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Mortalité infantile - Faute de mieux, certaines ONG forment des femmes au diagnostic à Madagascar

Vendredi 30 Novembre 2012

Mortalité infantile - Faute de mieux, certaines ONG forment des femmes au diagnostic à Madagascar
A Madagascar comme dans beaucoup de zones rurales pauvres, paludisme, diarrhée ou infections respiratoires font des ravages chez les enfants de moins de cinq ans, alors même que ces maladies pourraient être évitées, ou rapidement guéries avec les traitements adaptés. (source : 20minutes.fr)

L'information sur ces pathologies demeure inexistante, les mesures de prévention ne sont donc pas prises et les structures médicales sont souvent trop éloignées ou mal approvisionnées en médicaments pour répondre à l'urgence.

Ateliers de sensibilisation

L'organisation humanitaire Inter Aide est partie de ce constat pour développer depuis 2001 un projet de sensibilisation et de formation des mères de famille dans les villages de Madagascar. «Les mères sont les premières à pouvoir intervenir. De leur réaction face à une poussée de fièvre chez un enfant dépend toute la suite», explique Philippe Redon, médecin et coordinateur du projet du projet pour Inter Aide. Dans les villages ciblés, qui comptent près de 250 000 habitants sur l'ensemble du district, l'ONG organise des ateliers de sensibilisation aux maladies, aux gestes de prévention, et aux traitements disponibles.

Au sein de ces groupes, le but est de faire émerger des mères plus influentes à qui il est proposé de devenir «référentes», c'est-à-dire formées pour diagnostiquer rapidement les maladies et disposer des doses de traitement appropriés. «Il s'agit de créer un palier de soin entre les villages et les structures médicales, en permettant à des milliers de femmes de réagir rapidement», résume Philippe Redon.

Il faut ensuite faire reconnaître les «mères-référentes» par les structures de soin locales, «de manière à impliquer les personnels de santé dans une sorte de formation continue de ces femmes», ajoute Philippe Redon. Inter Aide favorise ainsi l'autonomie du système en permettant la création de liens durables entre les villages et les structures médicales.
L'approvisionnement en médicaments est au cœur de ces échanges. L'ONG assure la disponibilité continue et locale des médicaments. Mais c'est aux femmes de rendre compte périodiquement du nombre de doses qu'elles ont utilisées et de voir avec le personnel médical la quantité de produits dont elles ont besoin pour la suite.

«A défaut d'alternative»

«L'enjeu du projet est d'ancrer la prévention et le traitement dans les pratiques» insiste Philippe Redon. Le système est informel mais les résultats considérables : en deux ans, le taux de mortalité dans les régions ciblées a été divisé par deux. «On ne s'attendait pas à un tel impact», s'étonne encore le coordinateur du projet. Avant de glisser en conclusion qu'«à moindre coût et à défaut d'alternative, ce système est parmi les plus efficaces».

Marika Mathieu

N.R.

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