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Madagascar : L’opposition s’offre une charte anti-pouvoir

Mardi 9 Septembre 2014

La charte de l’opposition a été officiellement présentée samedi. Une convention à laquelle n’adhèrent pour l’instant pas tous les opposants.

Une étape. Après trois mois de gestation, la charte de l’opposition a été présentée et signée par ceux qui se positionnent en opposants au régime actuel, samedi.

Une charte dont l’objectif est de « bâtir une vision unique et commune, afin de poser la pierre angulaire de l’opposition ». Du chemin reste, néanmoins, à parcourir pour l’opposition pour se présenter en réel contre-pouvoir et être « une opposition crédible et forte de sa légitimité », comme l’indique le préambule de la charte.

Le document présenté à l’hôtel Panorama Andrai­narivo samedi, selon les explications, serait la version finale des résolutions de la réunion des opposants du 20 et 21 juin à Andrefan’ Ambohijanahary. « Cette charte retranscrit ce qui a été décidé lors de la réunion de juin, mais aussi les propositions faites lors des différentes consultations des personnalités et entités politiques qui ne partagent pas la ligne du régime, qui s’en est suivie » a indiqué Lalatiana Ravololomanana, membre du comité préparatoire du conclave.

Comme le prévoit la loi portant statut des opposants, le document signé samedi, affirme des opinions différentes de celles du pouvoir et n’est pas tendre avec ce dernier. « La réconciliation nationale et l’État de droit, annoncés solennellement comme les deux piliers du programme du président [Hery Rajaonari­mampianina] lors de son investiture (…) demeurent lettre morte à ce jour », indique, entre autres, le document. Parmi les points blâmés par la charte figure également « le non-respect de la séparation des pouvoirs ».

Le document soutient, notamment que « le gouvernement ne propose aucune réponse concrète et adéquate aux véritables attentes des Malgaches. » Malgré les critiques acerbes, la charte, au regard de la rubrique « opposition force de proposition », avance des alternatives qui devraient, néanmoins, nécessiter de plus amples explications.

Nécessaire

Toutefois, la loi sur le statut de l’opposition met à la disposition du « Chef de l’opposition », en particulier, un certain arsenal légal pour lui permettre de jouer pleinement son rôle de fer de lance du contre-pouvoir, outre le droit d’appartenance de plein droit au bureau de l’Assemblée nationale, celui de répliquer aux messages et aux interventions médiatiques du président de la République et du Premier ministre. Deux débats par an entre le chef de l’opposition et le Premier ministre, diffusés sur les chaînes nationales, sont également prévus par la loi.

Afin de pleinement jouer son rôle, l’opposition devrait alors désigner un chef de l’opposition, qui devrait être le principal interlocuteur des tenants du pouvoir. Pour cela, le comité préparatoire devrait réussir à réunir tous les opposants sous la bannière de la charte. Ce qui n’est pas encore le cas.

« L’opposition que nous souhaitons mettre en place est conjoncturelle, juste par rapport au régime, qui sous-entend que ceux qui ont été défaits lors des élections, ou ceux qui n’ont pas de siège au sein du pouvoir, doivent être opposants. Nous défendons une idéologie, qui est la sociale démocratie. Nous ne sommes, toutefois, pas contre la solidarité des opposants, mais pas lorsqu’elle n’est que conjoncturelle », a déclaré Harinaivo Rasamoelina, un des leaders du groupement des partis politiques d’opposition (GPPO), pour expliquer leur absence à Andrai­narivo samedi.

« Cette charte n’est pas exhaustive. Notre objectif est de rallier toutes les forces de l’opposition », a indiqué Guy Maxime Ralaiseheno, membre du comité préparatoire samedi, affirmant que la porte n’est pas close. Pour l’heure, le comité prévoit de descendre dans les régions pour partager la charte et faire de nouveaux adeptes, en vue de mettre sur pied une structure de l’opposition, avant de désigner le chef de l’opposition.

Les formations politiques remplissant les conditions pour être des opposants « désignent d’un commun accord le chef de l’opposition officiel. À défaut d’accord, le chef du groupe politique d’opposition ayant obtenu le plus grand nombre de suffrage exprimé lors du vote, est considéré comme Chef de l’opposition », souligne la loi portant statut de l’opposition.

Jusqu’ici pourtant, aucune entité s’étant constituée comme opposant n’a de député.

Source: lexpress.mu
N.R.

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