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Le calvaire de nos compatriotes au Koweit continue

Jeudi 28 Mars 2013

Le calvaire de nos compatriotes au Koweit continue
Des travailleuses malgaches, chassées, ayant décidé d'arrêter ou ayant pris la fuite, sont isolées dans une agence au Koweït. Coupées du monde, elles vivent de surcroît un enfer.

Quinze employées malgaches, livrées à elle- mêmes au Koweït. « Les malheureuses sont coincées depuis des semaines dans une agence de placement qui a une antenne à Tana. Ayant travaillé en qualité d'aides familiales, elles se retrouvent toutes aujourd'hui sans emploi. Les unes ont été chassées par leurs patrons, si les autres ont démissionné ou se sont tout simplement échappées, après avoir été victimes de maltraitance », lâche Juliette Randrianarison.
Cette jeune mère de famille de quarante-et-un ans était parmi elles pendant huit jours, après avoir été chassée par sa patronne dans la nuit du 7 mars lorsqu'elle s'est avérée inapte pour le travail après avoir perdu connaissance pendant une journée entière.

Elle a débarqué dans les locaux de l'agence avec un sac poubelle, lui faisant office de valise. Samedi, vers midi, Juliette Randrianarison a retrouvé le pays. « C'est ma sœur qui vit en France qui m'a envoyée les 2250 dollars, soit l'équivalent de cinq millions d'ariary pour le billet d'avion, autrement je serais morte là- bas. C'est à partir d'un téléphone portable que j'avais caché sur moi que j'ai pu entrer en contact avec ma famille en France. Mes compagnons d'infortune étaient en revanche totalement coupées du monde», confie cette aide familiale après avoir réussi le tour de force de quitter le Koweït vendredi."
Selon son témoignage, les conditions de son séjour à l'agence étaient terribles.

« Nous n'avions pas accès à l'eau du robinet. C'est avec un genre de gobelet qu'on récupérait l'eau de la douche pour se désaltérer. Et encore, on nous forçait chaque jour à nettoyer la salle de bain qu’ils ferment ensuite », D'après son témoignage, elles ont été très souvent déplacées d'un endroit à un autre. Comme si cela ne suffisait pas, elles auraient été condamnées à dormir chaque nuit sur du ciment. Pour ce qui est de la nourriture, trois personnes se partageraient deux louches de riz.

« Moi-même, j'ai failli sauter du sixième étage d'un immeuble de six étages, avec mon amie Thérèse lorsque nous avons à un certain moment, perdu tout espoir" susurre-t-elle. Elle a dû être hospitalisée.

L'idée de s'échapper pour se rendre à pied jusqu'en Arabie Saoudite afin d'être prise en main par l'ambassade de Madagascar a traversé leur esprit mais leur compagne Chantal qui avait déjà travaillé au Liban, leur aurait dissuadées.

N.R.

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