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Cyclone Haruna : le témoignage poignant d'une victime

Vendredi 1 Mars 2013

Cyclone Haruna : le témoignage poignant d'une victime
« Ma seule chance, c’est que ma maison était en briques. Car ces briques, c’est tout ce qu’il me reste. Quelques morceaux de pierres gorgées d’eau, ma vie et mon enfant. Voilà mes seules richesses. (source : lescandaleuxmag.fr)

C’est énorme et très peu à la fois. Je ne réalise pas encore que l’œuvre de toute ma vie s’en est allée avec l’eau ; pour le moment, mes pensées vont à mes voisins, mes amis, tous ceux qui ont perdu un parent, un enfant, quelqu’un de proche. C’est un drame comme jamais je n’en n’ai connu depuis que j’habite Madagascar ».

Voilà le témoignage d’Ali, un jeune Malgache d’origine indienne qui réside, ou résidait à Toliary, une ville du Sud-Ouest de l’île. Haruna a en effet eu des effets particulièrement dévastateurs : le bilan, qui n’a de cesse de s’alourdir, est déjà fort peu réjouissant. 13 personnes sont mortes, 17 000 personnes ont été victimes de l’ouragan, et 15 000 foyers ont été détruits. Le cyclone, d’une intensité pourtant moyenne, a frappé une population fragile : retour sur la situation économique du pays.

Madagascar fait partie des pays les plus pauvres du monde. En effet, avec un PIB par habitant de 780$, le pays se classe 12ème parmi les pays les plus pauvres du monde. A fins de comparaison, le triste leader de ce classement est la Sierra Leone, avec un PIB de 500$ par habitant. La lèpre, le choléra, la poliomyélite sont autant de maladies qui frappent encore l’île, alors même qu’elles ont été, à moindre coût, éradiquées des pays de l’Ouest.

Le choléra constitue la plus grande menace qui guette les rescapés du cyclone Haruna : ces derniers sont dans une situation critique de manque en eau potable ; et c’est précisément l’eau qui est le premier vecteur de cette maladie souvent mortelle lorsqu’elle n’est pas soignée à temps, ou lorsque les moyens médicaux sont insuffisants.

Action contre la faim intervient en ce moment dans le Sud-Ouest de l’île, avec une priorité : fournir de l’eau potable aux habitants. En plus de l’évidence vitale qu’est le besoin de tout homme en eau potable, il est fondamental d’enrayer l’épidémie de choléra qui pourrait potentiellement frapper l’île.

Selim Boudhabhay
N.R.

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