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Madagascar: le mois de mai met à l'honneur les «arts urbains»

Jeudi 19 Mai 2016

Rap, slam, skateboard, graffitis mais aussi expositions et conférences sur les fondements de la culture hip hop. Dans son programme, l'Association des médiateurs culturels a intégré toutes les disciplines du « street arts ».

Pendant deux jours, l'université d'Antananarivo a accueilli sur son campus des humoristes, des chanteurs, mais surtout des graffeurs. Le but est de faire en sorte que des artistes professionnels et des étudiants réalisent une fresque géante sur un mur de l'université. Une rencontre « colorée » entre deux mondes.

Le terrain de jeu ? Ce sont 200m² de murs décrépis qui encerclent le terrain de basket de l'université d'Ankatso. Samedi, ils étaient encore une vingtaine d'artistes et d'étudiants à jouer des pinceaux et des bombes de peintures mis à disposition pour égayer le lieu.

Prisca Rananjarison, chargée de communication au Centre de Ressources des Arts Actuels de Madagascar (Craam) a expliqué à RFI le but de ce projet : « Il s’agit de faire rencontrer les artistes graffeurs et les étudiants et de les laisser s’exprimer à travers cette fresque murale ».

Taka Andrianavalona est artiste plasticien. Même s’il a réalisé une œuvre samedi représentant la jeunesse malgache, il était surtout là pour aider les graffeurs néophytes : « Je fais ça pour les jeunes parce qu’ils ont besoin de trucs cool. On donne des conseils aux jeunes qui n’ont jamais eu le temps de faire des graffitis ».

Parfait est étudiant. Lui et ses amis ont bénéficié des conseils des pros pour le choix des couleurs et du style de leur graff. Ils ont décidé de taguer le nom du quartier de l'université, « Ambohisaina », en hommage au lieu dans lequel ils passent la majorité de leur temps.

« J’étais tout excité à l’idée de graffiter pour la première fois. J’ai un manque de matériel et de temps et on n’a pas trop l’occasion de faire des graffitis sur des murs. C’est une sensation assez particulière, aujourd’hui », confie-t-il.

Dynamiser la vie culturelle de l'université et permettre à de grands enfants de réaliser leur rêve de gosse, c’est un projet réussi pour cette « galerie d'art à ciel ouvert ».

Source : RFI.fr

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