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La journée mondiale de la lutte contre le Sida : Madagascar ne sera pas en reste...

Jeudi 29 Novembre 2012

signe mondial de la lutte contre le Sida
signe mondial de la lutte contre le Sida
Antananarivo, Madagascar - La journée mondiale de la lutte contre le Sida se célèbre annuellement le premier décembre. Bon nombre d’activités seront programmées un peu partout dans le monde et Madagascar ne sera pas en reste. (source : orange.mg)

Les drogues injectables commencent à gagner du terrain à Madagascar
Les drogues injectables commencent à gagner du terrain à Madagascar
Pour l’atteinte de l’objectif "zéro"

« Pour l’heure, la célébration nationale de cette journée mondiale pour Madagascar est programmée pour le premier décembre à Antsiranana, mais les autres régions ne seront pas en reste car d’autres manifestations seront également organisées au niveau de ces collectivités » a affirmé Firinga Johnson, président du réseau Mad’Aids, confédération des associations des personnes vivant avec le virus du VIH.

Car depuis 2011, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a établi de nouveaux défis qui se résument à atteindre un objectif « zéro », c'est-à-dire zéro nouvelles infections, zéro discriminations et zéro décès liés au sida. Mais, mardi 20 novembre 2012, l’organisation des Nations unies pour la lutte contre le Sida (Onusida) a présenté son nouveau rapport pour 2012. Michel Sidibé, directeur exécutif de cette institution internationale annonce qu’«une accélération sensible des progrès vers cet objectif dans plusieurs domaines a été constatée. De nombreux dirigeants de premier plan n’hésitent plus à évoquer ouvertement le début de la fin du sida, la réalisation de l’objectif zéro et la naissance d’une génération libérée du sida. »


Le dépistage reste le seul moyen pour avoir une base de donnée exacte
Le dépistage reste le seul moyen pour avoir une base de donnée exacte
Bon nombre de sujets ont déjà été traités sur Madagascar (taux de prévalence du Sida de moins de 1%, rapport sexuel entre hommes ou encore l’infection du Sida de l’enfant par la mère) mais peu de gens connaissent qu’il existe bel et bien des risques de propagation de cette maladie au niveau des consommateurs de drogues injectables (CDI). Dans ce dessein, Madagascar entame des actions dans ce sens car récemment, le comité national de la lutte contre le Sida (CNLS) a sorti un rapport sur une étude comportementale et biologique chez ces CDI dans les zones urbaines à Madagascar. Cette étude a notamment permis d’avoir une base de données sur la propagation du Sida au niveau de ces derniers.


14 500 CDI dans trois villes


L’on constate alors que sur les trois grandes villes touchées par ce rapport, à savoir Antananarivo, Antsiranana et Toamasina, selon une estimation suivant « Multiplier method », environ 14 500 malgaches consomment ce genre de produit et le taux de prévalence du sida au niveau de ces consommateurs est de 7.1%. Faut-il rappeler que 0.34% des malgaches sont atteints ou porteurs du virus VIH ? Ce qui fait que ces consommateurs de drogues injectables figurent parmi les populations plus touchés par cette maladie, au même niveau que les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes ou autres catégories de personnes.

A l’aube de 2015, année butoir pour l’atteinte de ces objectifs zéro, la situation à Madagascar, vue la prolifération de ces drogues injectables qui arrivent sans problème à envahir le marché local, ne fait qu’empirer les choses. On peut lire dans ce rapport que « le pourcentage des CDI déclarant avoir utilisé de préservatif lors du dernier rapport sexuel même sous l’emprise de l’alcool au cours des six derniers mois est de 27,8%. Le pourcentage des CDI qui ont utilisé de préservatif au cours du dernier rapport sexuel sous l’emprise de drogues injectables au cours des 30 derniers jours est de 68,8% et le pourcentage des CDI qui ont utilisé de préservatif au cours du dernier rapport sexuel, en ayant eu plusieurs partenaires, au cours des 12 derniers mois est de 48.9%. » A ce rythme, si les autres pays enregistrent une nette baisse du taux de prévalence du Sida, Madagascar risque d’augmenter le sien. Car, les CDI sont sexuellement actifs dans leur presque totalité (plus de 99%) à Antananarivo et à Toamasina, mais 94% à Antsiranana. Les rares non sexuellement actifs déclarés se retrouvent parmi les CDI femmes de 15-19 ans à Antananarivo et parmi les CDI hommes de 15-19 ans et de 20-24 ans à Toamasina. A Antsiranana, les non sexuellement actifs déclarés se retrouvent parmi les CDI hommes et CDI femmes, et se répartissent dans tous les groupes d’âge.

Notons que cette enquête a été menée par le CNLS durant la période du 17 janvier 2012 au 27 février 2012. Elle se concentrait sur les consommateurs de drogues injectables (CDI) ayant la nationalité malgache, âgés de 15 ans et plus (les mineurs devant être émancipés), résidant dans les villes d’enquête et s’étant injecté de drogues au cours des six derniers mois précédant l’enquête.

Ainsi, « les risques de propagation du VIH à travers les CDI s’avèrent préoccupants. Ceci découle d’une insuffisance de précautions prises par ces derniers dans l’injection de drogues, de leurs comportements sexuels marqués par des pratiques presque généralisées de multi partenariat tant de type commercial que de type non commercial, non suffisamment protégées par l’utilisation de préservatifs, des niveaux élevés d’infections (VIH, IST, hépatites), simples et multiples, relevées au sein du groupe mais que la grande majorité des intéressés ignore » lit-on dans le rapport.

Des personnes à faibles revenus

Pour que les chiffres de cette étude soient représentatifs, les CDI ont été choisis pour se trouver dans la catégorie des personnes à faibles revenus mais des disparités apparaissent entre les trois villes. La proportion des sans revenus varie, mais de façon non significative, de 11% à 20%, celle de ceux qui gagnent moins que le niveau de salaire minimum (100 000 Ariary par mois) est significativement plus élevée à Antsiranana (57%) que dans les deux autres villes (34% à Toamasina et 37% à Antananarivo). Ceux qui gagnent de 100 000 à 300 000 Ariary par mois sont dans une proportion de 46% à Antananarivo qui n’est pas statistiquement différente de celle à Toamasina (41%) mais significativement plus élevée que celle à Antsiranana (19%). La proportion de ceux qui ont des revenus mensuels supérieurs à 300 000 Ariary n’atteint pas 10% dans les trois villes.

Pour cette étude, les CDI ont déclaré qu’ils consomment essentiellement de l’héroïne et la cocaïne. Cependant, la consommation des deux produits varie selon la ville. A Antananarivo et à Toamasina, l’héroïne est plus consommée (par 68% et 52% respectivement) que la cocaïne (par 11% et 23% respectivement). Tandis qu’à Antsiranana, c’est la cocaïne qui est plus consommée (par 52%) que l’héroïne (par 11%). La majorité des CDI dans les trois villes déclare s’injecter de drogues à une fréquence de « une fois ou moins par mois ». Cette majorité significative est représentée par 92% des CDI à Antananarivo, par 65% à Toamasina et 72% à Antsiranana. Mais une minorité notable s’injecte jusqu’à une fois ou plus par semaine. A Toamasina, ce sont 18,5% des CDI qui s’injectent de drogues « une fois par semaine » et 9,8% « plus d’une fois par semaine ». A Antsiranana, ces proportions sont respectivement de 15,6% et 1,1%.

En conclusion, les CDI hommes ont 2,9 fois plus de risques d’être infectés par le VIH que les CDI femmes. Ceux âgés de 25 ans et plus, ont 5 fois plus de risques d’être infectés par le VIH que les de moins de 25 ans. Ceci pourrait être lié probablement à la durée d’addiction et au nombre d’injections de drogues connus par les plus âgés. Les infectés par l’hépatite C ont 5,8 fois plus de risques d’être infectés par le VIH que ceux qui n’en sont pas infectés. Ceux qui utilisent des aiguilles/seringues déjà utilisées par d’autres ont 6,6 fois plus de risques d’être infectés par le VIH que ceux qui n’en utilisent pas. Les CDI utilisant du matériel d’injection non stérile ont 14,3 fois plus de risques d’être infectés par le VIH que ceux qui utilisent du matériel d’injection stérile. Par ailleurs, les ayant une double infection ont 17,9 fois plus de risques d’être infectés par le VIH que ceux qui n’en ont pas.

PSN 2013-2017 ?

Pour parer ce problème, un nouveau plan stratégique national qui s’étalera de 2013 à 2017 (PSN 2013-2017) a été élaboré par le comité national de la lutte contre le Sida (CNLS). Ainsi dans un premier temps, des documents de référence sont été élaborés. L’on recense par exemple la nouvelle politique de réduction de risque (RDR) qui consiste à réactualiser les approches pour réduire davantage le risque d’infection et de transmission du Sida, notamment pour les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes ou encore pour les CDI. Il y a également le fameux document du « Condom programming ». Ce document a été mis à jour grâce à l’appui de l’UNFPA et dont la version a été finalisée lors d’un atelier organisé à Moramanga. Ainsi que la politique de prise en charge des personnes vivantes avec le VIH, un document élaboré pour assurer l’effectivité du continuum de soin qui tient également compte des nouvelles directives de l’Onusida relatif à l’atteinte des objectifs « Zéro ». Ce document est accompagné d’un nouveau manuel de prise en charge pédiatrique. Et enfin, un autre document de plaidoyer pour le renforcement de la lutte contre la transmission de la mère à l’enfant du VIH et de la syphilis.

Dossier réalisé par Faly Rajaonarison


Témoignage
J., séropositif depuis 5 ans !

J., 33 ans, séropositif depuis cinq ans, habitant à Antananarivo, a bien voulu témoigner de sa vie de malade du VIH. Toutefois, il voudrait garder son anonymat pour ne pas froisser sa famille ou encore son entourage. Histoire !

« Entre 2006 et 2007, il fut un temps où je tombais tout le temps malade et qu’il était difficile de me guérir. A cette époque, les médecins et les seringues me faisaient peur et je me soignait comme je l’entendais, c'est-à-dire en automédication. Du paracétamol ou encore des antibiotiques, c’étaient mes médicaments préférés. C’est à cette époque que des amis homosexuels comme moi, m’ont incité à faire un dépistage de l’hépatite ou encore du Sida. Il a fallu seulement deux semaines seulement aux médecins, pour avoir les résultats du test et pour m’informer que j’étais séropositif. Une personne vivant avec le VIH qu’ils disaient. Je me souviens très bien de ce jour car je me suis dis que c’était le début d’un compte à rebours de ma vie et qu’il ne me resterai plus que quelques jours, quelques mois ou au mieux, l’an prochain, pour vivre. Je n’étais plus moi-même. Je me sentais comme une toute autre personne qui ne vivait qu’au jour le jour. Certes, j’ai des amis, dans mon milieu, qui sont également porteur de ce virus mais je ne pensais jamais que cette maladie pouvait m’atteindre. C’était au mois de mars 2007. Durant presque un an, je ne trouvais plus de raison de vivre, tellement le poids de savoir que je suis porteur de ce virus était lourd. De plus, issue d’un milieu assez aisé, ma vie s’est déjà effondrée lorsque j’ai dû annoncer ma sexualité aux membres de ma famille. Depuis, j’ai dû vivre un enfer sur terre. Ils me traitent d’une toute autre façon et je ne voulais pas empirer les choses en leur annonçant cette autre maladie. J’ai donc dû quitter mes parents, mes frères et ma sœurs pour vivre avec mon ami. j’ai décidé de garder cette maladie pour moi-même, et pour mes amis et m’éloigner du cadre familial. Jusqu’à présent, ils n’en savent rien.

Je suis porteur du VIH et non sidéen. J’ai beaucoup de relations sexuelles protégées avec des gens qui me tiennent à cœur et je prends mes précaution pour ne pas les contaminer. J’ai vu ce que le sida peut faire à l’humanité et je ne veux pas que cette maladie atteigne ceux qui me sont chers. Mon souhait c’est que lorsque le Sida se déclarera en moi, je ne voudrais pas que les gens aient pitié ou encore me voient souffrir. Je souhaite donc que je sois euthanasié, si possible, d’ailleurs, tous ceux qui me connaissent assez, le confirmeront, car le traitement antirétroviraux arrive certes à prolonger la vie, mais ne guérit pas encore. Heureusement qu’il y a ces cercles de soutien comme Mad’Aids qui acceptent et surtout prennent en charge ou conseillent les personnes comme nous, pour que nous ne nous sentions plus seules. En effet, ces associations nous redonnent l’espoir de vivre mais jusqu’à quand ? »

N.R.


1.Posté par HAPPY le 12/11/2014 10:26
Mon nom est heureux, des Etats-Unis, je tiens à témoigner de la façon dont je me suis guéri du VIH SIDA. Je vis avec cette maladie mortelle pour le passé 11 mois, je l'ai fait tout mon possible pour guérir cette maladie, mais tous mes efforts avorté avant de rencontrer un vieil ami à moi qui m'a parlé d'un herboriste Afircan qui utilisent des herbes et des racines à guérir toutes sortes de maladies, même si je ne croyais pas qu'il peut guérir du VIH mais je décidé de faire un essai quand je l'ai contacté, il m'a aidé à débusquer le virus de mon corps, faible et voici, quand je suis allé pour un examen i on m'a dit que je suis négatif. Contactez ce grand herboriste via cet email okonofuatem99@gmail.com et okonofua_solution_tem99@hotmail.com ou vous pouvez me contacter pour plus d'éclat Ajoutez-moi sur facebook happyaa4@gmail.com.

Les remercie encore une fois pour vous Docteur Paul Emen je vais continuer de témoigner sur vous pour me sauver la vie.

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