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Assises en direct : "C'était un plan sexe. Il s'est fait un film, je le regrette", Diane Mistler dit tout...

Mercredi 24 Octobre 2012

Diane Mistler a fait front hier.  © M.C.
Diane Mistler a fait front hier. © M.C.
Perpignan... Moi, j'embrasse pas". Surprenante. Troublante. Déconcertante. Effrontée. Racée. Impudique. Incroyable... Aucun adjectif ne saurait coller à la peau de Diane Mistler. (source : lindependant.fr)


Cette "veuve" d'origine malgache de 45 ans déballant, sans fard, tout hier à la barre des assises des P.-O. sa vie de libertine assumée.

Et luttant contre l'accusation de 'complicité', dont elle répond en appel depuis jeudi aux côtés de Frantz Diguelman, son amant, pour l'assassinat de son mari Paul Mistler tué d'un tir du fusil-harpon et de 20 coups de couteau en 2007 à la sortie d'un club échangiste de la Grande-Motte.

"Avec eux je n'ai pas de sentiment"

"C'était un jeu", s'amuse-t-elle. Aux sentiments. Mais "un jeu dangereux". A trois. Avec une pièce maîtresse. Sans aucune règle. Et où l'on ne compte que les perdants. Diane Mistler assume. Sa flopée d'amants. Les appels et messages incessants avec eux. "932 en 2 mois". Les nuits avec ses ex. Les soirées, "rares", entre couples au domicile conjugal "pour le faire". Et ces longues années dans les clubs échangistes avec son mari, de 20 ans son aîné : "Même quand j'étais enceinte" et "1 ou 2 fois par mois". "Au départ j'étais choquée. Après je me suis dit que ce n'était pas mal. Personne ne s'occupe des autres parce que l'on est 2, 3, 4... Il n'y a pas d'histoires d'argent".

Paul Mistler rencontre alors Frantz Diguelman, l'invite "à boire un coup à la maison" et le présente à Diane. "Mon mari m'a demandé de faire quelque chose avec lui et il regardait. Ça le motivait. Ça s'est passé plusieurs fois. Après, je les laissais entre eux. Pour moi, c'était comme avec les autres. Avec eux, je n'ai pas de sentiment. Je regrette de ne pas avoir vu qu'il était amoureux à ce point".

Pourtant, Frantz Diguelman s'est éperdument pris au jeu. "Bien gentil", "prêt à n'importe quoi pour faire plaisir", "marrant", "serviable", énumère-t-elle, "et puis rien...», «trop collant", "il me suivait comme un petit toutou qui attend son maître. Je lui ai dit que c'était un plan sexe. Il s'est fait un film. Il s'est imaginé le reste. Je ne sais pas ce qui se passe dans sa tête, il n'y a que lui qui le sait. Je ne cherche rien. Je mens à ces hommes-là mais je leur dis ce qu'ils ont envie d'entendre". Comme ses petits SMS "Je t'aime avec un grand A", "Je veux être la mère de tes enfants". "Préensregistrés" et envoyés "à tout le monde". "Peut-être que c'est de ma faute s'il est devenu un peu fou.".

Frantz Diguelman serait donc le seul à y croire. A l'amour. Mais aussi, dit-il, aux atrocités, viols et abus sexuels que Diane lui aurait confié avoir subis de son mari. Car le couple, libre, n'en est pas moins agité. Les gris-gris placés sous le lit de Paul Mistler "pour être plus proche physiquement et sexuellement" laissent place aussi aux disputes et violences. Coups de poing pour elle. Griffures, morsures, coups de pied pour lui. Mais aussi aux plaintes et menaces de divorce.

"Je n'ai jamais voulu sa mort"

"Je lui ai peut-être dit que mon mari me frappait. C'est tout. Il a interprété. Mais je n'ai jamais donné d'instructions pour faire tuer mon mari. Je n'ai jamais suggéré, souhaité, voulu, commandité la mort de mon mari. Ce soir-là, les toilettes étaient trop sales au club. Je faisais une pause pipi dehors. Mon mari est parti faire chauffer la voiture. Je n'ai rien vu. Rien entendu. Je me suis approché de mon mari, il était déjà par terre. Après j'ai vu Frantz, je me suis dit qu'est-ce qu'il fout là encore celui-là ?" Pour la première fois depuis les faits, Diane Mistler le reconnaît. Elle a bien vu son amant à ce moment-là.

Dès lors, prise à défaut, la "veuve" joue. Et s'arrange avec sa vérité. Sans jamais la livrer. "Mon mari m'aimait avec mes qualités et mes défauts. Mais j'ai dit n'importe quoi au début parce que les gendarmes m'ont rabaissée, humiliée, méprisée. Menteuse, oui. Libertine, oui. Nymphomane, oui. Pute, oui. Mais ils n'ont pas le droit de me traiter comme ça. Je ne suis pas leur femme".

par Laure Moysset
N.R.

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