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Investissements : les entrepreneurs malgaches sont frileux

Vendredi 3 Juin 2011

Le bâtiment de l’EDBM à Antaninarenina...
Le bâtiment de l’EDBM à Antaninarenina...
La Foire Internationale de Madagascar (FIM) a tenu sa 6ème édition à Andranomena la semaine dernière, au Parc d’Expositions Futura.

Nombre de participants ont pu y exposer leurs services ou produits, et les organisateurs se sont déclarés satisfaits de la qualité de la manifestation.

En effet, 400 participants ont été enregistrés, dont 50% d’entreprises malgaches. Pour Michel Domenichini-Ramiaramanana, organisateur, cette affluence représente un indicateur de relance économique.

Cependant, la gestion des affaires à Madagascar n’est pas aussi simple que cela, selon les entrepreneurs. Le Syndicat des Industries de Madagascar (SIM) en particulier, relève souvent les difficultés auxquelles les entreprises malgaches sont confrontées.

Qu’il s’agisse de taxes, d’impôts ou de coûts des intrants, le secteur privé se trouve en effet facilement défavorisé par rapport aux produits importés bénéficiant de tarifs préférentiels. Cette situation se rencontre notamment à travers les conventions régionales conclues par Madagascar.

Des pays comme l’île Maurice, l’Egypte ou le Kenya introduisent leurs produits manufacturés à des prix moindres que ceux fabriqués localement. Ces pays bénéficient en effet de l’abaissement tarifaire pratiqué à nos frontières en application des accords commerciaux du COMESA - Marché commun de l’Afrique de l’Est et Australe.

La réciproque, nos importations vers ces Etats est infime, par contre. Pour nos industries, les productions locales, devant utiliser des intrants frappés de taxes, reviennent plus cher.

Cela étant, certains observateurs ont noté que pour décoller, l’économie malgache a besoin d’investissements. Qu’il s’agisse d’investisseurs étrangers ou nationaux, l’EDBM - Economic Developement Board of Madagascar - par exemple, préconise l’égalité de chance à tous.

Cependant, un responsable de l’institution a relevé que les investisseurs étrangers ont plus d’atouts car ils mesurent et prennent le risque d’investir. Les opérateurs économiques malgaches, plus frileux, se méfient des investissements dont le retour perdure sur des années.

La culture de rentier pourrait expliquer ce comportement, mais pour investir sur une telle période, les fonds doivent être solides. Ce qui n’est pas exactement le cas de nos entreprises, à moins d’ouvrir leur capital à des fonds étrangers. Autre « frilosité », l’esprit d’« entreprise familiale » pouvant souvent limiter cette initiative…
N.R.

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