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Conseil du gouvernement : la campagne éléctorale ouverte aux maires

Jeudi 18 Avril 2013

Conseil du gouvernement : la campagne éléctorale ouverte aux maires
L'Exécutif autorise les maires à participer à la campagne électorale, après avoir songé au contraire. Il permet aux ministres d'assister aux meetings sans leur accorder un temps de parole. (source : lexpressmada.com)

Le gouver­nement fait machine arrière. Il exclut de la liste de ceux qui ne peuvent pas prendre part à la campagne électorale les maires, contrairement au projet de décret sur les fonctionnaires d'autorité civile ou militaires et l'autorité politique.

« Les maires sont autorisés à participer à la campagne électorale », a indiqué Elia Ravelomanantsoa, ministre de la Culture et du patrimoine, porte-parole du gouvernement, hier. Elle donne un détail important du décret fixant les autorités politiques, les fonctionnaires d’autorité civile ou militaire pendant les périodes de campagne électorale, adopté lors du conseil du gouvernement à Mahazoarivo.

Le décret confirme l'interdiction pour les chefs d'institution, les chefs de région, les présidents de délégation spéciale (PDS), au-delà des catégories habituelles comme les forces de l'ordre et les chefs de cour et de juridiction. En revanche, les ministres s'octroient une exception sur la possibilité d'assister aux meetings politiques sans pour autant pouvoir prendre la parole.

Avec ce décret, le conseil du gouvernement élargit le cercle des fonctionnaires d'autorités et celui de l'autorité politique. Il inclut dans le texte les secrétaires généraux, les directeurs généraux, directeurs des minis­tères, de la Vice-Primature, de la Primature et de la Présidence de la Transition ainsi que les directeurs régionaux et interrégionaux des ministères. Les ministres peuvent assister à la campagne électorale mais n'ont pas le droit de s'exprimer. Ils n'ont pas non plus le droit d'utiliser la puissance publique durant la propagande.

Le projet de texte avait listé les maires dans la catégorie de l'autorité politique pour assurer la neutralité de l'administration, prévue par la Feuille de route. Mais le conseil du gouvernement vient de ménager les maires, tout comme les parlementaires. Il évite de s'exprimer sur le cas de l'autorité religieuse, pourtant stipulée par le code électoral. « Les maires sont des élus, les seuls en exercice. Pour ce qui est des mem­bres du Congrès et du Conseil supérieur de la Transition (CST), ils ont été désignés et on s'est posé des questions : ils ont autorité sur qui », explique le porte-parole du gouvernement.

Atout non négligeable

Mais derrière l'explication officielle, l'enjeu autour du rôle des édiles apportent un autre éclairage sur le choix du gouvernement, composé d'hommes politiques issus des mouvances politiques. Plusieurs candidats s'arrachent les 1 549 maires, couvrant l'ensemble du territoire, pour faire partie de leur équipe de campagne. Ces derniers ont l'avantage de connaître le terrain et leur statut d'élu leur octroie un atout non-négligeable pour servir de relais pour les candidats aux différentes élections.

Un maire dans la région du Vakinankaratra est « conscient » de l'intérêt des candidats à l'endroit des élus locaux. « Les maires, qui disposent d'une base politique, sont capables de se fondre dans une stratégie électorale pour convaincre l'opinion », témoigne-t-il.

Le décret fixant la liste des fonctionnaires d'autorité et celle de l'autorité politique ouvre le débat sur la question de neutralité exigée par la Feuille de route en vue des élections. L'Exécutif préfère également ne pas réglementer la période précédant la campagne électorale qui permet à certains candidats d'user de la puissance publique pour manœuvrer, biaisant le principe de la neutralité de l'administration. Florent Rakotoarisoa, ministre de l'Intérieur, avait indiqué la pratique universelle concernant l'absence de texte régissant la période de précampagne.

Un parlementaire issu de l'Espace de concertation politique (Escopol) se souvient de la proposition de son entité pour remédier à cette situation. « Nous avons suggéré l'extension de la période de propagande à six mois lors de l'examen du projet de loi sur le projet de code électoral. Lors des travaux de commission au Parlement durant l'examen du projet de code électoral, cela aurait pu pallier l'absence de texte concernant la précampagne qui, malheureusement, permet aux autorités de jouir des puissances publiques. Mais celle-ci n'a pas été retenue », regrette-t-il.
Iloniaina Alain
N.R.

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