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Vidéoconférence : journalistes malgaches et mauriciens discutent du trafic de bois de rose

Jeudi 12 Juillet 2012

Vidéoconférence : journalistes malgaches et mauriciens discutent du trafic de bois de rose
Grâce à une initiative de la diplomatie américaine, les journalistes malgaches et mauriciens ont pu échanger des informations sur le brûlant dossier du trafic allégué de bois de rose, ce mardi 12 juillet 2012. Cela s’est fait par le biais d’une vidéoconférence. (source : lexpress.mu)

Les débats qu’a suscités l’interception à Port-Louis, le 11 juin 2011, d’une cargaison illégale de bois de rose de Madagascar à destination d’un pays du sud-est asiatique ont pris une nouvelle dimension avec l’entrée en scène de la diplomatie américaine.

Les ambassades américaines à Port-Louis et à Antananarivo, ont organisé un échange de points de vue entre des journalistes mauriciens et malgaches sur le sujet par le biais d’une vidéoconférence.

Des informations se rapportant au trafic allégué du bois de rose qui a tant à Maurice qu’à Madagascar pris des proportions politiques. L’exercice du côté mauricien s’est déroulé au bureau de l’Information Research Centre de l’ambassade des Etats, à Port-Louis.

Il tombe à point. Car les échanges entre journalistes mauriciens et malgaches se sont déroulés à 13 heures à Maurice soit 90 minutes après que Paul Bérenger, le leader de l’opposition, a posé sa Private Notice Question (PNQ) du jour.

Une PNQ dans le système parlementaire mauricien est un privilège dévolu au leader de l’opposition. Elle lui permet d’interroger le Premier ministre ou un autre membre du gouvernement sur sujet d’actualité.

Ainsi donc, pour la quatrième fois, depuis que cette affaire a éclaté sur le sol mauricien, le trafic allégué du bois de rose de Madagascar a fait l’objet d’interpellation à l’Assemblée nationale.

Cette fois-ci, l’arrestation d’un Mauricien la semaine dernière dans la Grande a constitué un des éléments forts de l’intérêt de Paul Bérenger à amener le chef du gouvernement à s’expliquer sur le dernier développement autour du trafic allégué du bois de rose. Ainsi, Paul Bérenger a voulu savoir si l’enquête initiée par la police dans cette affaire est terminée.

Les réponses du Premier ministre ont été empreintes de prudence qui s’explique tant par la complexité de cette affaire que par un manque de visibilité qui ne permettent pas de se fixer sur l’étendue de ce trafic allégué et du degré d’implications des suspects. Cette prudence a été expliquée aux journalistes malgaches.

Ils ont été mis au courant du fait que le Premier ministre a confirmé une posture antérieure du gouvernement mauricien dans cette affaire à savoir le recours à une instance extérieure aux autorités mauriciennes pour faire toute la lumière sur cette affaire.

En effet, après le recours à la Banque Mondiale pour la mise en place d’un audit de ce trafic allégué du bois de rose, le gouvernement a décidé de confier le dossier à une société spécialisée en Forensic Audit, une procédure qui consiste à mener une investigation approfondie dans une opération supposément illicite impliquant de l’argent et dont les résultats pourront éventuellement être utilisés comme preuve dans un procès.

L’attente des journalistes malgaches était conséquente. La soif de renseignements sur cette affaire était palpable. Une soif qui s’explique, en grande partie, par l’affirmation de l’un d’eux à l’effet que les pistes susceptibles de permettre aux journalistes de suivre activement l’évolution de cette affaire seraient bloquées quelque part.

Nos confrères malgaches insistaient pour savoir si l’implication alléguée de politiques mauriciens a été formellement établie dans cette affaire. Les raisons pour lesquelles, le rapatriement des six conteneurs de bois de rose saisis en 2011 n’a pas pu se faire jusqu’ici les intéressaient aussi. Il existe une perception chez certains que le trafic allégué du bois de rose allait connaître un dénouement de taille à partir de l’éclatement de l’épisode de juin dernier à Maurice.

Arabella Seebaluck, Information assistant de l’ambassade américaine à Port-Louis, n’écarte pas la possibilité que les résultats de l’évaluation de l’expérience du 10 juillet puissent créer les conditions pour éventuellement envisager la mise en place d’un autre exercice du genre.

N.R.

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