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Réunion du Groupe d’Amitié Union Européenne-Madagascar ce mardi 9 décembre 2014 au Parlement Européen de Bruxelles

Mercredi 10 Décembre 2014

Groupe d'amitié Union Européenne - Madagascar
Groupe d'amitié Union Européenne - Madagascar
A l’initiative du Président du Groupe d’Amitié UE-MADAGASCAR Philippe Boulland sous le parrainage de Maurice Ponga, député européen et en présence du Ministre de l’Economie et de la Consommation malagasy Rafidimanana Narison et du Chargé d’affaires de l’Ambassade de Madagascar Norbert Richard Ibrahim (...) >cliquez sur la photo pour voir l'album!<

(...) s’est tenue à Bruxelles la réunion du groupe dont l’ordre du jour était les suivants :
- la présentation du Groupe d’Amitié et ses finalités,
- l’actualité et le contexte malagasy,
- l’intervention du Ministre du commerce, chef de la délégation ministérielle présente à Bruxelles,
- débat et questions, notamment sur les axes de travail du groupe,
- les conclusions
 

Réunion du Groupe d’Amitié Union Européenne-Madagascar ce mardi 9 décembre 2014 au Parlement Européen de Bruxelles
Compte-rendu de la réunion du groupe Amitié UE-Madagascar au sein du Parlement Européen

Le groupe, créé depuis 4 ans, est constitué en majeure partie de parlementaires européens, d’anciens parlementaires et de nouveaux parlementaires, mais comprend également des institutionnels malagasy et des membres de la société civile, associations, organisations. Il rassemble toutes les personnes de bonne volonté dans un esprit d’amitié avec Madagascar. Il établit des liens avec les élus mais aussi avec les représentants du peuple malagasy. Le groupe garde un côté informel, amical et souple, ce qui permet de s’exprimer plus librement et de ne pas être enfermé dans un carcan diplomatique.

Depuis sa création, le groupe a effectué deux déplacements à Madagascar pour aller à la rencontre des institutions. Il a rencontré le Président de la Transition à Tananarive, mais il est allé également à la rencontre des acteurs locaux sur Tamatave et sur Diégo, ceci afin de connaître toutes les problématiques du pays dans sa globalité.

Le député européen Philippe Boulland était le chef de la délégation pour l’observation des élections présidentielles et législatives de Madagascar de 2013 et a reçu le Président de la République au Parlement Européen après son élection.

Après le coup d’Etat de 2009, le pays a traversé une longue période de crise qui a conduit à la mise en place d’une feuille de route et à la réalisation des élections présidentielles et législatives.

Dès Avril, la nomination du Premier Ministre a eu lieu et Madagascar, doté d’un gouvernement légitime, a été remis de facto dans le circuit international. Le processus de réconciliation est mis en route. Madagascar a repris sa place au sein du Concert Des Nations, réintégré l’OIF et les USA ont également annoncé le retour de Madagascar dans l’AGOA.

Madagascar connaît une dépréciation de 11% de l’ariary par rapport au dollar US.

Le taux de croissance est de 3% du PIB et les dettes publiques s’élèvent à 35% du PIB.

Monsieur le député Philippe Boulland a tenu à rappeler que l’aide de l’Union Européenne n’a jamais fait défaut à Madagascar durant la crise que le pays a traversée. Certes, si l’Etat malagasy n’a pas bénéficié de financements, il en est autrement pour la population qui en a bénéficié à hauteur de 258 millions d’euros par le biais des organisations non gouvernementales, des agences des pays membres de l’Union, des organisations internationales, et cela alors même que l’Europe traversait une crise sans précédent.

Contrairement à certains organismes tels que la Banque Mondiale, la Banque Européenne de Développement, l’aide européenne est un DON et non un prêt. L’Union européenne est le premier pourvoyeur de subventions à destination de Madagascar. Cette aide a été injectée dans le social, dans l’alimentaire mais également dans des réhabilitations routières.

Il convient toutefois de préciser que 92% de l’aide sont utilisés au niveau national avec 6% au niveau régional et seulement 1% au niveau local. La décentralisation est loin d’être effective.

Madagascar connaît de gros problèmes avec la Jirama qui, non seulement ne touche que 14% de la population, mais qui est également fort endettée.
L’activité économique repose à 80% sur le secteur agricole qui représente 30% du PIB.

L’industrie ne représente que 3,7% du PIB. Il est à noter que Madagascar possède la plus grande réserve de Nickel de l’Afrique, ainsi que des hydrocarbures. Le pays est riche en pierres précieuses et en or.

Paradoxalement, il figure parmi les pays les plus pauvres du monde. 92% de la population vivent avec moins de 1,25 US $.

L’analphabétisme touche 44% de la population et l’Indicateur de Développement Humain classe Madagascar à la 151ème place sur 187 pays.

86% de la population est active.

L’indice de corruption place Madagascar à la 127ème place sur 187 pays.

Madagascar fait partie des pays les moins taxés.

Il convient de souligner une particularité malagasy. L’économie parallèle est très problématique à Madagascar. Il existe des trafics en tout genre et à tous les niveaux.

Le bénéfice tiré de l’exploitation illicite du bois de rose s’élève à 1 MILLIARD de US $ et la même somme en or, soit 1 MILLIARD également.

Inutile de souligner l’impact de la circulation de ces sommes dans un pays où la population vit dans un extrême dénuement…

4,8 tonnes d’or ont été exploités ces dernières années et seulement 200 kg ont été déclarés au Ministère des Mines.

Les Dahalo sont utilisés pour un blanchiment d’activité qui porte sur le vol de zébus. Madagascar consomme 700 zébus par jour, 300 zébus sont traités dans l’usine de Votovorona alors que l’usine n’en déclare que 20 par jour. Les élites du Sud possèdent des Cheptel et embauchent des Dahalo lourdement armés pour les protéger. Cela risque de représenter un poids politique problématique à long terme.

Madagascar compte 5% de population musulmane et compte 20% de représentants au Parlement. L’économie parallèle et les confessions religieuses subventionnent tout un pan de l’économie. Le risque est d’assister à l’émergence du prosélytisme d’autant plus que la position de l’église lors des différentes crises politiques a conduit à sa décrédibilisation.

Plusieurs facteurs conduisent à ralentir les efforts du gouvernement en place dans ses actions pour le développement :
- l’influence des acteurs de la transition,
- le retour de Ravalomanana, le rôle de l’armée,
- la réforme des services de sécurité,
-le délestage électrique,
- l’absence de réseau propre au Président,
- la menace de la motion de censure au sein de l’Assemblée Nationale.

Réunion du Groupe d’Amitié Union Européenne-Madagascar ce mardi 9 décembre 2014 au Parlement Européen de Bruxelles
Le représentant de L’OIF, Organisation Internationale de la Francophonie, est intervenu en précisant que La XVI ième conférence de l’OIF se tiendra à Madagascar.

Dans l’intérêt de la Francophonie, une nouvelle unité hors siège sera créée : le Bureau Régional de l’Océan Indien basé à Madagascar qui sera un pays d’accueil permanent.
 

Réunion du Groupe d’Amitié Union Européenne-Madagascar ce mardi 9 décembre 2014 au Parlement Européen de Bruxelles
Au tour du Ministre de l’Economie de prendre la parole. Son discours porte sur les grandes lignes du Plan National de développement, PND qui comportera cinq axes stratégiques.

Il s’agit du point sur la gouvernance et celui sur la croissance inclusive et forte, autrement dit une croissance qui profite à tout le monde, et qui inclut l’État, la population et le secteur privé.

Axe1 : "Gouvernance, État de Droit, Sécurité, Décentralisation, démocratie, Solidarité nationale"

Axe 2 : "Préservation de la stabilité macroéconomique, relance des activités prioritaires et d’appui au développement", (création de PME-PMI)

Axe 3 : "Croissance inclusive et ancrage territorial du développement dans le cadre d’une décentralisation effective", (croissance qui profite à tous, répartition équitable des richesses)

Axe 4 : "Valorisation et développement du Capital humain en adéquation avec un développement durable et fort". (gratuité de l’éducation, adéquation de la formation à l’emploi, accès aux soins maternels et infantiles, accès à l’eau potable, droit d’accès au logement, combat contre la pauvreté).

Axe 5 : "Valorisation du Capital naturel et développement durable, capacité de résilience" (protection de l’environnement).

La lutte contre la pauvreté et le développement économique du pays est un travail de longue haleine et nécessite la participation de tous.

Madame Breul-Busson, qui représente la Commission Européenne a souligné qu’il n’y a jamais eu de rupture des aides de l’Union Européenne à destination de Madagascar. Certes, il y a eu rupture des aides directes à l’Etat malagasy, mais une aide de 250 millions a été directement apportée à la population par le biais des ONG, des OI ou par des agences des Etats membres. Cette aide a été répartie dans les infrastructures, la sécurité alimentaire, l’éducation et la santé.

Dans le cadre du 10ème FED, la Direction de la Coopération et du Développement a octroyé 300 millions d’euro en appui aux populations vulnérables. Ces propos tenus par le Président du groupe UE-Madagascar, le député Philippe Boulland ont été confirmés ici par la représentante de la Commission Européenne.

Dans le cadre du 11ème FED (2014-2020), Madagascar a bénéficié d’un soutien de 97 millions d’euros en appui à 3 projets : la majeure partie à la consolidation de l’Etat 78 millions, une partie au renforcement de l’Administration 17 millions, et 2 millions ont servi de support au bureau de l’ordonnateur national pour les actions du FED.

La Commission Européenne de Développement attend le PND malagasy afin de s’appuyer sur le document pour cadrer les grands axes en matière de gouvernance, de développement rural, de soutien aux infrastructures pour la reprise de la croissance économique pour l’octroi effectif de l’aide. D’autres aides sont également prévues, les accords de pêche, les accords économiques de fonds régionaux et thématiques, les prêts de la Banque Européenne d’Investissement.

D’autres députés ont soulevé la dépollution et le désensablage du canal des Pangalana.

L’Association "Ingénieurs sans frontière", active du côté de Fianarantsoa et de Tamatave pour le traitement des déchets a commencé à faire des études de faisabilité.

Il est également question de se pencher sur la valorisation des déchets sous forme d’énergie, de solliciter les fonds du PNUD pour la formation des députés.

Lala Haingo Rajaoarisoa
 
N.R.

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