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Rencontre avec le parti HVM à Paris le 18 octobre 2017

Samedi 21 Octobre 2017

Une rencontre a eu lieu à Paris entre les membres du HVM et la Diaspora.

Le Président du parti HVM, monsieur Rivo Rakotovao, Sénateur, accompagné du Ministre des Affaires Etrangères, Secrétaire Général du parti, Henri Rabary-Njaka, du Ministre de l'Energie Lantoniaina Rasoloelison, et d'autres personnalités membres du parti HVM, de passage en Europe a rencontré quelques membres de la Diaspora, des sympathisants HVM, et les représentants d'HVM France au Campanile Hôtel de Kremlin-Bicêtre.
Les échanges ont débuté avec l'Intervention de monsieur Rivo Rakotovao, Président du parti HVM.
D'emblée, monsieur Rivo Rakotovao a annoncé le soutien indéfectible du parti au Président de la République Hery Rajaonarimampianina.

Certes, il a reconnu que le Président et le gouvernement en place étaient fort critiqués. Mais a-t-il dit, le Président doit-il à chaque fois se justifier face à ces déferlements de critiques ? Il lui est reproché à maintes reprises de ne pas voir la pauvreté et la souffrance de son peuple.

Ou alors ne doit-il pas s'attacher à gouverner ? N'est-ce pas pour cette raison qu'il a été élu ? dixit Monsieur Rivo Rakotovao.

Le verbe est aisé, l'art "de gouverner" est difficile.



On reproche également au Président de n'avoir rien fait durant son mandat.

Les propos qui suivent n'ont aucunement pour but de justifier la politique gouvernementale, mais de remettre les choses dans leur contexte.

Lorsque le Président Hery Rajaonarimampianina est arrivé au pouvoir, les caisses de l'Etat étaient vides. Le pays, auparavant, a été secoué par des crises successives. Madagascar est devenu l'otage des surenchères politiques qui ont eu des conséquences désastreuses sur la vie socio-économique du pays.

Il convient de rappeler que de 1989 à 2005, Madagascar était sous la politique d'ajustement structurel avec les conséquences que cela implique. Le pays était lourdement endetté.
Plusieurs indicateurs étaient alarmants, instabilité politique, endettement, manque de transparence des Finances Publiques, ce qui a conduit au départ du FMI en octobre 2008. Ce n'est pas le FMI qui va développer Madagascar.

S'en est suivie la Transition avec son choix politique de grandes infrastructures urbaines.

Les malgaches sont à 80% originaires du monde rural et dépendants de l'aide publique. Qui s'en est préoccupé les quatre années précédentes ?



Lorsque le Président a été élu, il devait faire face à des crises politiques, économiques et sociales sans précédent.

Cette situation du pays le conduit à choisir entre deux voies : ou décider seul et agir comme un dictateur ou composer avec toutes les forces politiques pour garantir la stabilité politique du pays et éviter ainsi une guerre civile.

La stratégie politique présidentielle a été de garantir une stabilité institutionnelle du pays. On peut être ou non d'accord avec ce choix, mais toujours est-il qu'il ne peut y avoir de développement durable sans stabilité.

Cette vision économique, à long terme, de développement durable est ce qui manquait le plus à notre pays.

On reproche au mandat du Président son manque d'efficience dans la gouvernance du pays.
Les 90% de l'action gouvernementale sont concentrés sur le redressement de la situation antérieure avec, un handicap de taille, les caisses vides de l'Etat.

Ces efforts de maintien de la stabilité ont permis notamment l'organisation de la Conférence des Bailleurs et des Investisseurs. Et ce n'est qu'en 2016 que le FMI a accordé au pays une facilité de crédit.
Les projets présidentiels portent sur le développement de l'énergie et de l'agriculture pour un développement durable du pays.

C'est au tour du Secrétaire Général de prendre la parole.
Monsieur Henri Rabary-Njaka a axé son exposé sur l'article 46 et 47 de la Constitution, notamment sur la tenue des élections en 2019 et sur l'interprétation qui en a été faite.
L'article 46 stipule "qu'il est interdit à toute personnalité...candidat à l'élection présidentielle, d'user à des fins de propagande électorale, des moyens et prérogatives octroyés dans le cadre de ses fonctions."
Le Président ne fait pas de propagande. Les actions qu'il a menées seront reconnues en temps et en heure.

L'article 47 dans son premier alinéa énonce que "l'élection du Président de la République a lieu trente jours au moins et soixante jours au plus, avant l'expiration du mandat du Président en exercice."
La cérémonie d'investiture du Président Rajaonarimampianina a eu lieu le 25 janvier 2014. Le délai de 30 jours avant ramènerait au 25 décembre 2018 et le délai de 60 jours au plus repousserait l'élection au 25 janvier 2019.

La collecte et l'annonce des résultats, l'ouverture de tout recours quel qu'il soit, sous 45 jours, rendent matériellement et physiquement impossible la tenue des élections en 2018 et le référendum réclamé par quelques personnes, d'autant plus que contrairement au bruit qui court, ce n'est pas le Président qui l'a annoncé mais il l'a mentionné suite à une question qui lui a été posée.

Est-ce que la souveraineté nationale peut-être sabordée pour satisfaire quelques personnes qui ne sont pas représentatives de l'ensemble des 24 millions de malgaches ?




L'autre sujet évoqué par le Secrétaire Général est le maintien de la Rencontre avec la Diaspora du 26 au 28 Octobre prochain en dépit du sujet brûlant sur l'épidémie de peste qui sévit à Madagascar.
Toutes les mesures ont été prises pour éviter que les participants ne soient contaminés par la peste. Des contrôles draconiens seront effectués, à l'entrée du site où aura lieu la rencontre, pour tous les participants.

Le gouvernement, contrairement aux rumeurs qui circulent, a pris le problème à bras le corps et a dû agir sur tous les fronts pour juguler l'épidémie. S'il n'y avait pas d'action, on compterait les morts par milliers. On ne voit jamais ce qui est fait. On s'attache plus à ce qui n'a pas été.

Le Ministre de l'Energie, Monsieur Lantoniaina Rasoloelison, est intervenu sur la politique énergétique. A l'horizon 2030, l'objectif est de doter 70% de foyers malgaches de source d'énergie moderne.
La transition énergétique est de sortir du thermique qui fonctionne au gazole et qui creuse le déficit de la JIRAMA, pour aller vers les énergies renouvelables, solaires, éoliennes et fioul lourd.

La dernière partie a été consacrée aux échanges avec le public présent sur plusieurs sujets allant de la difficulté de mettre en place une décentralisation, sur l'élection et non la nomination du Président du fokontany, sur une défaillance de la communication due à plusieurs raisons, sur la pratique du Felaka, sur la lutte contre la délinquance dans le Sud, sur la lutte contre la corruption introduite en 1975, sur le problème d'adduction d'eau dans le Sud et la mise en place de pipeline, sur la future électrification de la région du Bongolava, sur le programme de développement équilibré sur tout le pays, sur la part de budget, 70% dévolus au fonctionnement de la Fonction Publique, sur la construction des routes dans le sud, sur la transition énergétique, sur les 200 forages entre Ampolaka et Tsiombe.

La rencontre s'est terminée par le pot de l'amitié où les échanges ont continué en aparté avec les différents interlocuteurs.
Lala Haingo Rajaoarisoa

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