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Presse malgache en 2011 : l’avis de journalistes chevronnés

Mardi 3 Mai 2011

Jean-Paul Razafimahatratra, de la RNM...
Jean-Paul Razafimahatratra, de la RNM...
Célébration ce 3 mai de la Journée mondiale de la liberté de la presse. Officiellement âgée de 133 ans, la presse malgache célèbre également cette journée à travers diverses manifestations.

Ratsivalaka Liliane, ancienne Présidente de l’AFJM...
Ratsivalaka Liliane, ancienne Présidente de l’AFJM...
Ainsi, la conférence - débat de ce jour s’intitule "Journalisme, victime des journalistes", et se tiendra au SAMIS - ESIC (centre de formation en communication du Collège Saint-Michel, Amparibe). La participation d’anciens Présidents de l’Ordre des Journalistes est prévue, tel Anicet Randriantsalama. Lambo Tahiri, de la Gazette de la Grande Ile, participera également au débat, en tant que représentant du Comité d’organisation provisoire de la presse.

Le Ministre de la Communication, Rahajason Harry Laurent sera présent durant cette commémoration, qui coïncide par ailleurs avec la célébration des 10 ans du SAMIS – ESIC.

D’autres activités sont prévues pour la presse dans la journée, telle les "Retrouvailles des journalistes " au Batou Beach d’Ambohimanambola dans l’après-midi, programme qui sera précédé du baptême de la stèle de l’Ordre des Journalistes devant la Gare de Soarano.

En avant première de ces différentes festivités, Madaplus a rencontré quelques journalistes chevronnés, retraités ou en activité, qui nous livrent leur vision du métier. Ils délivrent également un message à l’intention des jeunes journalistes.


Rabefananina, ancien de Maresaka...
Rabefananina, ancien de Maresaka...
Jean-Paul Razafimahatratra, de la Radio Nationale Malgache (RNM), dans le métier depuis plus de 25 ans : "En ce qui concerne les jeunes, je les encourage à faire leur métier de manière professionnelle, et responsable. Pour ce qui est de la profession de journaliste, celle-ci aujourd’hui me semble très controversée".

Et cela ne concerne pas que les médias malgaches, cette situation est généralisée dans le monde. Le journaliste n’est plus porteur de "parole d’Evangile" comme cela était le cas autrefois. Aujourd’hui, la vitesse de circulation de l’information amène les téléspectateurs comme les lecteurs ou auditeurs d’information, à vérifier par eux-mêmes ce qui a été dit, lu ou entendu".

Liliane Ratsivalaka, ancien membre du Bureau de l’Ordre des Journalistes de Madagascar, ancienne Présidente de l’Association des Femmes Journalistes Malgaches (AFJM), 30 ans de métier : "Aux jeunes journalistes, je préconise de travailler de manière professionnelle, leur rôle consiste à transmettre l’information, en la rendant accessible au public, c’est-à-dire intelligible pour les plus simples auditeurs ou lecteurs".

De plus, il faut procéder à des recoupements d’informations. Le métier, actuellement, est parfois exercé sans la notion de cette mission, tout simplement parce qu’il faut travailler. Ceux qui veulent s’engager dans la profession de journaliste devraient connaître leur rôle social et d’éducation, cela est incontournable auprès du public".


Presse malgache en 2011 : l’avis de journalistes chevronnés
Rakotondrasoava Georges, Président du Club des Journalistes Doyens, fondateur du Journal bi-hebdomadaire "Telonohorefy" : "Le métier de journaliste est un sacerdoce, une profession de foi et de patriotisme ! En effet, les premiers journalistes malgaches étaient des combattants pour l’indépendance.

Je pense à Raseta qui était médecin, à Ravoahangy, médecin également. Mais tous deux, entre autres, ont publié des journaux pour la défense de l’indépendance malgache, ainsi il y a eu "L’aurore", "Rariny, La Justice", et bien d’autres. Donc de ce point de vue, mon message à l’égard des jeunes journalistes consiste à leur rappeler qu’il s’agit d’une profession de foi et de patriotisme. Il ne faut pas que les jeunes, qui sont censés constituer la relève, se contentent d’être journaliste parce qu’il faut bien un métier pour vivre !

Rabefananina, ancien journaliste de la Radio Nationale Malgache, membre fondateur du Club des Journalistes Doyens, rédacteur du Journal Maresaka, auteur écrivain poète sous le nom de " Felana Maitso" : Les jeunes journalistes actuellement devraient s’appuyer sur les valeurs traditionnelles malgaches. Je déplore, vraiment, la non maîtrise de la langue malgache, comme de la langue française d’ailleurs, par tous ces journalistes.

En outre, une réflexion profonde et un sens de la mesure doivent encore être apportés par les jeunes, en ce qui concerne le traitement de l’information. Ne pas mentir, ni exagérer, ne pas encenser telle personnalité ou dénigrer telle autre. Concrètement, le message aux jeunes journalistes se résume comme ceci : "Que vous souteniez ou que vous vous opposiez à une cause ou à un régime, tournez votre langue sept fois dans votre bouche avant de dire ou d’écrire quoi que ce soit, et faites-le avec sagesse".
N.R.

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