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Les consommateurs livrés à l’abattoir

Lundi 17 Mars 2014

Priorité à la mise en place d’une politique nationale qui défend les droits des consom­mateurs. Ces derniers subissent les infractions flagrantes en silence.

Malgré
les efforts consentis par diverses associations, la lutte pour la protection des droits des consommateurs à Madagascar est un travail de longue haleine. Jusqu’à présent, la Grande île ne dispose pas encore de loi sur la défense des consommateurs.

Lors de la célébration de la Journée mondiale des droits des consommateurs (JMDC), samedi dernier, le Réseau national de défense des consommateurs (RNDC) a réclamé haut et fort la nécessité de la mise en place d’une politique nationale sur la consommation. En tout cas, le renforcement de leur protection et de la performance de l’économie est primordial pour donner un nouvel élan à tous les acteurs du développement, du plus petit au plus grand.

« Il n’existe aucun cadre institutionnel et juridique qui défend réellement les droits des consommateurs à Madagascar. Cependant, nous avons ratifié le principe directeur des Nations Unies qui préconise la mise en place d’une politique nationale de la consommation. Nous revendiquons cette politique, qui n’est pourtant pas facultative, mais qui doit être appliquée.

À cet effet, la création des cadres juridiques et institutionnels favorables à la protection des consommateurs telle que la loi sur la protection des consommateurs et l’office de protection des consommateurs est vivement souhaitée », a expliqué Lita Rabetsara, président du RNDC.

Société de consommation

La construction d’une société de consommation de norme, de qualité accessible par tous devrait être une priorité à Madagascar. Tout achat, principalement de denrées alimentaires et de produits pharmaceutiques se fait en toute vigilance.
Les contrôleurs du ministère du Com­merce effectuent des descentes sur terrain aboutissant à la destruction par le feu des tonnes de produits périmés. Mais force est de constater que la plupart du temps, les consommateurs subissent en silence les exactions et les infractions pourtant flagrantes.
« Au niveau de la santé publique, les conditions dans lesquelles sont vendues les médicaments sont souvent douteuses. Les enfants sont les plus exposés au danger des produits issus de fraudes et de contrefaçons. Des goûters à moindre prix, ne sont pas convenablement emballés et sont vendus à même le sol, exposés au soleil et à la poussière, parfois même périmés », a déclaré Frank Ranaivo, responsable auprès de la RNDC.
De toute façon, le danger ne concerne pas seulement les produits alimen- ­taires et pharmaceutiques, il touche l’ensemble des biens et de services offerts aux consom­mateurs.

Ces derniers sont toujours les victimes, beaucoup de promesses n’ont pas été tenues. Ils s’adaptent à des situations anormales au détriment de leurs droits. Une immense tâche reste donc à faire dans ce domaine, tâche qui ne sera possible qu’avec la participation massive de tous les citoyens à leur propre défense, et pour le confort et la sécurité des producteurs et commerçants compris.

Vola Rasoamanana

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