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Madagascar : Ravalomanana "pas emprisonné" mais "mis en sécurité"

Mardi 14 Octobre 2014

Antananarivo - L'ancien président malgache Marc Ravalomanana, en exil en Afrique du Sud depuis qu'il avait été renversé en 2009, est rentré lundi dans son pays, prenant apparemment de court les autorités qui l'ont immédiatement intercepté de force (source : lexpress.fr)

"Monsieur Marc Ravalomanana n'a pas été arrêté. Il n'a pas été emprisonné. Il est mis en sécurité contre les menaces de toutes sortes", a toutefois déclaré devant la presse le président malgache Hery Rajaonarimampianina, sans dévoiler le lieu où M. Ravalomanana a été confiné.

Il a expliqué vouloir protéger M. Ravalomanana, alors que ce dernier "est rentré au pays (...) et "n'a pas estimé nécessaire d'aviser les autorités et de solliciter de l'administration une autorisation quelconque".

Rentré d'exil par surprise, M. Ravalomanana, a eu le temps d'improviser un meeting et un point presse sur le perron de son domicile d'Antananarivo, la capitale.

Une heure après, la route passant devant sa villa a été bouclée avant qu'une quarantaine de gendarmes d'élite ne fassent irruption pour l'emmener de force.

"Ne me demandez pas comment j'ai fait pour arriver ici. Je suis venu tout seul", a eu le temps de déclarer aux médias M. Ravalomanana, 64 ans.

"J'étais président en exercice quand j'ai quitté le pays, maintenant que je suis de retour, le peuple malgache sait ce qu'il a à faire", a-t-il lancé.

Marc Ravalomanana a été condamné trois fois par contumace, notamment aux travaux forcés à perpétuité.

Provocateur, il a ajouté à l'adresse de ses partisans: "Si quelqu'un vient ici pour procéder à des arrestations, il faut lui demander d'aller voir ailleurs. S'il insiste, dîtes lui d'envoyer le président (de la République), s'il y en a un ici".

La réponse ne s'est pas fait attendre. Au journal de midi de la radio nationale, la présidence a promis de "prendre ses responsabilités".

Et quelques instants plus tard, des tirs de gaz lacrymogènes éclataient devant la maison de M. Ravalomanana, pour disperser la foule, et la gendarmerie donnait l'assaut, forçant un des portails en tirant sur la serrure.

- Des gendarmes cagoulés -

Après une fouille des lieux, les gendarmes sont ressortis avec l'ancien président "emmené maintenu par deux hommes cagoulés", selon l'entourage de M. Ravalomanana.

Sur la place, l'AFP a constaté que l'un des portails d'accès à la villa avait été endommagé par un coup de feu et une porte intérieure, menant à la salle de sport, enfoncée, des débris jonchant le sol.

Soufflant le chaud et le froid, Lalao Ravalomanana, l'épouse de l'ancien chef d'Etat, a alors lancé un appel au calme. "On n'a rien fait de mal. Soyons sage, gardez votre calme", a-t-elle dit, tout en affirmant ne pas savoir où avait été emmené son mari et disant: "On prie pour lui".

Depuis 2009, M. Ravalomanana été empêché à plusieurs reprises de revenir à Madagascar, par peur de débordements.

La communauté internationale a aussi dû exercer d'extraordinaires pressions pour qu'il ne se présente pas à la présidentielle fin 2013, ni lui, ni son épouse, afin d'éviter de raviver les tensions dans la Grande Ile.

Marc Ravalomanana a été condamné trois fois par contumace sous le régime d'Andry Rajoelina, l'ancien maire d'Antananarivo qui l'avait renversé et s'était installé au pouvoir.

Il a notamment été condamné aux travaux forcés à perpétuité pour la mort de 36 partisans de M. Rajoelina abattus par sa garde le 7 février 2009, devant le palais présidentiel.

La semaine dernière, l'association des victimes du 7 février 2009 a demandé la saisie des biens de M. Ravalomanana, en réparation des dommages subis.

L'ancien dirigeant dont certains Malgaches gardent la nostalgie car sa présidence a coïncidé avec une période de forte croissance économique, n'a jamais reconnu la valeur juridique des condamnations prononcées à son encontre, estimant qu'elles avaient été prononcées par un "tribunal fantoche" en son absence.

Mais en juillet, il s'était dit prêt à comparaître devant une cour malgache pour répondre des accusations portées contre lui.

Par AFP
N.R.

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