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SEFAFI : la transition à Madagascar a trop duré

Jeudi 2 Juin 2011

Madeleine Ramaholimihaso est présidente d’honneur du SEFAFI...
Madeleine Ramaholimihaso est présidente d’honneur du SEFAFI...
Ce n’est pas la première fois que l’Observatoire de la Vie Publique, le SEFAFI - Sehatra Fanaraha-maso ny Fiainam-pirenena - interpelle les politiciens malgaches.

En quelques jours, l’Observatoire vient en effet de publier d’affilée plusieurs communiqués alarmants. Dans son texte publié hier, « Arrêter la pagaille, sortir du transitoire », daté du 1er juin 2011, le SEFAFI dénonce à nouveau l’opportunisme des politiciens.

La rencontre de Gaborone (Botswana), la responsabilité de la SADC - Communauté de Développement de l’Afrique australe - dans la médiation de la crise à Madagascar, la question de l’amnistie tendant vers l’impunité, ces sujets sont disséqués par l’Observatoire de manière cinglante. Un rappel à l’ordre, en somme.

Comparant la Constitution du 11 décembre 2010 et la feuille de route du 8 mars 2011, le SEFAFI relève les incongruités de la situation. « Entre une feuille de route paraphée par une poignée de politiciens et les dispositions transitoires d’une constitution adoptée au suffrage universel, à laquelle faut-il donner prééminence » interroge l’Observatoire ?

La Haute Cour Constitutionnelle est en effet l’institution reconnue par la Constitution (article 116) pour proclamer les résultats électoraux et trancher sur les éventuelles contestations en la matière. Mais la feuille de route institue une Cour Electorale Spéciale, certes à titre exceptionnel et provisoire, mais cela suffit à brouiller le paysage électoral.

Par ailleurs, les tergiversations de la SADC sont pointées du doigt par le SEFAFI, qui s’interroge ouvertement sur le sérieux des Chefs d’Etat de cette organisation dans sa médiation à Madagascar. La réunion de Gaborone devrait être la dernière, note l’Observatoire de la Vie Publique, qui préconise encore une fois que les élections législatives aient lieu dans les meilleurs délais.

Concernant les institutions transitoires, le SEFAFI tient à ce que le Parlement de la Transition fasse l’objet de recomposition, et non d’élargissement. Les politiciens ont trop d’avantages, pris sur le dos des contribuables pour que les charges de cette institution soient encore augmentées.

Le SEFAFI note également l’introduction de représentants dans la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), tout en soulignant que c’est la seule institution appelée à durer. « Le but n’est pas de distribuer le plus grand nombre de sièges au plus grand nombre d’amis, mais d’assurer une bonne représentation des principaux courants politiques », assure le communiqué.

A la fin du texte, les signataires sont expressément cités, en l’occurrence, Ralison Andriamandranto, Gatien Horace, Sahondra Rabenarivo, Roger Bruno Rabenilaina, Ketakandriana Rafitoson, Henri Raharijaona, Annie Rakotoniaina, Noro Razafimandimby et Sylvain Urfer. A noter que Madeleine Ramaholimihaso est présidente d’honneur du SEFAFI.

N.R.

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