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Pour la création d’un collectif d’artisans

Lundi 8 Avril 2013

Pour la création d’un collectif d’artisans
Saint-Leu. A l’occasion de la semaine du développement durable, l’association Unité Métis a invité plusieurs créateurs de toutes sortes, respectueux de l’environnement et utilisant des matières premières naturelles.

... Une problématique, souvent évoquée est alors revenue sur le devant de la scène. Celle de la place que parviennent à occuper aujourd’hui les artisans péi sur le marché réunionnais. Force est de constater qu’elle reste toujours très faible. Une partie d’entre eux ne font que vivoter de leur activité. A l’image de Verdiane Gruson, qui a ouvert sa boutique "Kaz ti panier" à Etang-Salé il y a un an. Cette spécialiste du tressage de vacoa a participé à la manifestation, tenue au conservatoire botanique à Saint-Leu.

"Une authenticité unique"

"Je ne parviens pas à vivre de ce que j’aime", regrette-t-elle. Un exemple : le coût affiché de ce mini bertel s’élève à 1,50 euro. Dérisoire par rapport au temps consacré à le réaliser. "Tous les week-ends, je les passe à aller chercher ma matière première", ajoute-t-elle. C’est plutôt autour de 12 euros que devrait donc se commercialiser cet objet. Soit un tarif dix fois plus élevé que l’équivalent malgache. C’est bien cette concurrence déloyale qui une nouvelle fois fait parler d’elle. "Seuls les gens d’ici achètent les produits d’ici", avance-t-elle. Les touristes eux, se ruent au marché forain de Saint-Paul. Avec les paniers multicolores, ils feront plaisir à toute la famille pour une somme modique. Comble du comble, la gérante se trouve dans l’obligation de revendre des accessoires fabriqués dans la Grande-Ile pour s’en sortir financièrement. Il semble donc désormais urgent d’instaurer un label de type "nou la fé", à l’image du dispositif existant dans l’alimentaire. Le consommateur aurait ainsi les moyens d’identifier la provenance de son achat et pourrait, par la même occasion, choisir ou pas d’encourager les conditions de travail indignes auxquelles sont confrontés les Malgaches… "Je travaille depuis l’an 2000 dans l’artisanat. Ce label n’est pas une idée nouvelle ! Les élus doivent faire quelque chose", clame Verdiane Gruson.

Pour ces raisons, et profitant des Journées européennes des métiers d’art qui se déroulent actuellement, le président de l’association, Sylvain Courdil, a jeté les bases d’un collectif d’artistes. Ils sont une trentaine, prêts à rejoindre ce cercle. "On n’arrive pas à vivre de notre travail. La valeur du temps passé n’est pas respectée", insiste le styliste. "Il faut que les institutions reconnaissent nos compétences".

A ses yeux, la Réunion excelle en la matière, dans les bijoux, la bagagerie, la mode, le tressage, etc. Les différentes influences offrent à la créativité un métissage apprécié. "Nous avons une authenticité unique au monde !", assure le militant. "En nous réunissant, on arrivera à se faire entendre". A suivre.

D.F.B.

N.R.

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