Interviews

L'association Madava Pondi aide les villages malgaches d'Antalaha

Mercredi 4 Novembre 2015

Madava Pondi organisait une soirée au profit des Malgaches, samedi dernieri. Rencontre avec sa présidente Saholy Le Gouïc.

Vous avez créé l'association Madava Pondi en 2013. Pourquoi ?

Je suis en France depuis vingt ans. Malgré tout, comme tous les Malgaches expatriés, je suis très attachée à mes racines, et ma famille, restée au pays, me manque terriblement. Madava Pondi - Mada pour Magascar et Va pour la vanille - c'est une façon pour moi de m'entourer d'autres membres de la communauté malgache des environs et partager des bons moments, festifs et conviviaux comme on sait le faire à Madagascar, tout en faisant découvrir notre culture et nos traditions aux autres. Mais c'est également une façon d'oeuvrer pour mon pays. Et ce, grâce au repas malgache que nous organisons tous les ans à Pontivy, qui nous permet de collecter des fonds pour améliorer le quotidien des Malgaches.

Quelles actions avez-vous d'ores et déjà concrétisées ?

Grâce aux bénéfices de nos deux premiers repas, nous allons financer un panneau solaire pour le village de Ambohimarina II où je suis née. Les 3 000 habitants y sont privés d'électricité, comme tous ceux de la campagne autour d'Antalaha. Tous ces petits villages sont en train de mourir, les jeunes préférant déserter et s'installer dans les plus grandes villes, avec la lumière. Nous avons donc financé ce panneau solaire en espérant enrayer ce phénomène. Le jour de son installation, sur la maison du peuple, tout le village était en fête, d'autant que nous leur avons également offert des télévisions, des magnétoscopes et des lecteurs DVD. C'était une révolution pour eux...

Quels projets espérez-vous mettre en place après la soirée de samedi qui a réuni 140 personnes ?

Nous souhaitons acheter d'autres panneaux solaires pour permettre à d'autres villages de bénéficier eux aussi d'un point avec de l'électricité. Mais j'aimerais aussi financer des formations pour les jeunes de ces villages. La plupart est démunie et les savoir-faire simples tel que la couture, le tressage et la vannerie se perdent au fur et à mesure que les anciens disparaissent. J'ai contacté des gens pour qu'ils puissent former des jeunes. C'est une façon de perpétrer les traditions et permettre aux jeunes de s'en sortir.

Source : Ouest-France.fr

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