A l'emporte pièce

Couperet…

Samedi 6 Août 2011

La chaîne de télévision nationale décide de ne plus diffuser de reportages sur les circoncisions collectives. Pour la simple raison que de telles cérémonies ne constituent plus une information digne d’intérêt, nous explique-t-on. Un autre coup dur pour des membres du Congrès qui voulaient saigner leur image par ces œuvres de bienfaisance. Tout en préparant le terrain des législatives.

Perturbateurs

Des habitants de la rue Patrice Lumumba à Tsaralalàna se plaignent des agissements des receveurs des taxi-be qui, tôt le matin, appellent de vivre voix les passagers. Une vente à la criée formellement interdite mais qui se perpétue. Quartier classé très chaud la nuit, Tsaralalàna ne connait ainsi aucun répit. D’où cette colère des riverains qui ont déjà saisi les autorités compétentes. Mais les taxis-be vont-ils obtempérer aux décisions prises sur eux ?

Insuffisant

Les statistiques sont éloquentes. Il y a à peine un pharmacien pour 10.000 personnes à Madagascar, en moyenne. Ce qui est peut-être considéré comme un des maux de la société. Par exemple, des communes éloignées ne comptent pas une seule officine et se contentent des centres de dépôts de médicaments alors que des quartiers des grandes agglomérations ont l’embarras du choix. Ce partage inégal profite aussi aux vendeurs illicites de médicaments.

En attente

L’agence des transports terrestres va bientôt publier un nouveau code de conduite pour faire le ménage dans ce milieu connu pour l’indiscipline des principaux acteurs. Mais déjà les transporteurs émettent des réserves sur le contenu de ce nouveau schéma d’organisation. En tout cas, ils ne respectent pas à lettre les dispositions du cahier des charges en vigueur. A l’image des taxis-be qui imposent, eux-mêmes, les règles à suivre.

Aux oubliettes

Prévue au mois de mai, l’application de la double tarification à l’achat du gas-oil connait un retard considérable. La tension qui persiste entre l’Etat et les sociétés pétrolières de distribution y est certainement pour beaucoup. Le gouvernement impose le niveau des prix afin de juguler la poussée de l’inflation. Pour les simples automobilistes, c’est une mesure discriminatoire favorisant les seuls transporteurs qui respectent rarement les passagers.
N.R.

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