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Barbezieux : la trop longue attente du couple franco-malgache

Jeudi 6 Juin 2013

Barbezieux : la trop longue attente du couple franco-malgache
Lu sur le net : Clarisse, Alexandre et Lenny Verbreugh vivent à Barbezieux. Ils désespèrent de pouvoir accueillir à la maison le premier enfant de Clarisse Bloqué à Madagascar pour des raisons administratives. (source : charentelibre.fr)


Clarisse Verbreugh a deux enfants: Lenny, 5 ans, et Asmorah 8 ans. Le premier vit avec elle et son mari, Alexandre, à Barbezieux. Le second est toujours coincé à Madagascar avec interdiction de quitter cette île de l'Océan indien pour des raisons juridiques et administratives.

Une situation de plus en plus difficile à supporter pour ce couple. "Mon fils dépérit. Regardez comme il est devenu maigre. On lui avait promis qu'il pourrait nous rejoindre pour les grandes vacances. On n'a pas osé lui dire que cela ne sera pas encore possible", témoigne Clarisse Verbreugh, sa maman qui se bat avec Alexandre pour réunir toute sa famille.

Parce que les autorités françaises, aussi prudentes que pointilleuses, exigent toujours de nouveaux papiers. Elles mettent beaucoup de temps pour reconnaître la situation de ce petit garçon et désormais, elles refusent de lui délivrer un visa tant que sa situation juridique n'est pas clarifiée, en particulier l'acte de naissance d'Asmorah.

Clarisse a eu ce premier enfant avec un autre homme (qui n'a pas reconnu ce fils) et avant de rencontrer Alexandre Verbreugh à Madagascar, en 2006.

Car Clarisse est malgache. C'est sur l'île qu'elle rencontre Alexandre Verbreugh. Le jeune Francais, âgé aujourd'hui de 32 ans, a tenté sa chance sur place. "J'ai pris mon sac à dos, 10.000 € et j'ai monté un magasin de pneumatiques", dit-il. Mais les émeutes qui éclatent en 2009 décident le jeune couple à accélérer son retour en France.

Ce n'est plus une situation possible

En 2010 ils se marient à Madagascar, "en passant par le consulat pour que notre mariage soit reconnu par les autorités françaises. Nous avons un livret de famille français avec Lenny qui a la double nationalité", souligne Alexandre.

Ce dernier rentre en France en 2011, directement à Barbezieux où il a décroché un CDI comme conducteur d'engin sur le chantier de la ligne à grande vitesse. L'été dernier, sa femme et son jeune fils le rejoignent. Clarisse s'est intégrée petit à petit et trouve même des emplois en intérim.

Lenny est à l'école et parle de mieux en mieux le français. Mais Asmorah est toujours à Madagascar. "Il vit avec ma mère qui a de plus en plus de difficultés pour le garder. Ce n'est plus une situation possible", s'inquiète sa maman.

Et pourtant, Alexandre Verbreugh a reconnu ce premier enfant. Une paternité officialisée par les autorités malgaches. "Nous avons tous les papiers", explique le couple.

Mais le tribunal d'instance de Nantes, compétent pour la transcription de l'acte de naissance, a rejeté en août 2012 une première demande. En fait, la mairie de Majunga n'avait pas précisé la date de naissance: "Vers 2005", était-il inscrit. Faute de cette pièce, le regroupement familial est impossible. "Pour les Malgaches, Asmorah est français. Mais pour la France, il est Malgache". Entre-temps le couple a pu faire établir un nouveau certificat de naissance avec la bonne date. "Mais nous sommes repartis pour de longs mois d'instruction".

En attendant cette régularisation, Alexandre et Clarisse Verbreugh espéraient obtenir un visa pour leur fils. "Tôt ou tard, cela se clarifiera. Mais en attendant, on nous refuse tout visa pour mon fils" regrette Clarisse. En clair, pendant la démarche administrative, tout rapprochement est impossible. En attendant, ce couple communique via Skype une fois par semaine avec leur enfant et envoie de l'argent. Mais Clarisse le supporte de plus en plus mal. "Je vais certainement le rejoindre avec Lenny qui le réclame aussi. On partira sans doute tous les deux en août, mais je ne sais pas quand je reviendrai et quand nous pourrons être tous réunis."

Alexandre Verbreugh, de son côté, redoute cette séparation. "Mais j'ai encouragé ma femme. J'ai même fait un autre emprunt pour les frais de voyage. Vous savez, je ne fais pas partie de ces 80% de Français de plus de 70 ans qui vont à Madagascar pour ramener une jeune Malgache dans leur valise. Nous, c'est pour vivre et être heureux ensemble".

par Pascal Huord / charentelibre.fr

N.R.

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