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Madagascar - Elections - Les temps d'antenne décriés

Vendredi 13 Septembre 2013

Johary Ravoaja­nahary, directeur général (DG) de l'ORTM - à gauche sur la photo
Johary Ravoaja­nahary, directeur général (DG) de l'ORTM - à gauche sur la photo
Les conditions d'antenne à la propagande ne font pas l'unanimité des candidats. La situation laisse entrevoir la frustration de certains d'entre eux.. (source ; lexpressmada.com)

... Un débat hors délai. Les candidats à la présidentielle ont profité de la cérémonie prévue pour le tirage au sort de la répartition des temps d'antenne dans les médias publics durant la propagande, hier au siège de la Commission électorale nationale indépendante pour la transition (CENIT) à Alarobia, pour exposer leur frustration face aux règles du jeu des élections. Les débats ont été centrés sur la question des spots payants projetés à la télévision et la Radio nationale (TVM/RNM). 

« Cet agencement ne respecte pas l'égalité des candidats », a tonné Alain Tehindraza­narivelo, candidat à la présidentielle hier. Le programme élaboré conjointement par la CENIT et l'Office de la radio et de la télévision malgache (ORTM) prévoit que chaque prétendant à Ambo­hi­tsorohitra dispose d'une durée de trois minutes et trente secondes gratuite durant la période de propagande, et de trente minutes de débat contradictoire non payant opposant deux candidats durant la première moitié des trente jours de campagne. 
Les candidats ont également droit à une plage de trente secondes de spot, à raison de trois diffusions par jour durant toute la durée de la campagne, et de quinze minutes dans la seconde quinzaine de propagande, cette fois payantes. Les temps d'antenne payants ont été particulièrement décriés par les présidentiables. « Tous les candidats ne peuvent pas se permettre le luxe de payer des spots à la TVM et RNM », a scandé Roland Dieu Donné Rabea­rison dit Vahömbey, prétendant à Ambohitsorohitra. Patrick Raharimanana, lui aussi candidat, ironise en qualifiant la présidentielle d'«élection des riches».

Frustration

Selon Johary Ravoaja­nahary, directeur général (DG) de l'ORTM, les médias publics ne peuvent pas passer outre les retombées financières de la campagne électorale. « Le statut des médias publics prévoit deux types de financement, une partie provient des subventions publiques et une autre de ses recettes propres. La TVM et la RNM vivent en grande partie grâce à cette dernière », a-t-il expliqué.  Jusqu'ici, le tarif des plages horaires payantes n'a pas été défini. « Nous allons essayer de trouver un consensus pour que les tarifs soient accessibles à tous », a tempéré Béatrice Atallah, présidente de la CENIT.

Les propos de certains candidats à la présidentielle d'hier semblent refléter une frustration face à la démonstration de force que semblent afficher certains de leurs concurrents en cette période de précampagne. « Aucune loi ne régit la précampagne », aime à rappeler le DG de l'ORTM. Il n'y a pas non plus de texte qui fixe le plafond des fonds de campagne. Le fait que des candidats disposent d'une « avance » dans les médias publics, a particulièrement remonté les candidats. « Il faut réduire les temps d'antenne de ceux qui ont pris de l'avance », a lancé Julien Razafimanazato, prétendant à Ambohitsorohitra. 

La plupart des candidats à la présidentielle présents hier ont affirmé qu'il n'y a pas d'égalité de traitement au sein des médias nationaux. « En cette précampagne, les actualités concernant les candidats sont des actualités comme les autres. La seule condition est que les candidats invitent des journalistes de la TVM et RNM à couvrir leurs actions », a expliqué Harry Laurent Rahajason, ministre de la Communication. Les débats soulevés par les candidats semblent tardifs. En effet, le code électoral a été voté en 2012. De telles interpellations auraient dû avoir été faites durant l'élaboration et avant l'adoption du texte qui régit les scrutins. 

Appel au boycott

Certains candidats à la présidentielle appellent au boycott de l'initiative du Conseil de réconciliation malagasy (CRM), qui appelle à la signature d'une convention de réconciliation pour l'apaisement. La signature de cette convention est prévue se dérouler aujourd'hui au Centre de conférence international d'Ivato (CCI). Elle dispose des « engagements, des droits et obligations des candidats à la présidentielle avant, durant et après la présidentielle ». 

Patrick Rajaonary, candidat à la présidentielle s'est insurgé contre cette initiative. « Ce n'est pas à nous, candidat, de signer des engagements pour assurer le bon déroulement des élections. C'est à l'État, à la CENIT et la Cour électorale spéciale (CES) de signer une convention en ce sens. Si les scrutins ne se déroulent pas comme il se doit, ce sera à ces entités, conjointement, qu'incombent la responsabilité et non aux candidats », a-t-il tonné. 

Roland Dieu Donné Rabearison dit Vahömbey lui aussi est monté au créneau pour s'insurger contre l'initiative du CRM. « Je ne signerai pas de document pour fermer les yeux sur l'issue d'une élection qui, dès le départ, est boîteuse », a-t-il lancé à l'assistance à Alarobia hier, en ajoutant que « je n'assisterai pas à la cérémonie et appelle les 
autres candidats à en faire de même ». 

Kolorindra Garry Fabrice Ranaivoson
N.R.

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