Brèves Madagascar

Pour l'Union européenne, Air Madagascar est de nouveau apte à voler

Vendredi 17 Juin 2016

Boeing 737-300 de la compagnie Air Madagascar. © Wikimedia Commons/Maarten Visser
Boeing 737-300 de la compagnie Air Madagascar. © Wikimedia Commons/Maarten Visser
Jeudi 16 juin, l'Union européenne a retiré Air Madagascar de sa « liste noire » des compagnies aériennes.

En 2008, un audit de l'Organisation de l'aviation civile internationale (OACI) avait dénombré plus de 570 problèmes « majeurs » de sécurité. Problèmes dus surtout au manque de rigueur dans le suivi des procédures et dans la gestion.

En 2011, l'Union européenne avait placé la compagnie nationale malgache sur l'annexe B de la « Safety list », la liste de sécurité. Cette annexe recense les compagnies aériennes faisant l'objet de restrictions d'exploitation dans l'UE. Pour Madagascar concrètement cela signifiait l'interdiction pour ses deux long-courriers de survoler l'espace aérien européen.

Pour sortir de l'annexe B, il a surtout fallu faire de gros effort pour mieux encadrer la compagnie et coller aux standards de sécurité européens. « Les organismes internationaux avaient des doutes sur le niveau de sécurité opérationnel de la compagnie. Ca tient d'abord à une lacune dans la gouvernance, à la fois de l'aviation civile et des opérateurs. Deuxièmement, l'insuffisance des ressources qualifiées et compétentes pour faire le travail », explique James Andrianalisoa, directeur général de l'Aviation civile de Madagascar.

Pendant cinq ans, la compagnie avait dû passer par des intermédiaires pour contourner les interdictions. « Vos avions ne peuvent pas atterrir ou survoler un pays européen ? Et bien vous êtes obligés de louer un avion, immatriculé dans les pays européens pour faire vos vols. Les conséquences en terme de coûts sont très, très importants », poursuit M. Andrianalisoa.

Cela représente des dizaines de millions d'euros depuis 2011 pour Air Madagascar, alors que la compagnie n'échappe à la faillite que grâce aux subventions de l'Etat malgache. Le président de la République Hery Rajaonarimampianina s'est donc montré soulagé : « Aujourd'hui, je crois qu'Air Madagascar va pouvoir alléger ses charges, va pouvoir négocier avec les partenaires. Il y a lieu d'être heureux », s'est-il réjoui.

Mais la priorité c'est de réussir à maintenir le niveau pour éviter de se retrouver à nouveau sur la liste noire des compagnies aériennes en Europe.

Sources RFI
N.R.

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