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Madagascar : menace de sanctions contre les trois candidats contestés à la présidentielle

Jeudi 27 Juin 2013

Joaquim Chissano, le médiateur de la SADC, qui présidait la réunion
Joaquim Chissano, le médiateur de la SADC, qui présidait la réunion
Le Groupe international de contact pour Madagascar (GIC-M) a prôné, ce mercredi 26 juin, à Addis-Abeba, des sanctions ciblées contre les trois candidats contestés à l’élection présidentielle et leurs proches. (source : rfi.fr)

La Communauté de développement d’Afrique australe (SADC), l’Union africaine (UA) mais aussi d’autres institutions et pays concernés par la crise ont confirmé une position connue : les trois candidatures contestées d’Andry Rajoelina, Lalao Ravalomanana et Didier Ratsiraka doivent être retirées pour que la future élection présidentielle soit reconnue.

Pendant que les Malgaches célébraient leur fête nationale à Antananarivo, le Groupe international de contact pour Madagascar se réunissait à Addis-Abeba, en Ethiopie. Il n’y avait pas eu de réunion du GIC depuis décembre 2011. Il avait alors validé la feuille de route - signée quelques mois auparavant - et pensait donc la sortie de crise sur les rails.

Mais aujourd’hui, la situation est dans une impasse, comme l’a affirmé Joaquim Chissano, le médiateur de la SADC, qui présidait la réunion.

Sans surprise, il y a ainsi eu consensus pour réclamer le retrait des candidatures contestées. Le groupe a également critiqué la décision de la Cour électorale spéciale de valider ces candidatures, réclamant une restructuration et une recomposition de l’institution.

« La cour reconnaît que c’était des décisions basées sur des considérations politiques. Or, personne ne s’attendait à ce que la cour le fasse. En tout cas, à moi-même ils m’avaient dit qu’ils ne feraient pas de considérations politiques. Hélas, ils l’ont fait. », a déclaré, à RFI, l’ex-président mozambicain Joaquim Chissano.

Le GIC estime que l’institution a perdu sa crédibilité, et demande donc sa restructuration et sa recomposition.

Il met aussi la pression sur les candidats contestés - Rajoelina, Ravalomanana et Ratsiraka - qui sont, ainsi que leurs proches, menacés d’interdiction de voyage et de gels de leurs avoirs à l’étranger. Tout est mis en œuvre pour qu’ils renoncent à leur ambition.

« Au cas où ils ne veulent pas le faire, ils doivent savoir qu’une élection avec leur participation ne sera pas reconnue par l’ensemble de la communauté internationale », a précisé le médiateur de la SADC.

Aujourd’hui, le GIC veut encore croire que l’élection présidentielle aura lieu en 2013. L’aide financière est gelée mais reprendra dès que les mesures nécessaires auront été prises.

Joaquim Chissano devrait se rendre à Madagascar à partir du 9 juillet pour tenter de relancer le processus. L'élection présidentielle, prévue le 8 mai, a d'abord été décalée au 24 juillet puis reportée sine die.
N.R.

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