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Education : les fillettes déscolarisées après le primaire

Lundi 14 Mars 2011

Les femmes dans l’enseignement (ici des maîtresses de classe)...
Les femmes dans l’enseignement (ici des maîtresses de classe)...
A l’occasion de la Journée internationale de la femme célébrée le 8 mars dernier, le Directeur des Ressources Humaines du Ministère de l’Education Nationale, Ranaivoson Sahondra Olga a adressé ses félicitations aux femmes dans l’enseignement.

Elle a par ailleurs relevé la nécessité de se soutenir, dans cette profession délicate d’éducatrice. Ranaivoson Sahondra Olga a également noté que la déscolarisation des fillettes constitue encore un des problèmes auxquels Madagascar est confronté en termes d’égalité femme – homme ou genre. Des efforts doivent effectivement être menés de manière vigoureuse, car les femmes constituent 50% de la population.

L’étude « Baromètre de la SADC sur le genre et le développement 2010 » signale effectivement, en ce qui concerne l’éducation, que sur 4 300 000 enfants malgaches inscrits au niveau primaire, 49% sont constitués par des fillettes et 51% sont des garçons. Cette proportion se maintient jusqu’à l’Université sur 169 000 étudiants inscrits, avec un effectif de 763 000 élèves au niveau secondaire. Ces données du Ministère de l’Education Nationale datent des années scolaires 2007 – 2008 et 2008 – 2009. Concernant la Formation Professionnelle , les statistiques mentionnent 38% de femmes y accédant contre 62% d’hommes, sur un effectif total de 32 000 étudiants.

Extrait du document « Baromètre de la SADC sur le genre et le développement 2010 »
« Les taux d'inscription des filles et des garçons semblent de premier abord quasi-équivalents, du moins au niveau de l'enseignement général puisqu'ils tournent autour de 50% avec un léger désavantage pour les filles (environ 49% pour les filles contre 51% pour les garçons). Ces écarts semblent être négligeables mais deviennent significatifs si l'on considère que dans la population de la même tranche d'âge et durant la même période (2001-2007), les filles présentaient une proportion plus importante (50,4%) (INSTAT/DDS). Par contre, dès que les chiffres sont désagrégés par région, des disparités importantes ressortent en défaveur de l'un ou de l'autre sexe mais le plus souvent au détriment des filles.

Il faut également souligner que l'écart entre les taux d'inscription des filles et des garçons dans le secondaire est assez important (quatre points de différence). En fait, une grande majorité de parents écarte dans leurs perspectives le fait que les filles puissent continuer et réussir dans le domaine scolaire: ils les voient à peine finir leur cycle primaire (UNICEF/MENRS 2008). Cet écart est encore plus accentué pour les inscriptions dans les enseignements techniques et les formations professionnelles puisque les taux des filles sont particulièrement bas par rapport à ceux des garçons (38% contre 62%). Parallèlement, il ressort que les taux d'abandon des filles sont nettement supérieurs que ceux des garçons. Le mariage reste la raison fondamentale sous-tendant les attentes limitées des parents sur le plan de la scolarisation de la fille, celle-ci étant destinée «par nature», à être une maîtresse de maison (UNICEF/MENRS 2008).

Dans certaines régions, ceci est conforté par les us et coutumes où le mariage arrangé ou incité par les parents est une pratique courante, y compris pour les jeunes filles mineures en cours de scolarisation (le plus souvent en primaire, vers l'âge de 13 à 15 ans). Pour preuve, le 'moletry' (donation de zébus et d'une somme d'argent octroyée par les parents du prétendant aux parents de la fille demandée en mariage) constitue un élément déterminant du mariage et serait plus conséquent si la jeune fille demandée en mariage est en cours de scolarité. La survie de ces pratiques traditionnelles constitue un facteur favorisant le mariage précoce des filles et de ce fait, leur retrait de l'école (ministère de la Justice /UNDP 2007). L'abandon scolaire est également stimulé par le développement du tourisme, lequel peut pousser les jeunes filles à se lancer dans le travail sexuel et à abandonner l'école, ou par la prolifération des activités informelles à faible productivité, exercées par la population défavorisée (BIT/IPEC 2002). De la même source, on note que la facilité des conditions d'embauche au sein des zones franches attirerait beaucoup de jeunes issus de couches défavorisées, incitant ces derniers à abandonner l'école ».
N.R.

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