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Présidentielle à Madagascar : Treize candidats à disqualifier

Mercredi 29 Mai 2013

Tomaz Salomao renchérit face à la presse à Addis-Abeba lors du sommet du cinquantenaire de l'UA. « Qu'ils (Rajoelina, Ratsiraka, et Lalao Ravalo­manana) continuent ou non n'est pas notre problème. notre position est l'obligation de respect de la légalité à Madagascar
Tomaz Salomao renchérit face à la presse à Addis-Abeba lors du sommet du cinquantenaire de l'UA. « Qu'ils (Rajoelina, Ratsiraka, et Lalao Ravalo­manana) continuent ou non n'est pas notre problème. notre position est l'obligation de respect de la légalité à Madagascar
Lu sur le net : Comme attendu Andry Rajoelina n'a pas remis sa démission à l'expiration du délai hier. Il a demandé à la Cour électorale spéciale de reporter d'un mois la présidentielle et un traitement égalitaire de tous les candidats frappés par la décision de l'Union africaine.

Je suis disposé à retirer ma candidature à condition qu'il y ait un traitement égalitaire par rapport aux personnalités visées par les décisions du CPS de l'Union africaine lors de sa 376e session sur la situation à Madagascar.

C'est ainsi qu'Andry Rajoelina, dans une lettre adressée hier à la Cour électorale spéciale, répond à la communauté internationale qui condamne sa candidature ainsi que celles de Didier Ratsiraka et de Lalao Ravalo­manana jugées facteurs d'insta­bilité pour le pays.

Dans un premier temps on a reproché au président de la Transition d'avoir déposé hors délai sa candidature et ensuite le Conseil de paix et de sécurité a soulevé l'interdiction pour un auteur de changement de pouvoir non démocratique de participer à des scrutins pour le rétablissement de l'ordre constitutionnle selon la doctrine de l'Union africaine adoptée en 2012.

Andry Rajoelina a déjà répondu positivement à l'appel du Conseil de réconciliation, du comité de suivi et de contrôle de la Feuile de route, de la Police et de l'Armée à condition que Lalao Ravalomanana et Didier Ratsiraka en fassent autant. Une tentative vouée à l'échec qui rend la situation de plus en plus compliquée. La démission de Rajoelina n'aura donc rien résolu si les deux autres candidats, sur lesquels il n'a aucun pouvoir, ne s'éxecutent pas.

Ce qui motive sa demande de report de l'élection afin de régler tous les litiges autour des candidatures. La communauté internationale en général, l'Union africaine et la Sadc en particulier doivent être logiques avec elles-mêmes. Elles ont sanctionné 109 personnes jugées avoir pris part au renversement de Ravalo­manana à l'instar de Rajoelina. Parmi elles figurent huit candidats en l'occurrence Camille Vital, Hajo Andrianainarivelo, Monja Ronidefo, Alain Tehin­drazanarivelo, Noelson William, Julien Razafimana­zato, Jean Lahiniriko et Roland Ratsiraka. Le médiateur attitré de la Sadc, Joaquim Chissano en a pipé mot sur RFI.

« Pour l'Union africaine et la Sadc, tous ceux qui ont opéré un changement anti-constitutionnel sont dans l'illégalité, ils devraient retirer leurs candidatures », a-t-il souligné. Une déclaration imprécise quant aux candidatures visées. Candidat menacé par le CPS pour avoir été un bouillant acteur de la révolution orange, Haja Andrianainarivelo sort un bouclier. « Je ne sais pas si les conseillers de certains sont compétents en matière de loi, mais la charte de l'Union africaine n'est pas encore ratifiée par Madagascar et ne s'applique pas à nous », rétorque-t-il.

Maladresse

Et pour faire le parallèle avec le cas de Lalao Ravalomanana et de Didier Ratsiraka dont la candidature est contestée pour n'avoir pas rempli les conditions exigées par le code électoral, il faut reconsidérer les candidatures des « expatriés » en l'occurrence Roger Kolo, Jules Etienne, Rajemison Rakotomaharo, Camille Vital et Ny Rado Rafalimanana.

Reste à savoir comment la communauté internationale peut rectifier le tir et rattraper son enième mala­dresse. Brandir les menaces de sanction ne sert pas à grand chose étant donné que cela fait quatre ans que la population vit dans la diset­te alors que les dirigeants se prélassent dans l'opulence. Rajoelina peut bien rester là où il est et aussi longtemps qu'il le veut quitte à mettre une croix sur la Feuille de route si la communauté internationale continue à persister dans sa vision strabique des candidatures.

En tout cas, à la date d'hier il n'a ni démissionné ni retiré sa candidature tout en demandant à la Cour électorale spéciale un report d'un mois de l'élection conformément au souhait émis par le Conseil de réconciliation pour cas de force majeure. « Le dépôt d'une démission de ma part ne peut-être encore envisagée tant que les points litigieux ne sont pas encore tranchés », indique-t-il hier dans sa lettre. Plus loin, il est plus précis. « Toutes les conditions nécessaires pour la tenue d'élections libres, justes et transparentes ne sont pas réunies », martèle-t-il.

Le problème reste ainsi entier et inextricable. De deux choses l'une, soit la communauté internationale choisit de disqualifier tous ceux qui sont hors la loi, soit elle attend des retraits visiblement impossibles à espérer des candidats irréductibles comme Lalao Ravalomanana et Didier Ratsiraka. Et l'attente hypothèque le maintien de la présidentielle au 24 juillet. Voilà l'echeveau que le docteur Leonardo Siamao, membre de l'équipe de médiation de la SADC, arrivé hier pour une nouvelle mission, doit effilocher.

Mais visiblement il n'a pas une solution magique dans ses bagages. « Je suis ici pour éclairer le point de vue de la communauté internationale pour expliquer pourquoi elle insiste sur le point de vue qu'il faut que la loi malgache soit respectée strictemennt par les candidats », a-t-il lancé à son arrivée hier à Ivato. Son collègue Tomaz Salomao renchérit face à la presse à Addis-Abeba lors du sommet du cinquantenaire de l'UA. « Qu'ils (Rajoelina, Ratsiraka, et Lalao Ravalo­manana) continuent ou non n'est pas notre problème. notre position est l'obligation de respect de la légalité à Madagascar. Nous n'allons pas reconnaître ceux qui ont soumis leur candidature en violation de l'ordre juridique à Madagascar », a-t-il tonné.
Autrement exprimé,il faut s'attendre à de nouveaux palabres faute d'avoir été incisif et impartial depuis le début de la crise.

Iloniaina Alain et Herisetra / (source : lexpressmada.com)
N.R.

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