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Madagascar : sortie de crise - Le GIC reste intransigeant

Vendredi 2 Août 2013

Madagascar : sortie de crise - Le GIC reste intransigeant
L'ultimatum fixé par la communauté internationale pour matérialiser ses réclamations, expire aujourd'hui. (source : lexpressmada.com)

Mais sa position et celle des candidats dans ses collimateurs, tardent à se rapprocher.

À prendre et à ne rien laisser. La communauté inter­na­tionale réaf­firme sa fermeté dans l'application des exigences qu'elle a formulées, pour conditionner son appui aux élections. Les partisans des candidats dont elle réclame le retrait de la course à la présidentielle, affirment ne pas vouloir céder à la pression.
« Pour cette question, je pense que c'est hors de question », a insisté Joaquim Chissano, chef de délégation du Groupe international de contact (GIC), lors de son arrivée à Ivato hier. « La décision qui a été prise (retrait de Andry Rajoelina, président de la Transition, de l'ancienne Première dame Lalao Ravalo­manana et de l'ancien président Didier Ratsiraka) va être celle qui va être appliquée », a-t-il ajouté.

La délégation conduite par l'ancien président mozambicain, espère l'application sans condition des sept points prévus dans l'« aide-mémoire » formulé par le GIC. Ce plan exige, entre autres, le retrait unilatéral de Andry Rajoelina à l'élection présidentielle, la restructuration de la Cour électorale spéciale (CES) et la révision de la liste des candidats avant le 31 juillet. Il en est de même de l'amendement de la loi relative à l'élection présidentielle, permettant à certains candidats à la présidentielle de se désister.

Contre le diktat

La délégation du GIC, qui effectue le suivi des recommandations de la communauté internationale, se montre intraitable concernant le réexamen de la liste des candidats. « Il faut que la Cour nous présente une liste des candidats révisée, en conformité avec la loi », souligne l'ancien président mozambicain.
Joaquim Chissano laisse entreouverte une fenêtre, concernant le délai d'exécution des exigences internationales. « Si nous sommes satisfaits, on peut envisager d'autre délai pour les sanctions », indique-t-il, avant de réaffirmer la position de la communauté internationale.

« Mais ça ne signifiera pas un changement de position. Ce sera l'appui d'un bon accomplissement [des réclamations internationales] », précise-t-il.
Surenchère ou réalité, la position des uns et des au­tres ne semble pas se rapprocher, moins de 24 heures après l'expiration de l'ultimatum fixé par le GIC. Seule la loi pour restructurer la CES est votée, mais la matérialisation de la refonte n'est pas gagnée d'avance. Les partisans d’Andry Rajoelina et la mouvance Ravalomanana contre-attaquent et fustigent la démarche de la communauté internationale.

Jean de Dieu Maharante, conseiller spécial d’Andry Rajoelina, tacle la médiation. « Nous sommes pour le dialogue et nous opposons au diktat. La médiation est une démarche souple, avec une capacité d'écoute et de compréhension. Elle doit se remettre en question pour trouver où elle avait failli », rappelle le vice-président du Conseil supérieur de la transition (CST), mettant en exergue les « efforts et la bonne volonté » du régime à réaliser les demandes internationales. Il fait allusion à l'adoption de la révision de la loi sur la CES, au déplacement d’Andry Rajoelina en Tanzanie pour discuter des « trois solutions » pour la sortie de crise.

Le magistrat de formation s'insurge contre le projet de révision de la liste des candidats à la présidentielle. « L'article 45 de la Feuille de route reconnaît le respect des com­pétences de notre juridiction. Je ne parle pas du principe universel de la force des choses jugées. Certains principes, comme la souveraineté, ne sont pas négociables », riposte-t-il. « La Feuille de route consacre le dialogue malgacho-malgache. Laissons les Malgaches réfléchir sur leur situation et la médiation méditer sur son inefficacité », conclut-il.

Le camp de l'ancien président Marc Ravalomanana martèle également le caractère « non-négociable » de la candidature de Lalao Ravalo­manana, selon Hanitra Razafi­manantsoa, vice-président du CST. Elle prévient l'idée selon laquelle la décision de la communauté internationale « ne résoudra pas la crise ».

Le membre du bureau permanent de la Chambre haute formule à son tour ses revendications. « On parle de fermeté et de sanctions. Il faut que la communauté internationale fasse la même chose dans l'application de la Feuille de route, y compris les mesures d'apaisement », soutient Hanitra Razafimanantsoa.

Iloniaina Alain
N.R.

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