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COI : Madagascar transmet la présidence à la France

Samedi 27 Février 2016

Hier, la cérémonie d’ouverture du Conseil des ministres de la COI a vu l’intervention des chefs de la diplomatie des Comores, de Maurice, des Seychelles et de Madagascar, du secrétaire général de la COI et du secrétaire d’État représentant le chef de la diplomatie française. Elle s’est conclue par la transmission de la présidence du Conseil des ministres à la France.

Le 31e Conseil des ministres de la Commission de l’océan Indien s’est tenu hier à l’hôtel Créolia à Saint-Denis. Luc Hallade, ambassadeur délégué à la coopération régionale dans la zone de l’océan Indien animait la cérémonie d’ouverture.

À la tribune se trouvaient Jean-Claude de l’Estrac, secrétaire général de la COI, et les chefs de délégation. Il s’agissait des ministres des Affaires étrangères des pays de notre région : Mohamed Abdoulkarim (Union des Comores), Joël Morgan (Seychelles), Etienne Sinatambou (Maurice), Béatrice Attalah (Madagascar), présidente sortante du Conseil des ministres de la COI ainsi qu’Alain Vallini, secrétaire d’État représentant le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault.

La cérémonie a commencé par l’hymne de la COI, Ensemble. Elle s’est poursuivie par la projection d’un film sur l’histoire de la COI et ses missions. Est ensuite venu le moment des discours officiels.

Place significative de l’Union européenne

Jean-Claude de l’Estrac a d’abord pris la parole. « Les Réunionnais avertis sont attachés à la COI », a-t-il dit, car ils y voient un outil pour construire leur avenir, a-t-il précisé en substance.

Le secrétaire général de la COI a énuméré les avancées depuis le précédent Conseil des ministres qui s’était tenu en mai dernier à Madagascar. Il a cité la relance de l’association des parlementaires de la COI, l’appréciation positive des élections aux Seychelles et aux Comores, la sécurité maritime, le lancement d’un programme de sécurité alimentaire régionale co-produit par la FAO tout en soulignant que « beaucoup reste à faire pour refaire de Madagascar le grenier de l’océan Indien ».

Jean-Claude de l’Estrac a rappelé que la COI avait été très active lors de la COP 21

Il est revenu sur la signature d’une déclaration commune avec l’Union européenne reconnaissant le droit à un traitement spécifique et différencié qui facilitera l’accès à des fonds pour financer l’adaptation au changement climatique.

Il indique qu’au travers de l’Alliance Vanille, le projet d’une compagnie aérienne régionale s’est imposé.

L’Union européenne a désormais une place significative. La COI bénéficie d’une enveloppe spécifique de 50 millions d’euros sur la période 2015-2020. 71 millions d’euros du Fonds européen de développement (FED) sont également mobilisés.

Jean-Claude de l’Estrac note que l’adoption définitive du statut d’observateur de la Chine préfigure un élargissement des partenariats.

La COI, c’est la solidarité et l’harmonie « nées d’un même socle historique et culturel. Nous ne sommes pas ensemble que par la géographie ».

« Sens des responsabilités et de la famille »

Mohamed Abdoulkarim, ministre des Relations extérieures de l’Union des Comores, a souligné le travail encourageant mené depuis trois décennies par la COI, œuvre d’hommes et de femmes convaincus, engagés et disponibles.

« Notre espace régional est viable », dit-il. Mais « l’océan est devenu un territoire de convoitise. Notre fragilité ne doit pas être utilisée pour neutraliser notre volonté de prospérité. Le ministre comorien a appelé à renforcer la COI, « organisation d’avenir ». Il a constaté que l’implication de la COI dans les crises à Madagascar et aux Comores a été saluée. Cela a montré le « sens des responsabilités et de la famille ».

Rendant hommage au travail accompli par Jean-Claude de l’Estrac au secrétariat général, Mohamed Abdoulkarim a indiqué que le flambeau reviendra à un ressortissant comorien. Il conclut son discours en indiquant que la présidence française peut compter sur le soutien de l’Union des Comores.

Désenclavement et tourisme

Etienne Sinatambou, ministre des Affaires étrangères de Maurice, a commencé son discours en adressant ses sincères remerciements « aux autorités françaises et au peuple réunionnais » pour la qualité de leur accueil.

Il a plaidé pour saisir les opportunités, avec le tourisme qui est « appelé à continuer sur sa belle lancée ». Les connexions Maurice-Chine y sont pour beaucoup, a-t-il précisé.

Les opérateurs économiques et les peuples de la COI pourront bénéficier du corridor aérien entre Maurice et Singapour, ainsi que des connexions vers l’Australie et l’Afrique.

La vulnérabilité et la petite taille des pays de la COI sont à l’origine d’une instabilité alimentaire. C’est pourquoi le ministre mauricien salue l’initiative de faire de Madagascar le grenier de l’océan Indien.

La sécurité maritime est un volet important, a-t-il dit, rappelant le lancement à Maurice d’une plate-forme régionale pour combattre le terrorisme.

« Le changement climatique est le plus grand défi »

Joël Morgan, ministre des Affaires étrangères des Seychelles, a tout d’abord rappelé que « la qualité de notre avenir commun dépendra de notre capacité à relever ensemble les défis ».

« Le changement climatique est le plus grand défi », a souligné le chef de la diplomatie seychelloise qui a salué l’Accord de Paris, « texte solide, ambitieux et équilibré ».

Il a également montré le poids de l’économie bleue. Le 2e sommet international sur l’Economie bleue est le second événement d’importance après la COP21, dit-il en substance. L’exemple des Seychelles dans la lutte contre le changement climatique et dans l’économie bleue pourrait être source d’inspiration.

Sur la sécurité maritime, les Seychelles ont demandé à ne ménager aucun effort contre la piraterie. Elles accueilleront d’ailleurs le centre régional opérationnel de sécurité maritime. « Le président James Michel a lancé un appel à la création d’une structure régionale pour lutter contre le trafic de drogues », a-t-il conclu.

Consolider davantage « notre esprit de solidarité et de fraternité »

Béatrice Attalah, ministre des Affaires étrangères de Madagascar et présidente sortante du Conseil des ministres de la COI, a déclaré que l’organisation demeure un géant dans la région, mais qui reste fragile. Sous sa présidence, la visibilité de la COI s’est améliorée au cours des différents sommets internationaux.

Béatrice Attalah a salué le retour du sommet de la Francophonie dans l’océan Indien, 23 ans après sa dernière session dans notre région. Il se tiendra en novembre à Madagascar. La ministre a annoncé l’ouverture prochaine à Madagascar d’un bureau de l’Organisation internationale de la Francophonie rayonnant sur l’océan Indien.

La ministre malgache a également annoncé une prochaine réunion du COMESA dans la Grande Île.

Elle a appelé à faire avancer le processus d’intégration régionale. La concrétisation du projet de sécurité alimentaire sera à réaliser au cours de la présidence qui commence.

Soulignant que « nous avons un devoir de redevabilité sociale », la ministre a salué des actions de la COI plus proches de la population.

La présidence malgache a été un événement qui a marqué le retour de Madagascar sur le devant de la scène internationale : « Madagascar retrouve chaque jour la confiance de nos partenaires »

Béatrice Attalah a appelé les États membres pour consolider davantage « notre esprit de solidarité et de fraternité ».

« Au moment où la France va prendre la présidence de notre organisation, Madagascar est fière d’avoir occupé cette tâche. Madagascar est plus forte, et d’un pas décidé nous marchons vers l’avenir. »

« Le français en partage »

Alain Vallini, secrétaire d’État français au Développement et nouveau président du Conseil des ministres de la COI, a rappelé que « nous avons le français et des valeurs en partage ». Il a aussi déclaré que cette année marque le « 30e anniversaire de l’adhésion de la France et de l’Union des Comores à la COI ».

La France est fière de sa contribution à la COI, notamment par le biais de l’Agence française de développement (AFD).

Il a ensuite cité les trois grandes orientations de la présidence française : sécurité, climat, connectivité et croissance économique. Le représentant du gouvernement français souhaite que la COI devienne un espace global de séjour et dit que son pays est « toujours heureux et fier de participer aux travaux de la COI ».

Il a décrit une France infatigable défenseur des intérêts de la COI auprès de l’Union européenne.

Après les discours, la cérémonie s’est conclue par la transmission du drapeau de la COI de Madagascar à la France. Aucun Réunionnais n’a pris la parole.

Source : Temoignages.re

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