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Madagascar : Silo, à la conquête de nouveaux horizons

Vendredi 12 Avril 2013

Madagascar : Silo, à la conquête de nouveaux horizons
Antananarivo, Madagascar - Il y a deux sortes d’artistes à Madagascar. Il y ceux qui vont sur le terrain, c'est-à-dire ceux qui effectuent des tournées dans tout le territoire et voire même au-delà, c'est-à-dire à l’étranger, durant toute l’année... (source : )

Madagascar : Silo, à la conquête de nouveaux horizons
... et ceux qui cherchent d’autres horizons pour travailler leurs sources d’inspirations et surtout pour écouler sereinement leurs œuvres.

Silo figure certainement dans cette deuxième catégorie. Au mois de décembre, il a terminé de « mastériser » son dernier opus mais attend encore le moment opportun pour l’écouler. En fait, quelques titres de cet auteur-compositeur sont déjà mis en vente online sur I-Tunes, Deezer, Spotify et Amazone et pour les artistes malgaches, cette voie est une autre nouvelle façon d’écouler sa musique. Interview !

Silo, le fait de vendre tes « singles » sur Internet est une chose tout à fait nouvelle pour les malgaches. Quel est le but de ce revirement ?

En fait, actuellement, surtout dans les pays développés, les gens suivent la loi de l’offre et de la demande. De plus, les grandes maisons de productions ou encore les tourneurs, communément appelés les « Majors » veulent des produits de ce genre. Voulant conquérir la scène internationale, j’ai opté pour ce genre de « marketing » car ces grandes maisons veulent du concret, du « SUR » avant de se lancer dans des aventures. Il faudrait ainsi que le produit proposé soit de qualité pour les accrocher et d’ailleurs, c’est dans ce genre de « label » qu’ils prennent leurs nouvelles « têtes ».

Internet est actuellement une nouvelle forme de vente de créateurs. Pourquoi donc ne pas en profiter ? Car faut-il rappeler que la diaspora malgache en Europe compte environ 150 000 individus. Vendre un album physique reste toujours la chose à faire, une sorte de monument démontrant que l’artiste est encore bien vivant. Mais conquérir ou reconquérir ces dernier, ou encore conquérir d’autres horizons, et pourquoi pas le monde entier, ne révèle plus de ces albums « physiques » mais plutôt du monde du virtuel mais palpable en même temps.

Comment as-tu fait pour arriver à te convaincre que c’est le chemin à prendre ?

J’étais sélectionné par le producteur réunionnais "Libertalia music records" et c'est ce producteur qui m'a proposé le festival IOMMA (promotion de la musique dans l’océan Indien). Grâce à Libertalia, J’ai rencontré beaucoup de producteurs, de musiciens et surtout, des développeurs de ce genre de marketing. Car actuellement, ces « majors » ne jurent plus que par ces « développeurs ». C’est ainsi que j’ai été connecté par « Don’t believe the hipe » (DBTH), un développeur français bien connu dans le milieu. Actuellement, ce développeur me conseil et conseil par la même occasion, bon nombre d’artistes déjà bien connus actuellement, sur les actions que je devrais entreprendre ou encore sur la stratégie que je devrais adopter par rapport à la promotion de mes créations. DBTH, un prestataire donc, se charge littéralement de mon programme de promotion tant sur Internet que pour les « booking » des tournées internationales.

Madagascar : Silo, à la conquête de nouveaux horizons
En bref, peux-tu nous expliquer le rôle de DBTH dans ta vie artistique ?

En clair, DBTH me dirige dans mes actions. C’est lui qui choisit mon plan stratégique pour ma carrière et c'est également lui qui gère marketing. C'est ce même développeur, comme son nom l’indique, qui développe mes atouts, afin que je puisse mieux me vendre. Dans ce dessein, c'est même DBTH qui m'a conseillé de sortir d'abord ces trois titres. Certes, on parle ici de commercial mais force est de souligner que même les grand noms comme Rihanna ou encore Lenny Kravitz ont besoin de ces gens car ce sont eux qui gèrent même jusqu’à leur emploi du temps comme quoi, il faudrait par exemple, cette semaine, balancer quelques informations, même concernant leur vie quotidienne, dans la presse ou encore dans les infos sur le web. Le monde de la musique n’est plus ce qu’il était auparavant où comme moi, par exemple, qui croyait ne plus faire d’album tant que je n’aurais pas le courage de le terminer convenablement, me voit maintenant sortir trois titres, en pâture pour la scène internationale, en attendant la sortie officielle de mon prochain opus.

En parlant d’album, peux-tu nous donner quelques détails sur ces nouveaux produits ?

Tout d’abord, l’album que j’ai déjà mastérisé en décembre est, on peut le dire ainsi, déjà classé. Il ne reste plus que sa duplication. Cet album retrace en fait tous mes péripéties durant ces années de pratiques. Ce sont des œuvres où l’on verra un peu de tout comme du jazz ou encore de la variété et même de la « world music ». Mais concernant mes trois titres qui sont déjà disponibles sur le Net, le premier, intitulé « Fakam-panahy » est une composition classique ou plutôt standard de jazz. D’ailleurs, c’est actuellement le plus demandé parmi les trois. Car les gens ne connaissent pas beaucoup de malgaches qui évoluent dans ce genre de musique. « Fakam-panahy » est une de mes compositions où les paroles sont en malgache. Mais apparemment, les internautes, ne comprenant pas la langue, apprécient par contre la musique et l’arrangement. Ce qui affirme encore une fois de plus que la musique est une langue universelle que tout le monde comprend. Quant à « On se demande », il s’agit plutôt d’un morceau de musique « électro » que j’ai composé avec un ressortissant turque et un indien. C’est donc une mélange de musique et de culture tout en restant dans le domaine de la musique électro. Et quant au dernier et non le moindre, rien que le titre, même pour un malgache, est déjà assez difficile à prononcer. En fait, il s’agit d’une phase interrogatoire de l’ethnie « Betsileo » traduit en mode familier : « C’est qui qu’est là ? » (Ia ia io eo io ia ?) et quand on parle d’ethnie, on baigne immédiatement dans la musique du monde ou la « world music ».


Par rapport à ces trois titres, c’est « Fakam-panahy » qui marche le mieux mais les deux autres ne sont pas lésés pour autant car ces trois titres possèdent leurs propres caractéristiques et donc, leurs propres voies.

Silo, merci de nous avoir accordé un peu de ton temps pour cette interview mais avant de conclure, as-tu des messages à faire passer ?

En fait, je n’ai pas de massage mais je voudrais tout simplement dire que dans la vie d’un artiste, il ne faut pas cesser d’étonner les gens. Je m’étonne moi-même et comprend maintenant que même les détails les plus insignifiants de la vie d’un artiste sont intéressants pour leurs admirateurs. Il en est actuellement pour ces grands noms du showbiz qui écrivent par exemple sur leur page facebook ou encore leur tweeter, qu’ils vont faire du shoping par exemple pour leur prochaine tournée, ou encore qu’ils vont faire un « bœuf » avec des « potes », mais qu’en réalité, ces « bœufs avec les potes » sont vendus à des millions d’exemplaires ultérieurement car c’était « le bœuf » de l’année. Ainsi, ceux qui suivent ces actualités consomment mieux et plus ces produits proposés sur le marché car ils connaissent leurs origines et leurs histoires même avant leur mise en vente. Et ce qui me revient à remarquer que c’est la chose qui différencie en fait, l’ère de la musique analogique et numérique. Car actuellement que tout le monde est connecté sur Internet, monsieur « tout le monde » veut donc mieux connaître ce qu’il achète avant de consommer n’importe quel produit.

Propos recueillis par Faly Rajaonarison
N.R.

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