A l'emporte pièce

CURIOSITE...

Samedi 5 Février 2011

Ce qui n’est qu’une simple banalité dans les autres grandes villes du monde constitue une merveilleuse découverte pour des Tananariviens. C’est le cas des jets d’eau devant l’Hôtel de ville. Un mois après leur inauguration, ces nouveautés continuent d’attirer une foule de badauds. Des photographes proposent leurs services pour immortaliser l’évènement. De même, l’escalier roulant dans un centre commercial de Behoririka fait la joie des petits et grands.

NECESSITEUX EN PEMANENCE

En une semaine, un club-service a offert un repas à près de 10000 personnes. D’autres associations à but non lucratif en ont fait de même. Et le marché à bas prix (Tsena mora) poursuit le recensement des plus démunis dans les fokontany avant de reprendre du service. Tout cela confirme l’avancée de la pauvreté annoncée par les derniers chiffres d’analyse macro-économique évaluant à 73,8% le pourcentage de la population vivant désormais dans la précarité. Le chômage et la hausse des prix sont passés par là.

MAUVAIS PAYEURS

La société nationale d’eau et d’électricité, Jirama, serait-elle la vache à lait de l’Etat ? a plusieurs reprises, elle serait intervenue pour assurer l’engagement de certaines dépenses. Et la ministre de l’énergie, Rodolphe Ramanantsoa, vient de révéler que les factures impayées des universités atteignent les 60 milliards d’ariary. Le Jirama entend dès cette année apporter des retouches à sa structure administrative. Il n’est pas encore question de privatisation mais une autre stratégie est à adopter.

LE COTON PESE LOURD

Une nouvelle opportunité à saisir. En six mois, le prix du coton brut a plus que doublé. Le livre revient à 1,6194 dollar, à cause du déséquilibre de l’offre et de la demande mais aussi en raison des manœuvres spéculatives. Il reste à savoir si les producteurs malgaches pourront en profiter. La culture du coton a connu des difficultés ces dernières années. Par contre, ce niveau de prix élevé risque aussi de perturber de filière, de la filature à la manufacture de produits finis. Déjà que Madagascar a perdu une grosse part du marché international via l’Africa Growth Opportunity Act (AGOA).

TEST GRANDEUR NATURE

Les pluies diluviennes arrivées un peu tard vont certainement sauver les jeunes plants de reboisement. Cette année, des innovations ont été apportées pour atteindre un taux de réussite au-dessus de la moyenne. Il s’agit d’étendre les surfaces cultivables par la mécanisation agricole, de planter des espèces qui grandissent dans un laps de temps assez courts, et des arbres fruitiers. L’efficacité de ces nouvelles orientations sera jugée sur le terrain où la désertification avance.
N.R.

Top secret | A suivre... | Les lauriers de l'Hebdo | A l'index | A l'emporte pièce