Alerte Infos

EDGARD RAZAFINDRAVAHY S’ADRESSE A LA DIASPORA

Lundi 14 Octobre 2013

EDGARD RAZAFINDRAVAHY S’ADRESSE A LA DIASPORA
Mes chers compatriotes de l’étranger,
Depuis l’indépendance, la pauvreté a gagné davantage de terrain. En 2013, le taux de pauvreté à Madagascar va dépasser les 90%. C’est un niveau insupportable.

Par ailleurs, la crise politique cyclique a dégradé l’économie entraînant de fait une dépendance aux financements extérieurs. En dépit des financements des bailleurs de fonds et leur allocation dans les secteurs sociaux, le nombre d’enfants non scolarisés a augmenté de 500.000 depuis 2009. La perte de recettes publiques de l’Etat, due à une faible croissance au cours des quatre dernières années nous a également privé de ressources financières non-négligeables. C’est dire l’immensité de la tâche qui nous attend.

Notre cheval de bataille, c’est l’éducation. Ce sera la priorité des priorités car il ne pourra y avoir de développement durable sans une nation éduquée, sans un capital humain revalorisé. Notre défi sera d’envoyer tous les enfants malgaches à l’école en leur donnant les moyens nécessaires. Nous investirons dans les infrastructures scolaires. La mise en place de cantines scolaires, d’infirmeries visera à alléger les dépenses scolaires des parents.

A court terme, nous entendons stimuler notre croissance par une politique budgétaire expansionniste. Un secteur sera priorisé : le tourisme. Le secteur touristique a en effet un potentiel considérable. Il est d’ores et déjà l’un des principaux pourvoyeurs de devises du pays. En même temps, il est générateur de beaucoup d’emplois. Une redynamisation de la destination Madagascar est donc envisagée. La mise en valeur des potentialités locales rendra la population locale bénéficiaire directe du tourisme culturel. Dans le même temps, je lutterai contre les effets pervers du tourisme et j’accorderai une attention particulière au droit des enfants. Je réitère encore qu’il sera obligatoire d’envoyer nos enfants à l’école.

La politique expansionniste passera également par des investissements conséquents dans la création d’infrastructures physiques. Des mesures spéciales vont être prises afin de résoudre les problèmes d’infrastructures reliés au secteur du tourisme, permettant ainsi de désenclaver les zones touristiques potentielles. De même, les partenariats publics-privés seront priorisés afin de réhabiliter les réseaux routiers, ferroviaires ou fluviaux reliant les zones.

Partant du constat que 40% du budget de l’Etat provient de ressources financières extérieures, que l’épargne domestique est quasi inexistant et que le taux de pression fiscale est seulement de l’ordre de 10%, la stratégie budgétaire ci-dessus est conditionnée par un engagement à une gestion transparente et par l’instauration d’un climat des affaires propice aux allocations de ces ressources publiques, qui rappelons-le, dépendent en grande partie des financements extérieurs.

Un environnement propice sera instauré en mettant fin à l’insécurité, et cela sera atteint en dotant les forces de l’ordre de matériels adéquats et performants et en promulguant une loi stricte sur la détention des armes. Toutes barrières ne leur permettant pas d’accomplir leur mission en tant que garants de la sécurité seront identifiées et enlevées. Parallèlement, je serai toujours en faveur des DINAM-POKONOLONA et ANDRIMASOM –POKONOLONA.

Dans un deuxième temps, sur le moyen terme, l’Etat pourra compter sur l’essor du secteur privé pour soutenir le développement déjà initié. Comme moteur de croissance, nous comptons en particulier sur le déploiement de l’agri-business avec l’aménagement des espaces ruraux en des centres agro-alimentaires intégrés avec l’industrie et le commerce.

Mais il ne pourra pas y avoir de développement sans un Etat de droit impartial et efficient favorisant une bonne gouvernance dans tous les secteurs. Une réforme du secteur public sera donc nécessaire. Cet Etat de droit va de pair avec la garantie d’une stabilité politique ainsi que la lutte contre la corruption. Nous avons le projet d’instaurer des tribunaux communautaires afin de rendre plus transparentes les affaires judiciaires. La participation citoyenne effective sera ainsi mise en avant.

C’est avec cette vision bien déterminée qu’on va sortir ensemble Madagascar de la pauvreté extrême. Et en travaillant ensemble, on instaurera le vrai changement. Madagascar connaîtra des progrès tangibles dans les domaines de la santé et des infrastructures reliées, des mines et des hydrocarbures, de l’aménagement du territoire et du développement des PME.

Bien évidemment, notre stratégie de développement ne peut se réaliser qu’avec la collaboration des bailleurs de fonds internationaux. Madagascar sera un pays ouvert au monde extérieur tout en respectant la souveraineté nationale. Priorisons le « dialogue » entre les gouvernants et les gouvernés. Veillons à ce que le programme de lutte contre la pauvreté répond aux attentes de la Communauté locale. Adoptons une culture de performance, visant des résultats ambitieux.

Dans tout cela, quelle est la place de la diaspora ? Dans notre projet, elle joue un rôle moteur. En clair, le pays a besoin de vous, j’ai besoin de vous. Je sais à quel point, vous êtes attentifs à ce qui se passe au pays. Je vous propose d’être un acteur de notre développement. Comment ? Tout d’abord, en étant l’ambassadeur de notre pays, là où vous êtes. Qui mieux que vous peut mettre en avant Madagascar à l’étranger ? On a besoin de relancer et de développer le tourisme qui comme je l’indique ci-dessus est générateur, à court terme, de devises et d’emplois. Notre croissance passera également par le développement des investissements étrangers. Là encore, vous êtes les mieux placés pour convaincre amis, connaissances d’investir à Madagascar. Mieux encore, si vous donnez l’exemple. Pour encourager votre implication, nous avons dans notre projet prévu la mise en place de fonds d’investissement dédiés et négociés sur le principe de l’effet de levier avec des bailleurs de fonds. Enfin, mettez à disposition du pays vos divers talents : les besoins de formations sont immenses dans tous les domaines, il en va de même des demandes de conseils, d’encadrement ou encore d’innovation…

Le développement durable de Madagascar n’attend que notre engagement. C’est mon devoir mais aussi le votre de conduire notre pays vers la croissance.

Que Dieu nous bénisse !

Edgard Razafindravahy
C. R.

Nouveau commentaire :

Alerte Infos | Insolites et le-saviez-vous ? | Interviews | Communiqués | Photos galeries | Bons plans | Questions-Réponses | Vaovaom-piangonana | Recettes malgaches | Tout sur Air Madagascar | Contact | Chronique | Misy raha ao | Voyages, Tourisme à Madagascar | Mada en 1 clin d'oeil | Lu sur le Net | Codes promos | Mada infos régions | Soirées | Tv Gasy | Web radio | Vos agendas soirées et événements ici ! | Courrier des femmes | PPN | A la une | APFMada : Association "Agir pour les femmes à Madagascar" | Journal Télévisé RTA - Madaplus | Associations | Sponsors et partenaires du Big Mada White - Nuit Blanche 2016 | Retrouvez : infos et Communiqués Air Madagascar