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Une perception encore faible de la démocratie à Madagascar

Vendredi 18 Septembre 2015

La journée mondiale de la démocratie a été célébrée le 15 septembre dernier. Selon le site Internet « Quartz », la perception de la démocratie à Madagascar reste encore bien faible. En effet, cette perception est de l’ordre de 11% si en Namibie, cette perception est de 72%.

Bon nombre de gens pensent qu’il n’y a pas de démocratie sans Etat de droit. Mais certains chercheurs au niveau de l’Université d’Antananarivo pensent toutefois que « la démocratie malgache existe déjà depuis des lustres, mais les dirigeants malgaches ignorent, à cause de leur culture politique ou encore à cause, tout simplement de leur incapacité d’analyse et de diriger. »

Slate Reader, dans une étude indépendante menée dans 28 pays d’Afrique a fait savoir que plus de la moitié des personnes questionnées déclarent vivre dans un pays démocratique. Mais toujours parmi ces personnes questionnées, seules 46% d’entre elles, affirment vivre pleinement en démocratie, c’est-à-dire satisfaits ou très satisfait de la démocratie de leur pays.

Et c’est là qu’intervient les chiffres du site Quartz qui soulignent que la Namibie ou le Botswana, par exemple, ont une perception bien positive de ce qu’on appelle la démocratie, avec respectivement plus de 72% de la population satisfaite. Le Togo et Madagascar, respectivement 25% et 11%.

Le cas particulier de Madagascar

Chaque pays devrait être particulier et il ne devrait pas y avoir de démocratie préfabriquée qui fonctionnera à toutes les Nations du monde. Et comme partout dans le monde, le cas de Madagascar devrait avoir ses particularités, avec un taux de participation aux élections communales de moins de 30%, signifiant tout simplement que plus de 70% des Malgaches, ne se sentent pas concernés par la politique, ou encore des descente dans les rues cycliques qui ont pour but de basculer les tendances politiques, vers celui qui mène la foule de la place du 13 mai.

Le révérend Maurice Rasamuel, dans « Fanilon’ny Tanora N°30 du mois d’avril 1939 » a souligné que l’un des piliers de développement pour une Nation est de connaître son histoire, afin que ses dirigeants puissent continuer les bons procédés, rectifier les erreurs du passé et améliorer ce qui devrait être améliorer, que ce soit dans l’artisanat, l’économie et même sur le plan politique (« Araka ny filazan’ny Révérend Maurice RASAMUEL tao amin’ny Fanilon’ny Tanora, lah.30, avril 1939 fa: Isan’ny foto-javatra iorenan’ny fandrosoana ny fandinihana ny lasa fa amin’izany no ahitana ny mety tokony hotohizana, ny tsy mety tokony havela ary ny tsy tanteraka tokony hovana ho tsaratsara kokoa. Mihatra amin’ny taozavatra atao izany, na tefy, na rafitra, na milina, na trano, ary mihatra amin’ny toe-piainana sy ny fivavahana ary ny fitondram-panjakana koa.” Recherches personnelles de J.E.R – 2015, enseignant chercheur à la retraite à l’Université d’Antananarivo)

Connaître son passé n’est pas chose facile, sachant que les seuls documents de repères sur les anciens grands monarques malgaches, classés parmi les « grands royaumes de Madagascar » par les Français, avant, pendant ou après leur conquête de la Grande île vers la fin du XIXe siècle, jusqu’aux soi-disant Indépendances, accordées en 1960, sont écrits par des étrangers. L’on décèle par exemple le « Tantara Ny Andriana » du R.P Callet ou encore les controverses de ces récits de Callet par Alain Delivré, etc. En tout cas, ce qui est sûr c’est que dans « Tantara Ny Andriana », le R.P-Callet souligne déjà la perception de cette démocratie, notamment par rapport au monarque Andrianampoinimerina ( 1787 ? – 1810) qui a basé sa démocratie sur le système du « Fokonolona ». « Si l’on tue le coq, c’est parce que le couple l’a décidé, si un couple se marie, c’est parce que la famille l’a accepté, et ce système se repose et se base toujours sur le fokonolona, premier garant de la stabilité au niveau de la société » (Tantara ny Andriana II RP Callet tak. 769-770). Et Andrianampoinimerina de marteler depuis toujours qu’il n’est pas le seul responsable étatique, mais que la responsabilité de diriger son royaume incombe à tout le monde « Tsy adidiko izaho samirery, fa adidiko izaho sy ianareo ny fitondrana ity Fanjakana nofinari-bavan’ny 12 Manjaka ity ».

Tout cela pour arriver à conclure qu’à Madagascar, selon toujours J.E.R, « si les dirigeants écoutent son peuple, connaît l’histoire de son peuple et ne se précipite par à calquer ou à appliquer une démocratie occidentale qui a été mise en place dans ces pays, depuis au moins deux siècles … bien de choses auraient pu être perçues autrement, la santé politique de la Nation pourrait se porter mieux. »

Faly R.

Source : orange.mg

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