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Un voyage fait d'enseignement et d'humanité à Madagascar

Samedi 23 Avril 2016

Étudiante infirmière de 3e année, Sylvie Charuau-Hamm a passé huit semaines à Madasgascar. Elle en revient « changée »

Quand elle est arrivée dans le pays, en février dernier, Sylvie Charuau-Hamm se souvient qu’il faisait « chaud, lourd », elle était « mangée par les moustiques ».

Pourtant, cette élève infirmière de 47 ans s’était battue pour effectuer son stage de 3e année à Madagascar, destination à laquelle elle songeait depuis un temps. C’est son mari qui achève de la décider : « Il avait vu le film Andy Gasy tourné dans le pays et projeté à Bar-le-Duc par l’association Mamonjy-Madagascar. En rentrant, il m’a dit : je t’ai trouvé ton stage ! »

Retour à l’école à 40 ans

Sylvie Charuau-Hamm se rapproche alors de Joëlle Huguin, la présidente de Mamonjy-Madagascar, impliquée depuis des années dans l’aide au développement sur place. L’habitante de Longeville-en-Barrois, qui a déjà beaucoup voyagé, fait preuve d’une détermination qui finit par convaincre la direction de l’Institut de formation en soins infirmiers (IFSI) de Bar-le-Duc de la laisser partir pour ce pays « étiqueté à risque ». Mais cette maman de trois grands enfants n’a pas peur, elle a soif d’apprendre.

Ce choix d’un départ pour Madagascar, pays où tout est à faire, n’est d’ailleurs peut-être pas un hasard quand on regarde son parcours tracé à force de volonté et de courage. Celui d’une femme agent hospitalier, qui, 27 ans après avoir quitté l’école un CAP de sténo-dactylo en poche, y est retournée. Pour faire l’école d’aide soignante en 2008 et celle d’infirmière en 2013. « Je voulais faire ce stage à l’étranger pour découvrir une autre approche des soins infirmiers, dans des conditions différentes de chez nous », résume-t-elle.

Sans argent, on meurt

Rien n’est pareil en effet. La Meusienne séjournera dans les terres, logée sans électricité, sans eau courante. « On rechargeait le portable comme on pouvait sur un petit panneau solaire… » Partageant ses huit semaines de stage entre les sites d’Imerintsiatosika, Mandoto et Antsirabe, elle a circulé entre centres de soins de base, hôpitaux et cabinets privés où elle sera confrontée à un large champ de pathologies mais aussi à l’inacceptable : « Il y avait une femme mourante en réanimation. J’ai tendu la main pour qu’elle soit sauvée », exprime pudiquement celle qui a donné l’argent, 5 € par jour, pour lui permettre de rester de en vie.

Sylvie Charuau-Hamm savait qu’elle verrait la pauvreté mais quand elle a le visage « d’enfants de 3-4 ans qui cassent des pierres pour survivre », c’est difficillement supportable. Quand elle condamne à une mort certaine faute d’argent, celle qui vient d’un pays dont le système de santé est envié dans le monde ne peut s’y résoudre. « On réalise la chance qu’on a quand on est ici, en France, avec la gratuité des soins pour tous », relativise celle qui dit qu’elle « a beaucoup changé depuis. Je suis moins impulsive. On apprend beaucoup sur soi-même. Je sais aujourd’hui qu’il y a des choses sur lesquelles cela ne vaut pas la peine qu’on s’attarde ».

Source :EstRepublicain.fr

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