Insolites et le-saviez-vous ?

Ce jeune Slovaque parle 19 langues couramment

Mardi 13 Octobre 2015

Il ne parle pas encore coréen mais on lui pardonne… Vladimir Skultety maîtrise 19 langues – et même 21, si on compte le latin et le chinois classique. Rencontre avec ce trentenaire slovaque, qui a presque toutes les langues dans sa poche…

Voilà l’ami idéal avec qui entreprendre un tour du monde. Il parle toutes les langues ou presque ! « Je ne parle pas encore coréen, mais je vais peut-être m’y mettre, parce que j’aime les sonorités de cette langue. Ni Suédois, mais j’ai lu récemment un livre de Stieg Larsson qui m’a donné envie d’apprendre cette langue », explique Vladimir Skultety, 32 ans.

Originaire de Kosice, la deuxième plus grande ville de Slovaquie, ce jeune homme, beau garçon et fort sympathique, parle pas moins de 19 langues différentes. « En fait j’en connais 21 mais le latin et le chinois classique sont des langues mortes, donc je ne peux pas les parler ! », précise-t-il, l’air de ne pas y toucher. De quoi donner des complexes aux Français, qui tentent, souvent laborieusement, de maîtriser l’anglais…

Trois langues à l’âge de la crèche

Vladimir comprenait déjà trois langues à l’âge des couches-culottes. « Quand j’étais petit, mes parents, tous deux slovaques, m’ont inscrit dans une crèche hongroise. » Il parlait aussi tchèque, car jusqu’à la Révolution de velours en 1993, les Slovaques étaient en contact permanent avec les deux langues, notamment par l’intermédiaire de la radio et de la télévision.

À 8 ans, il apprend l’anglais en partant tous les étés chez sa tante aux États-Unis. Ensuite, tout s’enchaîne. Des études de linguistique chinoise à Prague, une expatriation de cinq ans à Taïwan et, plus récemment, l’apprentissage du mandarin, la langue la plus difficile à ses yeux. « Les Chinois utilisent des expressions avec des noms d’objets anciens que nous ne connaissons pas en Europe ! »

Le français pour comprendre MC Solaar

Au passage, il apprend le français. Pourquoi donc s’être attaqué à la langue de Molière ? « Des amis m’ont fait écouter MC Solaar et j’ai voulu comprendre ses rimes », répond-il tout bonnement. Il s’exprime d’ailleurs dans un bon français, ponctué de petites fautes de grammaire, sans importance, et avec un bon accent.

Et le portugais ? « J’ai appris le portugais du Brésil parce que j’aime le sourire des Brésiliens, leur musique, leur nature et parce que j’aimerais vivre un jour là-bas. » Et le russe ? « Parce que je me sens bien quand je le parle. » Sans oublier l’allemand, l’italien l’espagnol, le farsi (le persan d’Iran, sa langue préférée), le serbe, le polonais, le roumain, le néerlandais, le japonais, le cantonais… La liste donne le tournis.

À croire que l’acquisition de nouveaux langages est devenue une drogue. « Cela vous enrichit tellement. Le langage vous permet de communiquer mais pas seulement, de vous intégrer dans le pays, de comprendre sa culture. » À chaque langue ses tics verbaux, ses expressions, ses mimiques, ses registres de langage. « Quand je parle chinois, italien ou allemand, ma personnalité change quelque peu pour m’adapter à mon interlocuteur. Avec un Asiatique, je veille à ne pas en dire trop ni pas assez pour ne pas le brusquer. »

« Il faut être passionné »

Sur son blog Foreverastudent.com, Vladimir distille ses trucs et astuces pour apprendre ne serait-ce qu’une langue étrangère. « Il n’y a pas de secret, il faut être passionné. Vous devez avoir une bonne raison d’apprendre cette langue et ressentir une émotion quand vous la parlez. » Et plus concrètement ? « Il faut se parler à soi-même dans ces langues, comme un monologue. Il faut travailler dur, avoir de bonnes conditions d’apprentissage et un peu de talent. »

Quant à parler avec un bon accent, c’est une autre paire de manches. « C’est assez complexe. Il faut une bonne grammaire, une bonne maîtrise de la syntaxe, connaître sur le bout des doigts les expressions idiomatiques et ne commettre aucune des fautes que les étrangers font régulièrement… »

Aujourd’hui, Vladimir est interprète en slovaque, chinois et anglais. Il nous répond d’ailleurs de New York où il donne une conférence sur le polyglottisme. Mais il aimerait à terme devenir diplomate, dans la suite logique de son master en relations internationales.

Histoire de nous décomplexer, le jeune homme précise qu’il « oublie très vite une langue s’il ne la pratique pas régulièrement ». Ouf ! « Mais, poursuit-il, au bout d’une semaine ou deux, cela revient. » Vraiment ?!

Source : ouest-france.fr

Alerte Infos | Insolites et le-saviez-vous ? | Interviews | Communiqués | Photos galeries | Bons plans | Questions-Réponses | Vaovaom-piangonana | Recettes malgaches | Tout sur Air Madagascar | Contact | Chronique | Misy raha ao | Voyages, Tourisme à Madagascar | Mada en 1 clin d'oeil | Lu sur le Net | Codes promos | Mada infos régions | Soirées | Tv Gasy | Web radio | Vos agendas soirées et événements ici ! | Courrier des femmes | PPN | A la une | APFMada : Association "Agir pour les femmes à Madagascar" | Journal Télévisé RTA - Madaplus | Associations | Sponsors et partenaires du Big Mada White - Nuit Blanche 2016 | Retrouvez : infos et Communiqués Air Madagascar