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Samoëla : " Je suis devenu chanteur par hasard..."

Mercredi 25 Juillet 2012

Samoëla  : " Je suis devenu chanteur par hasard..."
Samoëla, monstre sacré de la chanson malgache, faisant partie de la nouvelle génération, revient sur son parcours d'artiste et de vie. Des propos pleins de bon sens. (source : .lexpressmada.com)

Quinze années de scène, avec un début marqué par des textes qui ont bousculé les mœurs, vous pouvez y revenir ?

Personnellement, je n'ai jamais voulu faire une carrière d'artiste, à entendre par chanter. Après mes études en marketing et tourisme, mes camarades de classe rêvaient d'implanter une société en ceci, une entreprise en cela. Moi, j'étais décidé à ouvrir une société de production musicale. Je voulais seulement produire des chanteurs au tout début non pas me trouver derrière le micro. C'est un concert de Vahombey en 1995 au cercle Germano-malgache qui a enclenché le déclic. Je me suis dis qu'il y a une autre manière de chanter tout en étant accessible. Il y a aussi qu'un jour en entendant
I make love to you des Boyz II Men, je me suis posé la question, « pourquoi on ne chante-t-on pas des chansons comme ça chez nous » Au fond, j'utilise seulement des mots crus et le parler jeune mais nous sommes cartésiens. Au lieu de dire « Tu me plais », je préfère utiliser « Je suis scié par ta fragrance».

Alors que maintenant vous êtes un des meilleurs artistes chanteurs de Madagascar. Le rêve a t-il été délaissé ?

Beaucoup de gens m'ont poussé à chanter, à prendre le micro, donc. Des fois, il y a des messages qu'on veut passer, en contre-partie, il était nécessaire qu'on s'y mette personnellement. C'était pour moi une mission sacrée d'assurer que le feeling passe vers le public, je l'ai fais moi-même pour être satisfait. Mais comme je l'ai déjà évoqué je n'ai jamais pensé devenir chanteur. Vous savez, mon premier tube Havako mamomamo, c'était dans cet esprit. Maintenant nos fans regroupent les trois générations, celle qui a grandi avec « Mampirevy » , celle avec
« Bandy akama » et enfin les 7, 8 et 10 ans qui ont vécu l'ère Hafaliana. Je pense qu'il m'est difficile de les laisser tomber. Pour autant, je chante maintenant pour eux, pas pour être à tout prix le
« number one ».

Vous avez connu la prison, comment avez-vous vécu cette période ?

Pour moi, c'était une expérience humaine. Là bas, on a du temps à perdre, ainsi j'en avais eu pour réfléchir. Là-bas tu as le temps de jauger ton avenir. Vue de cette manière, il n'y a pas à avoir honte, dans ma vie c'était un tournant car j'ai pu prendre du recul. Durant mon séjour, j'ai fait environ cinq concerts. Les gars cotisaient et me donnaient l'argent en guise de cachet. Il y avait de l'ambiance quoi (sourire). Mais j'ai aussi vu des gars qui ont reçu « pérpèt » et perdre les pédales. Ils pouvaient t'abattre si cela leur plaisaient car ils n'avaient plus rien à perdre. Il y avait aussi le genre de gars dont l'histoire sera fatalement liée à la prison. Parce qu'ils vivent mieux dedans. Dehors, la société ne leur propose aucune opportunité de réintégration, alors ils reprennent les vols. Après, ils sont cueillis et retournent en prison. Là-dedans, ils peuvent gagner 1 000 Ariary en une journée, tandis qu'au dehors ils auront du mal. Alors, ils préfèrent vivre en prison. Et c'est un vrai profil de personne qui existe.

Vous préparez un concert pour le 3 août, il y aura quelque chose de particulier ?

Le premier concert avec « Mampirevy », c'était au CC Esca Antanimena le 14 novembre 1997. Depuis, nous n'y avons plus remis les pieds, alors, c'est un peu un retour aux sources. D'autre part, nous faisons toujours des concerts par ci par là en plein air, dans les cabarets. C'est bien de jouer à guichet fermé, mais c'est un peu malheureux de voir qu'il y avait le même nombre de gens dehors et dans la salle. Alors, on a pensé qu'il fallait un peu élargir. Il y aura des produits en vente comme le « Fihirana Samoela », dans lequel on trouvera les 115 chansons du groupe. Et un CD de karaoke de tous ces morceaux, en plus des lignes de vêtement. Ce sera moi seul sur scène, pas d'invité.

Maminirina Rado

ndlr : "hafaliana foana, tsia lava, no miaraka aminao é"....

N.R.

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