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Présentation de la Direction de La Diaspora à l'Ambassade de Madagascar à Paris ce 2 septembre 2016

Dimanche 4 Septembre 2016

La rencontre avec la Direction de la Diaspora a eu lieu, au siège de l'Unesco, le jeudi 1er septembre pour la restitution de l'étude commanditée par l'OIM en partenariat avec l'Ambassade de France à Madagascar et le vendredi 2 septembre, à l'Ambassade de Madagascar à Paris, pour la Présentation de la Direction de la Diaspora.

La FORIM et l'Université de Poitiers ont coopéré pour mener cette étude afin de soutenir la nouvelle Direction de la Diaspora au sein du MAE.

Quelques points se dégagent de cette étude.
Le regroupement familial est le motif principal de migration des malgaches en France (57%).
Cette migration a un visage féminin avec un ratio de 63% de femmes.
D'un point de vue socio-culturel, les ressorts migratoires sont essentiellement individuels et motivés par la réalisation d’études en France. (plus de 60 % en master et doctorat).
Au niveau socio-économique, le taux de chômage des immigrés malagasy est inférieur aux taux de chômage moyen des immigrés en France...


Environ 150 000 malgaches sont régulièrement répertoriés en France et on n'en compte pas moins de "non répertoriés".
Il est à déplorer que seules 407 personnes aient répondu à cette enquête.
Quelles sont les raisons de cette "démission" ?
Est-ce la diffusion de l'enquête, pourtant largement relayée sur le site des Ambassades, sur les réseaux sociaux, par mail pour certain, dans certains journaux et sur Madaplus, également ?
Est-ce lié à la crainte de la caricature d'englober la Diaspora dans des métiers considérés comme "subalternes", les hommes sont des livreurs ou chauffeurs de taxi et les femmes des aides ménagères ?
Est-ce la crainte d'être répertorié et d'être remis à la frontière à défaut de papiers réglementaires ?
Est-ce un manque de confiance à l'égard des gouvernants et un rejet de toute tentative d'établir des ponts ?
Est-ce un manque d'informations ?

Présentation de la Direction de La Diaspora à l'Ambassade de Madagascar à Paris ce 2 septembre 2016
Plusieurs représentants consulaires des régions ont fait le déplacement pour assister à la rencontre du 2 septembre. C'est l'occasion pour la Direction de la Diaspora de se présenter et de situer ce service administratif au sein de la grande administration du MAE.
L' engagement avait été pris par le Président juste après son élection lors de sa venue en France de créer unservice de la Diaspora au sein d'un ministère.
Le deuxième engagement concerne le droit de vote de la Diaspora à l'instar des autres Diaspora.
Cette revendication est légitime dans la mesure où un malgache reste un malgache à part entière qu'il vive au pays ou à l'étranger.
Toutefois, si nous sommes prompts à réclamer des droits, il faudrait aussi que nous ne perdons pas de vue nos devoirs.
Pour qu'un individu puisse être électeur, il faut qu'il soit répertorié au sein d'un fokontany, qu'il justifie d'un lieu de résidence, qu'il figure sur une liste électorale.
Notre fokontany en France, ce sont les Ambassades ou les Consulats.
Il est expressément marqué à la dernière page du passeport que "le titulaire d'un passeport DOIT, s'il se fixe à l'étranger, se faire immatriculer au Consulat de la République de Madagascar dans un délai de trois mois après son arrivée dans la circonscription consulaire."
Comment pouvons-nous réclamer un droit de vote alors qu'administrativement, nous n'existons pas ? Nous ne sommes répertoriés nulle part.

Cette présentation a permis de souligner les objectifs de cette Direction de la Diaspora :
" - Promouvoir la participation de la Diaspora malagasy au développement socio-économique de Madagascar.
- Promouvoir l'enracinement de la jeune génération à la culture et à l'identité malagasy.
- Assurer la protection des intérêts de la Diaspora dans les pays d'accueil. "

Quels en sont les axes prioritaires ?
" - Une meilleure connaissance de la Diaspora.
- Un renforcement des liens entre la Diaspora et Madagascar.
- Une mobilisation de la Diaspora, un appui aux actions et plaidoyer en vue de l'adoption des mesures incitatives.
- Un renforcement de la coopération internationale ?

Pour de plus amples renseignements, vous êtes invités à consulter le site du MAE, des Ambassades et Consulats.

Un débat entre le Directeur de la Diaspora, madame Lanto Rahajarizafy et quelques membres de la Diaspora, qui ont répondu à l'invitation lancé sur le site de l'Ambassade, a suivi cette présentation.

Les principales questions posées portent en priorité sur le Droit de vote, sur la valeur ajoutée qu'apporterait cette direction, sur la nécessité d'établir la carte consulaire, sur le rôle des Ambassades et Consulats et sur les réalisations concrètes des uns et des autres mais également sur les défaillances de l'Ambassade et sur l'absence de nomination d'Ambassadeur quand bien même le pays est doté d'un gouvernement légitime.

Concernant le droit de vote promis par le président, une meilleure connaissance de la Diaspora en est un préambule....
Ce Droit de vote est resté lettres mortes depuis plusieurs décennies. Toutefois il appartient à chacune des parties, Direction de la Diaspora et Diaspora, de faire un pas vers l'autre en apprenant à se connaître et en se faisant confiance mutuellement, en commençant par l'obligation de base de s'immatriculer et d'établir la carte consulaire chaque année.

Pour l'instant, avec l'étude récente, seules 400 personnes sont répertoriées sur plus de 150 000 ...

Concernant la valeur ajoutée de cette Direction, elle s'engage à accompagner les membres dans leurs démarches administratives, économiques et à coordonner les mesures incitatives pour une plus grande efficacité. (Cf organigramme sur le site du MAE).

Pour ce qui est de la nomination d'un Ambassadeur, il s'agit d'une question qui dépasse la compétence du Directeur de la Diaspora

Présentation de la Direction de La Diaspora à l'Ambassade de Madagascar à Paris ce 2 septembre 2016
Pour les défaillances constatées au niveau de l'Ambassade à Paris, les reproches portent essentiellement sur l'impossibilité de les joindre par téléphone, aucune ligne fonctionnelle sur les 3 numéros proposés.

Des améliorations sont apportées depuis.

En l'absence de budget, la représentation utilise parfois le "MAP" pour pallier aux insuffisances budgétaires. Il s'agit d'un mode de financement pour le moins original car il s'agit de contribution de la part des fonctionnaires "mamaoka am-paosy", littéralement, "sortir de sa poche".

Les membres de la Diaspora attendent également un service minimum, l'existence d'une ligne pour correspondre avec leur représentation à Paris.

Si chaque membre de la Diaspora s'acquittait du droit pour l'établissement de la carte consulaire, (5 euros), peut-être les lignes pourraient-elles être rétablies.... ? Au moins l'Ambassade disposerait d'une trésorerie pour y remédier..
Sur les actions concrètes de l'Ambassade et des consulats, les intervention successives de Mme Le Chargé d'affaires, Véronique Resaka, Monsieur le Consul Général de Marseille, Randriakoto Honoré, Monsieur le Consul Honoraire du Grand Ouest France, Jérémie Gordien Ravahimanana ont permis de prendre connaissance des actions entreprises.

Ils ont contribué à soutenir certaines personnes en situation irrégulière, à accompagner des malades sans droit, à accompagner des prisonniers malgaches, à répondre aux différentes demandes administratives, à accompagner le déménagement des personnes qui veulent rentrer, respectivement dans leur juridiction.

Il s'agit d'activités administratives sur lesquelles il est difficile de communiquer, non seulement par discrétion pour les personnes concernées, mais au même titre que d'autres services, toutes les activités effectuées, ne font pas forcément l'objet d'une communication.

Présentation de la Direction de La Diaspora à l'Ambassade de Madagascar à Paris ce 2 septembre 2016
En un an d'existence, quelles sont les actions concrètes à mettre à l'actif de la Direction de la Diaspora ?
Le Directeur de la Diaspora a cité la mise en place d'un site internet afin de faciliter les échanges entre la Diaspora et la Direction de la Diaspora, l'établissement d'une convention régissant la migration des travailleurs dans les pays à risque tel que l'Arabie Saoudite, le Koweit et le Liban, le rapatriement de 34 salariés en provenance de ces pays, le fonctionnement des différents services de la Direction de la Diaspora et leurs attributions respectives et la politique à mettre en place pour inciter l'investissement des nationaux.
Le travail ne peut se faire isolément et pour la réussite de cette vaste entreprise, la contribution et les échanges entre Direction et Diaspora sont fortement attendus. C'est un travail de longue haleine qui nécessite une forte mobilisation de tout un chacun.

Pourquoi un Directeur à Madagascar et pas pris parmi les membres de la Diaspora ? D'abord, parce qu s'il fallait attendre la personne qui ferait l'unanimité pour ce poste, on serait encore là dans quelques années. Pire qu'une élection présidentielle...

Un membre qualifié de la Diaspora accepterait-il d'être rémunéré selon la grille indiciaire de la fonction publique malgache ?

Avec le développement de l'autoroute de l'information, il est aisé d'échanger, pour qui le veut... que chacun y ramène son expérience, ses compétences.
Pendant que nous tergiversons, d'autres Diaspora contribuent concrètement et efficacement au développement de leur pays comme le Sénégal, le Vietnam...

Nous sommes aussi farouchement attachés à l'appellation Malagasy et non malgache.
Il s'agit là d'une simple règle grammaticale.

Si je parle dans ma langue maternelle, j'utiliserais forcément le terme Malagasy, mais si je parle dans une autre langue, je me plierais aux exigences de la langue.

Un anglais ou un allemand ne dirait certainement pas en français. Je suis "British" ou je suis "Deutch". Il dirait simplement je suis anglais ou je suis allemand. De même, un français parlant Anglais ne dirait pas, "I'm français", mais "I'm french".
Il n'y a que le malgache qui exige que l'on dise, je suis malagasy !

Tout est question d'interprétation.

Lala Haingo Rajaoarisoa
Lala Haingo Rajaoarisoa


1.Posté par Rabesona le 06/09/2016 18:58
Bien bizarre toutes ces bonnes intentions et déclarations des uns et des autres!!??....
La question que je pose moi alors, est très simple: " pourquoi fermer , sans ménagement, un Consulat, réputé par la qualité des services qu'il rend, répondant à toutes ces exigences cités, disposant de tous les moyens qu'il faut pour satisfaire la diaspora de sa juridiction, mais aussi d'autres qui le sollicitent, sans chercher à se faire voir, ni à se faire un nom."
Moi avec d'autres ne comprenons pas et restons sans voix.!!..

2.Posté par RABETAFIKA le 06/09/2016 22:58
Un membre qualifié de la Diaspora accepterait-il d'être rémunéré selon la grille indiciaire de la fonction publique malgache ?

Sur des postes "diplomatiques" (ambassade ou consulat), avec les coefficients de correction appliqués sur les rémunérations, il y aurait une très longue queue d'attente à l'entrée du bureau de recrutement.

Ce n'est pas l'argent qui manque, me semble-t-il ...

3.Posté par RABETAFIKA le 06/09/2016 23:00
Nous sommes aussi farouchement attachés à l'appellation Malagasy et non malgache.
Il s'agit là d'une simple règle grammaticale.

Si je parle dans ma langue maternelle, j'utiliserais forcément le terme Malagasy, mais si je parle dans une autre langue, je me plierais aux exigences de la langue.

Un anglais ou un allemand ne dirait certainement pas en français. Je suis "British" ou je suis "Deutch". Il dirait simplement je suis anglais ou je suis allemand. De même, un français parlant Anglais ne dirait pas, "I'm français", mais "I'm french".
Il n'y a que le malgache qui exige que l'on dise, je suis malagasy !

Débat stérile, nationalisme stupide effectivement ! Ayons le courage de le dire.

4.Posté par RAKOTOARISOLO Fara le 07/09/2016 17:20 (depuis mobile)
Je reste sans voix (e)...nous sommes a l''image de ceux qui nous gouvernent et nous meritons notre mediocratie sur l''ile comme a 9000km

5.Posté par Rabezanany le 02/10/2016 19:00
C'est une bonne initiative.J'irai bien me renouveler ma carte consulaire dans les jours qui suivent, il y a ce sentiment de rejet quand l' on a pas le droit de vote.C'est une manière comme une autre de remédier avec ce qui peut se réaliser mais aussi "participer" pour le pays. Tsisy tsony le hoe" modia @ zay less refa te-hanao aminy f'aza lany andro @ le"foke yaka", na le hoe" ko manin ary no tsy mody fa lany rora @le mialolaloka any ampitandranomasina!!"

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