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Revendications du SECES : des dessous politiques ?

Vendredi 20 Mai 2011

Le Pr Armand Rasoamiaramanana, Président du SECES….
Le Pr Armand Rasoamiaramanana, Président du SECES….
Les agitations au campus d’Ankatso vont-elles enfin cesser ?

De plus en plus, en effet, une frange de l’opinion se sent outrée par l’inflexibilité des membres du SECES, le Syndicat des Enseignants-Chercheurs. Se fixant sur la convention passée entre le Ministère de l’Enseignement Supérieur le 11 janvier 2011, le Syndicat persiste à en réclamer la totalité avant de reprendre les cours.

Il apparaît cependant que leur avis ne fait pas l’unanimité parmi les enseignants depuis que le Ministre Rabesa Zafera Antoine a procédé aux rentrées administratives dans les six universités de Madagascar.

En procédant effectivement à ces rentrées, le Ministre a remis officiellement aux présidents de chaque université les documents indiquant le paiement des frais nécessaires au démarrage des activités. Il s’agit du budget de fonctionnement, du salaire des employés, et des bourses des étudiants, couvrant une période de trois mois.

Quant aux revendications particulières du SECES, elles ont été comprises dans ces paiements, à savoir le paiement des heures complémentaires de 2010, ainsi que le complément de l’indemnité de recherche. L’indemnité de risque ne peut encore être allouée par l’Etat, a expliqué clairement le Ministre Rabesa Zafera Antoine.

Il a par ailleurs rappelé que la rentrée pédagogique dépend des établissements, en fonction de l’état d’avancement de leur calendrier respectif.

Le Pr Armand Rasoamiaramanana, Président national du SECES, avait alors publié un communiqué selon lequel la démarche du Ministre vise à diviser les enseignants, tout en réitérant que les cours ne commenceront pas, parce que la convention du 11 janvier 2011 n’est pas respectée.

Il est important de noter que parmi les professeurs refusant d’enseigner, nombre de fonctionnaires perçoivent leur salaire mensuel, tout en donnant des cours dans les universités privées, nombreuses dans la Capitale.

Nos sources citent un tarif horaire de 20 000 Ar. Ce « bras de fer » avec l’Etat, coïncidant avec les manifestations des trois mouvances, a vite fait penser à des dessous politiques, dont l’objectif consiste, encore une fois, à démontrer l’incapacité du pouvoir de gérer le pays.

Toujours est-il que face au blocage de l’enseignement universitaire public, les étudiants d’Ankatso sont alors descendus dans la rue pour réclamer leur rentrée. Une entrevue du SECES avec ceux-ci a eu lieu mercredi, et il semble que le Syndicat ait moins d’arguments à leur présenter concernant la reprise des cours.

La question de l’indemnité de risque est actuellement examinée au niveau du Gouvernement, selon les dernières informations.
N.R.

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