A l'emporte pièce

Prix au dépourvu...

Samedi 25 Juin 2011

La récente désorganisation de la distribution pétrolière a été un prétexte tout trouvé pour certains commerçants de majorer leurs prix. C’est le cas de la viande de porc dont le kilo de morceaux choisis frôle les 9 000ariary. A cette raison relative au transport des marchandises, ils ajoutent l’approche de la fête de l’Indépendance pour motiver cette brusque valse des étiquettes qui donne le tournis aux consommateurs aux portefeuilles dégarnis.

Fête de la dépendance

La tournure des événements politiques de ces dernières semaines arrange les ultranationalistes. Pour eux, il est évident que ce sont des étrangers qui décident du sort de Madagascar. Ils accusent les principaux protagonistes de la crise politique de ne pas avoir la moindre dignité et de mendier auprès des bailleurs de fonds.

A refaire

Antananarivo se classe parmi les villes les plus polluées au monde. Aussi l’initiative des jeunes de vivre quelques heures sans moteur dans certains quartiers de la capitale ne pouvait être que salutaire. Certes, cette grande première ne suffira pas à purifier l’air mais c’est un exemple concret de la protection de l’environnement. Il serait souhaitable qu’une telle démarche s’étend dans le temps et dans l’espace.

Débat puéril

Hisser ou non le drapeau national devient une discussion, une surenchère politique des plus malsaines. L’année dernière, des dirigeants des trois mouvances ont incité les citoyens à ne pas honore les fêtes de l’Indépendance par le drapeau tricolore qui flotte comme si cet événement avait été consacré a Andry Rajoelina et aux dirigeants de la Transition. Une mentalité fort déplorable qui empoisonne la vie dans chaque quartier.

Cité de la joie

La démolition des constructions illicites dans l’enceinte même de la cité universitaire arrive un peu sur le tard. Cela fait des années que d’éternels étudiant y élisent domicile avec toute leur famille. Le surpeuplement à l’université était la conséquence de la démocratisation des études supérieures au début de la révolution socialiste en 1975. Pour réussir au baccalauréat, la moyenne requise a été abaissée jusqu’à 9/20. Une aubaine pour les candidats.

N.R.

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