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Sponsor officiel des journées du BTP – PwC : “Il est possible de réaliser des autoroutes à péages en PPP à Madagascar “

Mercredi 4 Juin 2014

Christian RASOAMANANA
Christian RASOAMANANA
Leader mondial du conseil en PPP (Partenariat Public Privé) et financements de projets, PwC se veut un partenaire engagé au côté de l’Etat, des bailleurs de fond ou du secteur privé dans le développement des infrastructures indispensables pour Madagascar. Nous rencontrons Christian RASOAMANANA associé de PwC France en charge des PPP qui a fait le déplacement à Madagscar pour animer ces journées du BTP et Liliane RASERIJAONA, associée Responsable de PwC à Madagascar.

Christian RASOAMANANA, les infrastructures sont un domaine de prédilection de PWC, 1er dans le monde avec 325 projets d’une valeur totale de 100 milliards de dollars signés sur les 10 dernières années, qu’attendez-vous de ces journées du BTP à Madagascar ?

PwC est le leader mondial du conseil en PPP et financement de projet d’infrastructures. Nous bouclons chaque année dans le monde près de 10 milliards de dollars de financement, en intervenant de manière équilibrée pour le secteur public et le secteur privé. Ceci nous permet de disposer d’une base de données inégalée sur les financements de projet, les success stories et les échecs, les facteurs d’attractivité, les stratégies de couverture de risques, les contraintes et les attentes des investisseurs privés, des pouvoirs publics et des financeurs. 10% environ de nos projets aujourd’hui concernent l’Afrique. C’est cette large expérience que nous souhaitons mettre au profit de Madagascar. Nous sommes un acteur engagé dans les infrastructures et ces journées du BTP sont une occasion pour nous de rencontrer l’ensemble des acteurs malgaches du secteur (Etat, bailleurs de fond, secteurs privés), de présenter des solutions innovantes et des investisseurs potentiels pour les projets, le tout en s’appuyant sur des exemples réussis de PPP.

Vous êtes à Madagascar pour parler du PPP, vous intervenez aujourd’hui lors d’une conférence aux journées du BTP*, pourquoi les PPP seraient une oppoortunité de développement pour Madagascar ?

Les besoins en investissement pour combler le déficit d’infrastructures en Afrique sont estimés à 93 milliards de dollars par an. A Madagascar, ces besoins se chiffrent en centaines de millions de dollars par an. La Banque Mondiale estime que le déficit en infrastructures coûte à l’Afrique 2 points de croissance chaque année et jusqu’à 40% en moins de productivité pour les entreprises. Au même moment, les liquidités disponibles n’ont jamais été aussi abondantes. L’objectif est donc de faire correspondre les ressources avec les besoins et les PPP constituent un cadre idéal pour y parvenir. De par l’optimisation du partage des responsabilités et risques entre public (qui connaît les besoins, fixe le cadre réglementaire et mobilise les multiples leviers publics) et privé (qui maîtrise les risques opérationnels, garantit la performance et mobilise les financements privés), c’est un mode de réalisation des projets d’infrastructures reconnu et recherché à la fois par les Etats, les bailleurs de fonds internationaux, les banques et les investisseurs privés. En résumé, les PPP peuvent jouer le rôle de catalyseur d’investissements.

Quelles sont selon vous les difficultés que peuvent avoir Madagascar à monter des PPP et quelles sont les solutions que peuvent lui apporter PwC ?

Madagascar sort d’une très longue crise. L’objectif premier est de rétablir un climat de confiance indispensable pour permettre les investissements privés. Cela passe pour les PPP par la mise en place d’un cadre réglementaire et contractuel répondant aux attentes des partenaires privés, notamment en matière de sécurisation des investissements et de partage de risques. Il faudra ensuite des projets de qualité présentant une utilité socio-économique indiscutable et sur cette base mobiliser en amont les financeurs potentiels et notamment les bailleurs de fonds internationaux qui ont un rôle central à jouer d’une part dans le financement des études de préparation dont la qualité est une des conditions clé de succès et d’autre part dans le financement des projets eux-mêmes. Il faudra aussi tester en amont l’intérêt des acteurs privés. Forts de notre expérience sur tous ces sujets, nous pouvons aider les autorités publiques à la fois dans les phases de préparation mais aussi de passation et de négociation des marchés. Nous pouvons aussi bien évidemment intervenir auprès des partenaires privés. En matière de financement privé, PwC travaille actuellement dans le développement de plusieurs fonds d’infrastructure et d’énergie dont un en Afrique, en capitalisant sur notre réseau global et notre connaissance de l’industrie. Bien entendu, nous serons très heureux de pouvoir faire bénéficier à Madagascar l’ensemble de ces initiatives.

Pouvez-vous nous donner des cas de PPP en Afrique francophone dans lesquels PwC a été impliqués et qui peuvent servir d’exemple à Madagascar ?

Je vais vous citer 2 exemples, l’un dans les infrastructures routières et l’autre dans l’énergie, 2 secteurs clés de développement pour Madagascar. PwC a été impliqué dans le premier projet d’autoroute à péage au Sénégal. C’est une première en Afrique Francophone. Cette autoroute réalisée en concession par le français Eiffage (qui prend intégralement le risque de trafic) a ouvert en août 2013 avec un trafic au rendez-vous, ce qui constitue un véritable succès. Il faut dire qu’elle a permis un gain de temps de 75%. Dans le domaine de l’énergie, nous sommes impliqués dans l’ambitieux programme de développement des énergies renouvelables au Maroc (2000 MW en solaire et 1500 MW en éolien d’ici 2020). Les premiers résultats des appels d’offres sont spectaculaires avec un coût de revient de l’énergie ressortant à 14 centimes d’euros le Kwh pour le solaire et 5 centimes d’euros le Kwh pour l’éolien, ceci grâce à un ensoleillement exceptionnel et des vents puissants. A titre de comparaison, le coût de l’énergie d’origine thermique à Madagascar dépasse les 20 centimes d’euros. Or Madagascar a un potentiel solaire et éolien considérable.

Sources l'Express de Madagascar
Vola Rasoamanana

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