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Marco Foyot, coach de Madagascar aux Championnats du monde, la vie comme une fête

Mercredi 30 Mai 2012

Marco Foyot, coach de Madagascar aux Championnats du monde, la vie comme une fête
Toujours en voyage, jamais au même endroit, et pourtant toujours au centre : Marco Foyot, cette année encore, sera au cœur des principaux évènements pétanque de la saison. Joueur aux Masters de pétanque et au championnat de France triplettes, consultant télé au Mondial la Marseillaise, coach de Madagascar aux Championnats du monde... (source : boulistenaute.com)

Marco Foyot, coach de Madagascar aux Championnats du monde, la vie comme une fête
Tu joues beaucoup aux boules en ce moment ?
Pas trop (rires). Mais je m'occupe beaucoup de pétanque : en tout cas, je n'arrête pas. Au début du mois, j'étais à Capbreton pour signer des partenariats pour le Souvenir de mon père, qui aura lieu du 13 au 16 juillet. Ensuite, je suis parti à Cannes pour trois jours de folie : montée des marches, soirées en boîte où tu croises Cindy Lauper ou Cassie, retour à Montpellier avec la super-fête pour la victoire en Ligue1 : re-boîte, rencontre avec des agents de stars, des gens avec qui je vais peut-être faire un peu de business... Début de semaine, direction Paris pour la présentation du prochain Mondial la Marseillaise : super-soirée là encore, où je retrouve mon pote Philippe Lavil avec qui j'avais joué au tennis dans le temps, ma copine Véronique de Villèle, Tex, Claude Brasseur, Alain Cantarutti qui a joué du Stevie Wonder au piano...

Marco Foyot, coach de Madagascar aux Championnats du monde, la vie comme une fête

Marco Foyot, coach de Madagascar aux Championnats du monde, la vie comme une fête
Et bientôt, ce sont les Masters qui commencent. Ton équipe arrive en tête du sondage sur les formations préférées des boulistenautes : ça t'étonne ?
Oui, quand même, parce que pas mal de gens avaient l'air de penser que nous sommes des has-been. J'ai découvert le sondage hier : çà me fait plaisir, ça me donne un coup de jeune. Mais bon, les favoris, ce n'est pas nous, c'est l'équipe de France.

Marco Foyot, coach de Madagascar aux Championnats du monde, la vie comme une fête
Comment tu le sens, cette équipe avec Fazzino, Passo et Miléi ?
D'abord, elle me plaît. Et puis, elle ressemble à celle de 2008, avec Richard Bettoni, Eric Bartoli et Passo (victorieuse des Masters face à la Dream team NDLR). C'est une équipe dans laquelle on peut parler, se dire pas mal de choses, comme dans un vieux couple. Je pense que dans certaines autres équipes, la parole ne sera pas aussi libre.

Vous allez affronter d'autres formations redoutables dans cette épreuve. Laquelle te paraît la mieux armée pour l'emporter ?

Toutes, ce sont les Masters : les meilleurs sont là, il faut respecter tous les adversaires. Moi, je respecte les six autres équipes
.
Mais quand même ?

Eh bien, j'aurais un regard particulier sur l'équipe de Madagascar, parce que je les coache. Je serai certainement amené à leur apprendre des choses, même si je joue contre eux.

Alors, Madagascar, tu y étais le mois dernier, pour ta nomination de Directeur sportif de l'équipe nationale. Comment comptes-tu jouer ce rôle et qu'est-ce que tu prévois prochainement ?

La première fois que je suis allé en Floride, je m'étais rendu à Tampa Bay, au camp d'entraînement de Nick Bollitieri : c'est une école de tennis qui a sorti un nombre incroyable de champions. J'avais été très impressionné par ce concept, et je vais monter un camp d'entraînement à Castelnau sur la même idée : on commence mercredi et jeudi prochain avec deux journées où je vais essayer d'inculquer à mes joueurs ce qu'il leur manque encore, notamment quelques notions de stratégie.

Tu vas coacher l'une des formations favorites du prochain championnat du monde, pour un pays qui ne cache plus ses ambitions au niveau mondial. Quels sont les atouts de cette équipe ?

Les Malgaches apportent quelque chose de neuf dans la pétanque. Ils ont de la fraîcheur, beaucoup de respect, aucun vice. Mais cette fraîcheur peut devenir de la naïveté, il faut la canaliser. Ce sont également des super-pointeurs, il faudra que je les amène à pointer un peu plus. Et puis sur le bord, je peux jouer un rôle, les préserver de la pression par exemple.

En tout cas, je suis heureux que la Fédération malgache ait fait appel à moi. Je suis français, mais je remplirai mon rôle, même si nous rencontrons la France.
Quels sont tes objectifs pour ces championnats du monde, quel est le stade où il faudra au moins parvenir ?
Ce sont les finalistes en titre, donc le challenge est difficile : c'est clair que dans l'île, on pense beaucoup au titre. Moi, j'espère que nous serons dans le dernier carré, pour remplir le contrat et faire honneur à Madagascar et au public malgache qui devrait être nombreux à Marseille.
D'ailleurs, c'est un public qui ressemble assez au public marseillais : il aime le beau jeu et l'applaudit, quel que soit l'équipe qui le produit. Par contre, quand ça joue mal...

Tu étais à Madagascar en avril, on l'a dit. Et tu es tombé amoureux de cette île...

Oui, j'ai beaucoup aimé ce voyage, ce n'était que du bonheur. Bien sûr, c'est un pays très pauvre, mais moi, je n'ai pas vu ça : j'ai vu des gens courageux, qui s'en sortent, qui déchargent un camion de cinq tonnes pour un ou deux euros pour manger et faire manger leur famille. Des gens qui travaillent la terre, dans les champs ou dans les rizières. Les yeux de ces gens, leur sourire... Cà m'a changé de la France, des gens qui font la gueule et qui ne savent pas leur bonheur.

Marco Foyot, coach de Madagascar aux Championnats du monde, la vie comme une fête
Et tu es allé à Betafo...

Et je ne l'ai pas regretté ! Tu sais, c'est de là que sont sortis Jean-Jacky, Tina, Carlos. C'est un endroit de pétanque formidable, ça joue un peu d'argent, toute la journée, dans des terrains tous cassés. J'ai vu des gamins jouer avec des boules dépareillées, ressoudées : ça aussi ça fait réfléchir quand on revient. En France, les jeunes, ils regardent leurs écrans, jamais par terre. La-bas, ils ne regardent que ça : pour certains, le sol, c'est leur gagne-pain.

Cà m'a rappelé le Brésil, les gamins qui jouent au foot dans les favelas avec des ballons de tissu. C'est pour ça que je dis que les Malgaches, ce sont les Brésiliens de la pétanque.

Cà m'a rappelé ma jeunesse aussi : Betafo, c'est le Cagnard, le Blockaus, la pétanque à l'ancienne. Et puis j'ai vu des minots de huit ans qui tiraient comme Dylan, une petite fille qui envoyait les boules aussi bien que Zombie. Madagascar a un potentiel extraordinaire.
N.R.

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