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Financement des éléctions à Madagascar : L'Union Européenne maintient ses appuis

Samedi 25 Mai 2013

L’ambassadeur européen (au centre) n’exclut pas une réelle suspension du soutien de l’UE
L’ambassadeur européen (au centre) n’exclut pas une réelle suspension du soutien de l’UE
La communauté internationale clarifie sa position. Elle soutient politiquement et financièrement le processus électoral, après quelques jours d'incertitude sur le sujet.

Une nouvelle donne dans le processus électoral. La communauté internationale, l'Union européenne, en particulier, a réaffirmé son soutien au processus électoral, notamment au financement de celui-ci après une semaine de flottement sur la question.

« Il n'y a pas d'interruption de l'appui de l'Union européenne au processus électoral», a déclaré Leonidas Tezapsidis, ambassadeur de l'Union européenne. « Tous les appuis dans l'organisation des élections, que ce soit par le biais du Projet d'appui au cycle électoral à Madagascar (Pacem) ou encore par le biais des organisations non-gouvernementales continuent », a-t-il confirmé.

Leonidas Tezapsidis a clarifié la position de l'Union européenne au cours de la réunion du comité de pilotage du Pacem, hier. « Il y a eu un malentendu », a-t-il affirmé, faisant référence à une déclaration de Béatrice Atallah, présidente de la Commission électorale nationale indépendante pour la transition (CENIT). Elle avait indiqué que l'Union européenne avait suspendu son financement du processus électoral à la suite des discussions avec les représentants de cette dernière, vendredi.

L'on ne sait pas si le « malen­tendu » a un lien avec l'ajournement du déplacement de Béatrice Atallah à Bruxelles, au siège de l'UE au cours de son déplacement à l'extérieur. La CENIT parle de « contraintes d'agenda » pour expliquer le report.

Mais Leonidas Tezapsidis a parlé de l'horizon qui s’est éclairci, si l'on tient compte des échanges qui ont eu lieu au cours de la réunion du comité de pilotage du Pacem. « Techniquement, les élections peuvent se tenir selon le calendrier prévu. Il y a eu la question concernant l'impression des bulletins uniques, mais elle est réglée. Il y a eu un accord pour qu'ils soient imprimés en Afrique du Sud. Il existe une plus grande flexibilité par rapport au calendrier », a-t-il assuré, alors que le scénario du lancement de l'appel d'offres via la centrale d'achat des Nations unies à Copenhague, au Danemark, aurait pu compromettre le processus.

Malentendu ou erreur de manœuvre, l'annonce de suspension du financement des élections avait provoqué un climat d'incertitude. Elle a été perçue comme étant un facteur de blocage dans l'organisation matérielle des scrutins, et à moyen terme, comme une mise en garde à peine voilée à une éventuelle non-reconnaissance des résultats des consultations populaires.

Pression maintenue

L'incertitude s'épaissit avec le blocage au niveau de l'aspect politique du dossier électoral. C'est surtout le cas avec l'exigence du retrait des candidatures d’Andry Rajoelina, président de la Transition, de l'ancienne première Dame Lalao Ravalomanana et de l'ancien président Didier Ratsiraka. La réunion d'hier a permis aux partenaires techniques et financiers d'accorder leurs violons sur le soutien des décisions de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) et de l'Union africaine.

La communauté internationale ne lâche pourtant pas la pression. Leonidas Tezapsidis a concédé que la suspension du financement du processus électoral par l'Union européenne constituait une « possibilité ». « Il existe un risque que cela puisse arriver la semaine prochaine », a-t-il signalé.

À entendre l'ambassadeur de l'Union européenne, les partenaires techniques et financiers renvoient la balle dans le camp des acteurs politiques locaux. «Ils peuvent faire un miracle s'ils le veulent. La communauté internationale a confiance si on arrive à trouver des solutions aux aspects politiques du dossier (…) Mais on ne peut pas user et utiliser la communauté internationale comme un bouc émissaire », a-t-il conclu.

Selon d'autres sources au courant du dossier, Norbert Ratsirahonana, conseiller spécial d’Andry Rajoelina, a rejeté la faute sur la communauté internationale lors de la réunion du Comité de pilotage. Il n'est pas exclu qu'il a relayé le discours tenu par le président de la Transition mercredi. Ce dernier s'est engouffré dans la brèche pour pointer du doigt une incohérence entre la pression des partenaires techni­ques et financiers sur le maintien du calendrier électoral et la suspension du financement des consultations populaires.

Iloniaina Alain / (source : lexpressmada.com)
N.R.

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