Brèves Madagascar

Les violences médiatiques à Madagascar prennent de plus en plus de l’ampleur

Dimanche 2 Octobre 2016

Pour faire vendre, pour se faire entendre ou encore pour avoir l’audimat : il faut savoir trouver et mettre en évidence des infos qui attirent.

Malheureusement, c’est à travers des faits divers violents que la grande majorité des Malgaches attirent leurs consommateurs. Ne serait-ce que parler du clash entre les forces de l’ordre et la population de Soamahamanina jeudi dernier : le soir à la télévision, on ne parlait que de la violence, pour les stations audiovisuelles affiliées à l’opposition, il exploite les images pour montrer réellement, l’affrontement entre les forces de l’ordre et la population. On dirait une scène de guérilla, sans oublier le sans qui coule après. En outre, vendredi matin, les « Une » de la presse écrite malgache étaient majoritairement unanimes : Violence à Soamahamanina avec les images y afférentes.

Le cas de Soamahamanina est juste un cas parmi tant d’autres. Les faits divers violents empestent des fois la presse malgache : personne décapitée par ici, scène de violence par là… La violence ne s’arrête pas là : les guerres de communication à travers les informations partagées par les divers médias du pouvoir et de l’opposition n’éduquent plus la population, mais ces derniers sont tout simplement victime de propagande. Le pire dans tout cela c’est que les consommateurs d’informations ne savent même pas qu’ils sont exposés à de la violence. Il est une condition sine qua non de faire une éducation aux médias que ce soit pour la population que pour les professionnels des médias.
Pascal Fanomezana RAZAFIMANDIMBY

Infos Diaspora | Brèves Madagascar