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Un fonds pour relever la production agricole à Madagascar

Mercredi 4 Mars 2015

La FAO lance l’antenne malgache d’un projet qui concerne l’Afrique australe. Il s’agit de relever la production agricole en combattant les insectes nuisibles. Le programme va impliquer des chercheurs de huit pays de la sous-région.

L'Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) a lancé le 27 février dernier la composante malgache du Fonds de solidarité africain pour l’agriculture et la sécurité alimentaire (ASTF).

Mis sur pied depuis 2013, ce mécanisme est géré à la fois par la FAO et l’Union africaine.

Le projet appuyé par l’ASTF vise à réduire les conséquences de la contamination des aliments du fait des insectes ravageurs et des maladies des plantes et des animaux.

Question de diminuer l’impact de ces maux sur les rendements des secteurs des cultures vivrières, de l’élevage du bétail, de la pêche et des ressources forestières.

"Comme de nombreux pays africains, le secteur agricole incluant l’élevage, la pêche et les forêts, a une grande importance et un potentiel élevé pour faire de Madagascar un pays économiquement prospère", souligne Patrice Talla Takouam, représentant de la FAO à Antananarivo.

"Toutefois, l’existence d’organismes nuisibles aux cultures et de maladies animales freine le développement du plein potentiel de ce secteur ", ajoute-t-il.

"Madagascar devrait contrôler ces différentes contraintes dans la mise en œuvre de sa politique qui vise à accroître la production agricole et à renforcer la sécurité alimentaire", conclut Patrice Talla Takouam.

Mais, le programme a aussi pour finalité de stimuler le développement du commerce intra-régional.

Car, la Grande Île n’est pas seule en Afrique australe à accueillir cette initiative.

"Les experts malgaches ne travailleront pas seuls. Leurs collègues de la sous-région coopéreront avec eux ; car il s’agit d’une approche régionale", confirme Joyce Mulila Mitti du bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique orientale à Harare au Zimbabwe.

En effet, outre Madagascar, le programme concerne sept autres pays de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), à savoir l’Afrique du Sud, l’Angola, le Botswana, le Mozambique, la Namibie, la Zambie et le Zimbabwe.

Durant trois ans (fin 2014-2017), les huit pays recevront du fonds un total de 4 millions de dollars (deux milliards de FCFA) pour faire face aux problèmes sanitaires et phytosanitaires.

Des scientifiques au sein d’un réseau de centres de recherche en Afrique de l’Est et de la zone du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA) contribueront à la mise en œuvre du programme en collaboration avec leurs pairs d’ailleurs.

Parmi ces réseaux, l’on peut citer l’"African Insect Science for Food and Health" (ICIPE) du Kenya et le Centre national de la recherche appliquée au développement rural (FOFIFA) de Madagascar.

Selon Joyce Mulila Mitti, l’identification et le contrôle des organismes nuisibles aux cultures et des maladies animales requiert le renforcement des capacités d’analyse et de diagnostic en laboratoires.

D’où des sessions de formations qui sont prévues pour les agriculteurs, les commerçants, les consommateurs et les transformateurs des produits agricoles.

Environ 70 % des 267 millions d’habitants de la SADC vivent des activités agricoles et en dépendent pour leur alimentation et leurs revenus.

Mais les pays membres sont tous confrontés aux problèmes causés par les organismes nuisibles aux cultures et aux maladies animales qu’ils provoquent.

C’est le cas d’une maladie transfrontalière comme l’"epizootic ulcerative syndrome" (EUS) provoqué par un vecteur appelé "Aphanomyces invadans".

C’est aussi le cas du "white spot" qui affecte les crevettes des pays riverains de l’océan Indien et du Canal de Mozambique.

La consommation des animaux infectés par l’EUS est déconseillée malgré l’absence de danger manifeste pour les humains.

En outre, "les forêts d’Eucalyptus camaldulensis, essentielles pour les communautés rurales dans l’ouest de Madagascar, sont depuis peu, à la merci des psylles. Ces insectes dont l’arrivée sur le sol malgache semble avoir un lien avec le changement climatique ralentissent de façon significative la croissance de l’arbre et peuvent le tuer à terme. Aucun remède efficace n’est encore trouvé pour combattre la maladie pour le moment", relève Hery Rakotondraoelina, chercheur au FOFIFA,

Par ailleurs, les menaces dues aux maladies presque familières telles que la fièvre de la Vallée du Rift et la grippe aviaire restent toujours bien réelles en dépit des mesures prises dans les pays concernés.

Pour Madagascar, l’élevage, la pêche et la foresterie sont les principaux piliers de la relance de l’économie nationale dans le cadre de l’intervention de l’ASTF.

Mais, les dégâts engendrés par les nouvelles maladies récemment signalées commencent à devenir sérieux pour certaines espèces.

Source ; scidev.net
N.R.

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