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Fidisoa Ramanahadray ou le grand manitou de SAR'nao

Jeudi 8 Novembre 2012

Fidisoa Ramanahadray
Fidisoa Ramanahadray
Le « Mois de la photo SAR'nao », édition 2012, s'est ouvert lundi 6 novembre par le vernissage d'une belle exposition au Le Louvre Antaninarenina. (source : orange.mg)

Une occasion de mettre la photographie sous le feu des projecteurs, à travers un entretien avec Fidisoa Ramanahadray, le grand manitou de SAR'nao, et non moins photographe de renom.

Bonjour Fidisoa. Le « Mois de la photo SAR'nao », c'est reparti pour un tour …
Bonjour. Le « Mois de la photo SAR'nao » c'est d'abord le rendez-vous traditionnel des photographes, de ceux qui aiment la photographie, des passionnés, de tout le monde. Historiquement, le « Mois de la photo » existe depuis bien longtemps. Puis, après un petit état d'hibernation, c'est la biennale Photoana qui lui a succédé. En 2010, SAR'nao a repris le concept initial, et c'est la naissance de « Mois de la photo SAR'nao ». A travers les éditions de « Mois de la photo SAR'nao », nous essayons de toujours mettre en avant les particularités de Madagascar, ce qui rend notre pays unique. C'est pour cela que l'an dernier, nous avions choisi le Nepenthes comme emblème de l'édition, une espèce endémique de Madagascar. Ne l'oublions pas, la culture est le reflet d'un pays. A nous de faire en sorte que les autres pays s'intéressent à nous, à notre pays.

A quoi devra s'attendre le public pour cette édition, comparé aux éditions précédentes ?
Le « Mois de la photo SAR'nao » c'est aussi un tremplin pour les jeunes, une façon d'encourager les gens à prendre des photos. L'édition 2012 se démarque un peu des précédentes années, car cette fois, d'autres volets ont été rajoutés. Je citerai par exemple les renforcements de capacité, la rando-photo éducative et la résidence itinérante. L'objectif de cette année étant d'ouvrir la photographie à tous, afin que ca ne reste pas une manifestation uniquement dédiée aux photographes. Par ailleurs, aujourd'hui, la technologie a évolué, et les gens ne sortent leurs appareils que pour les grandes occasions. En revanche, le téléphone mobile, c'est devenu un objet essentiel au quotidien de chacun. Et ce qui est bien, c'est que les téléphones d'aujourd'hui sont équipés d'appareil photo. Ce qui permet de prendre des photos au vif, dans des conditions que l'on n'imagine pas forcément. Raison par laquelle cette année, nous avons créé un concours dédié, le « phone photo ».

Vous semblez accorder une importance particulière à la jeunesse, la nouvelle génération.
Cela fait des années que je suis dans la photographie, et j'aimerai attirer l'attention des jeunes sur certains points. Aujourd'hui, le fait est qu'il y a des jeunes qui possèdent un appareil photo, qui ont acquis quelques notions techniques, ou pas. Avec cela en main, ils se déclarent être photographe, et estiment maitriser l'art de la photographie. Je ne vous le cache pas, ca fait 22 ans que je suis dans la photographie, mais je ne cesse pas d'apprendre, jusqu'à maintenant. Ca n'a rien de honteux d'apprendre, de se dire qu'il y a encore des choses qu'on ne sait pas, qu'on ne maitrise pas. A partir du moment où vous en avez honte, vous n'évoluerez pas. J'incite vraiment les passionnés, ceux qui veulent s'essayer à la photographier, à rejoindre les plateformes d'échanges sur la photographie, à participer aux divers ateliers. Et partagez votre passion.

Mais quelle place pour Madagascar dans le concert des nations, en matière de photo ?
Vous savez, il y a de plus en plus de photographes à Madagascar, mais aussi de plus en plus de lauréats. J'en ai croisé quelques uns dernièrement, des photographes malgaches qui ont été récompensés en Australie, d'autres qui viennent de faire un reportage photographique aux Seychelles et a gagné 8000 euros au passage en gagnant un prix. Mais ce que je déplore c'est que, pour certains, gagner un prix change leur mentalité. En étant lauréat, certains se disent être un professionnel qui n'a plus rien à apprendre. N'oubliez pas que dans les concours, il n'y a pas que le talent qui compte, il y a aussi le facteur chance.

Vous le dites, les photographes sont de plus en plus nombreux. Un message peut-être ?
Ne vous contentez pas du peu de connaissance que vous avez, mais continuez votre apprentissage, au quotidien. Ne vous surestimez pas, assistez aux tables, aux séances de partage, aux formations. Ce que je déplore le plus, c'est que je m'aperçois qu'il y a des clans de photographes à Madagascar. Il faut briser cela et s'unir. C'est ensemble qu'on pourra faire quelque chose de bien. D'autant plus que, ne l'oubliez pas, c'est l'image de Madagascar qui est en jeu. Dernière chose, l'apprentissage c'est tous les jours, il n'y a pas de fin.

Propos recueillis par Renaud Rianasoa Raharijaona

N.R.

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