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Madagascar : Visite du GIC : les consultations décisives pour la sortie de crise

Jeudi 11 Juillet 2013

Madagascar : Visite du GIC : les consultations décisives pour la sortie de crise
Les parties prenantes au processus de sortie de crise se retrouvent à Antananarivo pour accorder leurs violons sur la manière de sortie du bourbier dans lequel tout le monde se trouve. La partie n’est pas gagnée d’avance. (source : lexpressmada.com)

À la croisée des chemins. Tous les acteurs, aussi bien nationaux qu’internationaux, enfin presque, se retrou­vent à Antananarivo pour évoquer le processus de sortie de crise. Tout cela se déroule sur fond de divergence de points de vue des uns et des autres au moment où la situation est bloquée.

« Ce qui va se passer dans les deux prochains jours sera crucial », a indiqué Jean-Claude de l’Estrac, secrétaire général de la Commis­sion de l’océan Indien (COI), à son arrivée à Ivato hier. Il résume l’enjeu des prochaines 48 heures dans le cadre du processus de sortie de crise.

Plusieurs représentants des organisations internationales se donnent rendez-vous à Antananarivo. Ramtane Lamamra, commissaire à la Paix et à la sécurité de l’Union africaine (CPS) est arrivé hier. C’est également le cas de Joaquim Chissano, médiateur de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC). « L’Union africaine est là, la Comesa est là, la SADC est là, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) Christophe Guilhou, directeur de la paix, démocratie et droit de l'homme], est là, la COI est là, les grands pays du Conseil de sécurité sont là », soutient l’ancien président mozambicain.

À entendre Ramtane Lamamra, Joaquim Chissano, « en tant que médiateur de la SADC, devait revenir pour porter le message du Groupe internationale de contact (GIC) ». Le diplomate algérien évoque qu’« un certain nombre de personnalités devait l’accompagner pour amplifier, pour renforcer le message de la communauté internationale qu’il a à transmettre aux parties malgaches. »

Match de foot

Le commissaire à la paix et à la sécurité de l’Union africaine fait allusion au communiqué de la réunion du GIC du 26 juin à Addis-Abeba. Celui-ci réclame, entre autres, le retrait des candidats à la présidentielle qui, selon lui, ne respectent pas la loi, et la restructuration de la Cour électorale spéciale (CES). Il brandit les sanctions contre « des éléments qui rendent le processus impossible, difficile », selon Joaquim Chissano.

Beaucoup d’eau ont pourtant coulé sous le pont entre la déclaration d’Addis-Abeba et la venue de la mission du GIC. Eric Wong, chargé d’affaires à l’ambassade des États-Unis, avait indiqué que « les crises à répétition à Madagas­car étaient souvent nées des élections contestées, quand des parties prenantes principales se sentent exclues du processus », lors de la célébration de la fête nationale américaine le 3 juillet. « Les États-Unis soutiennent un processus électoral qui accepte tout candidat remplissant de manière légitime et juste les conditions légales pour la candidature, telles que prévues par les lois en vigueur à Madagascar, et conformément à l'esprit et la lettre de la Feuille de route de la SADC », poursuit-il.
Pour Joaquim Chissano, les États-unis « ont exprimé un désir si les choses pouvaient se passer autrement. C'est-à-dire trouver un moyen pour que tout le monde puisse participer. Mais cela rencontre des difficultés ». Il compare la situation à un match de foot-ball pour scénariser la décision de la CES sur la liste des candidats à la présidentielle. « Les joueurs sont sur le terrain. On peut décider de jouer autrement. Ce n’est pas tout le monde qui est d’accord. Maintenant, on peut jouer avec les pieds et les mains. Et les autres ont dit que non, on ne peut pas jouer autrement », explique-t-il.

Joaquim Chissano, mandaté par la SADC, est venu pour « expliquer un peu ce que [nous pouvons] expliquer davantage », à propos des résolutions du GIC. Il pense que « tous les efforts qui visent à trouver une solution sont bonnes. Alors si la démarche du FFKM donne un résultat positif, nous applaudirons. »
Les participants à la réunion d’Andrainarivo réitèrent la Feuille de route comme étant le cadre de sortie de crise, sans aller jusqu’à évoquer l’application de toutes les dispositions prévues par ce texte. « Mais on ne peut pas tout faire durant une transition », déclare Joaquim Chissano pour évoquer le cas du retour de l’ancien président Marc Ravalomanana.
Interrogé sur le déroulement des consultations, les représentants des organisations internationales préfèrent encore afficher la prudence. « Nous sommes un groupe représentant le GIC, un certain nombre d’organisations internationales. Laissez-nous l’occasion de nous consulter, de faire le point sur place autour du président Chissano », avance Ramtane Lamamra. « Ce qui importe, c’est Addis-Abeba », conclut-il pour commenter les divergences au sein des partenaires techniques et financiers.

Iloniaina Alain
N.R.

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