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Madagascar œuvre à la béatification de Lucien Botovasoa

Mardi 24 Avril 2012

Madagascar œuvre à la béatification de Lucien Botovasoa
À Farafangana, ville du sud-est de Madagascar, le diocèse s’affaire autour de la figure de Lucien Botovasoa. Le procès diocésain, première étape vers la béatification de ce père de famille, est ouvert depuis septembre. Mgr Benjamin Ramaroson, évêque de Farafangana, a pris le dossier très à cœur.
(source : la-croix.com)

« Ce n’est pas moi qui ai demandé d’ouvrir la cause, précise-t-il. J’ai simplement accepté ce que beaucoup demandaient depuis longtemps. »
De nombreux témoignages ont déjà été recueillis, dont ceux du dernier frère vivant de Lucien Botovasoa et de deux de ses filles. Les enquêteurs du diocèse ont gardé précieusement les informations récoltées, avant que la cause ne soit ouverte, par le P. François Noiret, jésuite anthropologue épris de cette histoire vieille de soixante-cinq ans. Les circonstances de l’arrestation et de la mise à mort du jeune Malgache ont pu être clarifiées.

IL VA AU-DEVANT DE LA MORT

Le 17 avril 1947, à 39 ans, il est décapité par les partisans du chef du village d’Ambohimanarivo, favorables aux indépendantistes insurgés contre les colons français. Se sachant en danger, il va au-devant de la mort afin d’éviter que les habitants de son village ne s’entre-tuent. « Si ma vie peut en sauver beaucoup d’autres, n’hésitez pas », dira-t-il.
« Il a été assassiné parce qu’il était chrétien, non pas pour des raisons politiques, insiste Mgr Benjamin Ramaroson. Il a toujours refusé de collaborer avec les deux parties en conflit. Il disait qu’il avait fait son choix : annoncer la Bonne Nouvelle et travailler à la réconciliation du pays. » L’endroit de sa mort est devenu un lieu de prière. Une chapelle, qui a été bénie ce dimanche, vient d’y être érigée.

UN INSTITUTEUR PÈRE DE HUIT ENFANTS

Outre les circonstances de sa mort, l’enquête diocésaine examine l’exemplarité de la vie de Lucien Botovasoa. Père de huit enfants et instituteur, il était considéré à Ambohimanarivo comme un « modèle de réussite humaine et chrétienne », selon les mots du P. François Noiret. Il jeûnait et se levait pour prier longuement la nuit.
Désireux de vivre la sainteté dans le mariage, il est devenu tertiaire franciscain en 1944. C’est donc le P. Florio Tessari, postulateur général des capucins, ordre franciscain présent à Madagascar, qui porte à Rome la cause du « serviteur de Dieu » . Lucien Botovasoa pourrait devenir ainsi le deuxième laïc malgache béatifié, après Victoire Rasoamanarivo, devenue bienheureuse en avril 1989.

Noémie Bertin
N.R.

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