mise en place des infrastructures.

Et cette situation est aggravée par la suspension des financements déjà accordés par les partenaires techniques et financiers en raison de la crise politico-sociale frappant le pays depuis 2009.

Les travaux de l’enquête nationale pour le suivi des objectifs du millénaire pour le développement (ENSOMD) montrent que 27,7 % de la population Malagasy ont un accès à l’Eau Potable améliorée. Ce taux est plus élevé en milieu urbain (77,4 %) qu’en milieu rural (17,7 %).

L’eau du robinet plus utilisé

Quel que ce soit le type de milieu, l’utilisation de robinet/fontaine public reste le choix de la majorité de la population, sans exception de niveau de vie.

90,4 % de la population la plus pauvre à Madagascar n’ont pas accès aux sources d'approvisionnement en eau potable, améliorées. Et plus de leur moitié vont chercher de l'eau dans une rivière ou un lac et dans des sources non protégées.

Une faible proportion dans la classe sociale plus riche et tout simplement riche, ont la possibilité de s’alimenter en eau à partir du robinet dans le logement ou dans la cour. Ce résultat est probablement dû au coût d'installation, ainsi qu’aux problèmes techniques et administratifs.

L’on sait que parmi les 22 régions, 66,3 % de la population, dans la région Analamanga, utilisent des sources d'approvisionnement en eau potable, améliorées, avec 52,8 % utilisant des robinets ou fontaine publique.

Par contre, 92 % de la population dans la région Vatovavy Fitovinany n’ont pas accès aux sources d'approvisionnement en eau potable, améliorées. 72,9 % d’entre eux ont cherché de l'eau dans une rivière ou un lac, et auprès de sources non protégées.

Faible accès en milieu rural

Le taux élevé de la population Malagasy qui n’a pas encore accès aux sources d'approvisionnement en eau potable, améliorées, explique le fait que la plupart s’alimentent en eau auprès des sources d’approvisionnement, non améliorées.

Et ce cas est plus accentué en milieu rural qu’en milieu urbain. En effet, la population rurale est la première victime des maladies liées à l'eau et à l'insatisfaction des besoins en eau, en termes de quantité et de qualité de l’eau.

La population rurale ayant accès au branchement dans le logement ou dans la cour reste très faible. Une situation due probablement à la concentration de la majorité des activités de la JIRAMA dans les milieux urbains de Madagascar.

La faible proportion de la population Malagasy (27,7 %) utilisant des sources d’eau potable, améliorées, avec la disparité régionale en matière d’accès à l’Eau Potable, est probablement due à la sous exploitation des infrastructures déjà construites (cas de Vatovavy Fitovinana, Itasy, Menabe,…), ainsi qu’à l'accroissement rapide de la population, le manque de financement et l'insuffisance de suivi et d’évaluation des activités des acteurs œuvrant dans le domaine de l'eau.

Si en 2012, le taux a connu une augmentation légère de 6,3%. C’est dans les Régions Itasy, Analamanga, Sofia et Antsinanana que l’augmentation est remarquable.

Mais même si l’amélioration, dans l’ensemble, du pourcentage de la population qui a accès à l’Eau Potable améliorée, entre 2010 et 2012, a été constaté, l’analyse régionale révèle une régression du taux pour certaines régions : plus de 10 % dans les régions Amoron'I Mania, Ihorombe et Menabe ; plus de 5 % à Bongolava, Androy et Anosy ; et de l'ordre de plus de 2 % pour Vatovavy Fitovinany, Betsiboka et Analajirofo.

Le vieillissement des infrastructures d'approvisionnement en Eau Potable, ainsi que l’accroissement rapide de la population, pourront être considérés comme leur cause.

A Madagascar, il faut réduire à plus de 40 % la proportion de la population qui n’a pas accès aux sources d'approvisionnement en eau potable, améliorées, pour atteindre la cible fixée par l'OMD. À moins de consentir d’énormes efforts, l'atteinte de cette cible à réduire de moitié, d’ici à 2015, le pourcentage de la population qui n’a pas accès, de façon durable, à un approvisionnement en eau potable amélioré s’avère impossible.

(Source : http://www.orange.mg )
Vola Rasoamanana

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