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DJ Shaani, du talent à revendre

Mardi 29 Janvier 2013

Shaani et Bob Sinclar (photo : shaanimusic.online.fr)
Shaani et Bob Sinclar (photo : shaanimusic.online.fr)
Lu sur le net : « Originale, créative et multi-talentueuse », c’est ce qu’on pourrait qualifier cette « Djette » qui évolue en France, essentiellement à Paris.

Shaani, Djette malgache (Photo: shaanimusic.online.fr)
Shaani, Djette malgache (Photo: shaanimusic.online.fr)
Auteur compositeur et non moins chanteuse, elle a toutefois trouvé sa voie dans le monde de l’animation c'est-à-dire dans un monde généralement composé d’hommes à savoir celui de DJ. Par ailleurs, elle est également réalisatrice de clips et non moins danseuse. Mais avant tout, Shaani est une malgache et compte bien marque cela à Madagascar durant un grand événement cette année. Portrait !

Qui est-elle au juste ?

« Je viens d’une famille d’élites et d’élitistes. J’ai grandi dans un environnement, où les études étaient une valeur, et la musique, une passion commune mais ne pouvant être envisagée comme un métier. Il était donc assez logique que je fasse des études supérieures dans un autre domaine que la musique. De plus, j’ai été consciente très jeune qu’en vivre serait aléatoire et qu’il fallait prévoir un plan B. Mais tout au fond de moi, j’ai su dès l’âge de 3 ou 4 ans que la musique ferait partie intégrale de ma vie » affirme-t-elle sans complexe. En effet, fille d’un enseignant chercheur et d’une journaliste, professeur d’anglais, Shaani a obtenu son bac S avec mention. Elle a ensuite poursuivi ses études en Angleterre où elle y a dégoté un master en commerce.


Quel genre de musique l’anime ?

Depuis sa plus tendre enfance, sa famille la berce dans des sonorités diverses et variées tels que la soul, le gospel, le jazz, la funk, le disco, la pop, la folk-music mais aussi la musique classique. Plus tard, elle découvrira deux mondes diamétralement opposés : le hip-hop/r’n’b et l’electro. Cette diversité contribuera à sa large culture musicale et à la construction d’une personnalité aux influences multiples, lui permettant ainsi de se créer son propre univers. Par ailleurs, elle s’est déjà amusée à composer quelques sons sur le clavier familial alors qu’elle n’avait que 13 ans.

Bref parcours de ses débuts

C’est en 2003 que le public français fait sa connaissance en tant que chanteuse interprète avec quelques reprises classiques de r’n’b comme des chansons d’Aaliyah ou encore de R.Kelly. En 2004, elle commence à dévoiler ses propres compositions sur le site de KoolSaina.com dont les trois premiers titres « Liar », « Dream about me and you » et « What if ». Plus tard, elle présentera « Apocalypse » (musique électro). Mais ces titres n’ont jamais été commercialisés. Toutefois, c’est en 2005 qu’elle se voit conquérir les grandes distributions comme FNAC avec un morceau coécrit avec le collectif Ultime Espoir, originaire de Poitou Charente. Cette même année, on la voit aux platines du « Réveillon DJ » à Draveil dans l’Essonne. A ce stade, le deejaying n’était encore qu’un simple hobby.


Shaani, Djette malgache (Photo: shaanimusic.online.fr)
Shaani, Djette malgache (Photo: shaanimusic.online.fr)
Perfectionniste ?

Non satisfaite de ces exploits, elle a continué ses études dans le domaine de la musique. En 2006, Shaani sort diplômée de la prestigieuse Shcool of Audio Engineering (SAE). Entre temps elle a notamment animé la soirée en tant que « Djette », de l’anniversaire de KoolSaina. Puis en 2007, elle est engagée par la maison de disque Wagram qui produira son second album intitulé « Gage » (initialement programmé pour être produit par Corneille). Par ailleurs, elle obtient un autre diplôme, celui de Licence en management de la musique (économie et gestion). Et trois ans après avoir fait découvrir ses premières compositions, Shaani sort « Shaani donne la couleur ». « En studio, je fais tout moi-même. Je compose tout de A à Z. J’écris les paroles, je pose ma voix et je mixe le tout. Je suis un brin perfectionniste, limite maniaque. Je tiens à ce que le résultat soit conforme à mes attentes et je prends le temps qu’il faut pour y arriver. Ceci explique aussi pourquoi j’ai sorti peu de titres jusqu’ici, sans compter le fait que je suis une hyperactive et que je fais 36 choses à la fois », a-t-elle révélé.

Les travaux portent leurs fruits

La carrière de Shaani commence à avoir le l’ampleur à partir de 2009 quand elle sort « The Day » dont elle réalise elle-même le clip. Balancé sur YouTube, ce clip a été accueilli comme une véritable révélation « Je voulais quelque chose de très symbolique, pour dire les choses sans les dire. Au téléspectateur de découvrir ce qu’est cette lumière que je tiens dans mes mains, et qui se balade dans les nuages et l’espace. C’est aussi ça un artiste. », a-t-elle souligné.

« Parallèlement, elle est aussi connue pour être la seule DJ d’origine malgache officiant dans un milieu largement dominé par les hommes. Des organisateurs la sollicitent pour mixer à leurs soirées en région parisienne. Elle joue ainsi au Monstre, au 2 Steps Café, au Privacy Lounge, au Move… Elle prend plaisir à jouer en club, mais n’envisage pas encore d’en faire un métier » lit-on dans son site officiel.


Après la sortie d’un autre titre intitulé « Eo anilanao » (près de toi), des promoteurs commencent à avoir l’œil sur elle grâce à ses démos, toujours sur « YouTube ». Dès lors, elle commence à assurer des dates un peu partout en France (L’Etage à Paris, le Point Come à Nantes, le Parc des Expos à Toulouse, les Fées Mères à Châteaudun, le Noir & Blanc à la Baule, etc…) mais aussi à l’étranger (le Diamond’s Club à Genève, le Neptune à Toamasina, Madagascar, l’Atlantic Palace au Maroc, etc…).


Shaani remporte notamment, en 2011, un concours de DJ, organisé par la radio NRJ, dont le lauréat assurera la première partie du concert de Bob Sinclar et Big Ali. Elle a su l’emporter haut la main devant 200 concurrents. Elle assure sa prestation avec brio devant 8 000 spectateurs. Depuis, elle confirme sa place en jouant avec les meilleurs DJ du monde dont DJ Daddy K et Greg Cerrone au BE in Festival en Belgique. « Bien que le deejaying soit aujourd’hui accessible à presque tout le monde, ceux qui ont à la fois une bonne maîtrise technique et l’oreille musicale restent rares. Et c’est là toute la différence… », a-t-elle confié. A ce rythme, elle ne tardera pas à jouer avec le plus prestigieux DJ français, David Guetta.

Ses projets pour Madagascar ?

Cette année, Shaani avec l’aide d’un partenaire malgache, projette de se produire à Madagascar. Dans ce dessein, un grand concert au Palais des Sports est prévu. Par ailleurs, elle projette également l’inauguration des abris de refuge anti cyclonique sur Maroantsetra, des abris de refuge qui durant les périodes sèches serviront de sites culturels dans les régions, alors que durant les périodes cycloniques ces abris permettront de sauver des vies et abriter les nécessiteux. Il est à noter que ce projet est encore en phase de gestation.

Recueillis par Faly Rajaonarison / source : orange.mg


N.R.

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